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 Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]

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Edward James
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MessageSujet: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Dim 19 Mai - 13:43


Que le jeu du chat et de la souris commence !




Avachis sur le divan, les jambes pendantes mollement dans le vide, je fixais le plafond avec impassibilité. Non, si mes expressions faciales semblaient neutre, ma tête quant à elle, était en pleine guerre. Vêtu d'un simple mini short en latex, je l'avais assorti avec un T-shirt sans manche, s'arrêtant au nombril de cette même matière. Jamais je ne serais sorti en ville avec ce genre de tenue... Seulement... Chez moi, j'aimais bien, je me sentais à l'aise. Je repensais à Jeremy, à sa brutalité et pour une raison obscur, je me sentais frisonner, pas de peur, mais d'excitation. Pourquoi n'étais-je pas dégouté ? Parce que sur la table basse, plusieurs bouteilles étaient vides, d'autres s'amusaient à verser leurs dernières gouttelettes sur le parquet. Je ne savais plus quoi faire, je me sentais mal et désorienté. Malgré notre récente discutions avec Floyd, j'avais tenté de me comporter de façon de normal avec ce dernier au travail. Le problème ? En faisant le ménage, j'avais retrouvé cette boite, cette boite que j'aurais pu jeter mais que je n'avais pas fais, la cachant simplement dans un coin où je ne pourrais la retrouver. C'est là que tout avait de nouveau basculé, j'étais redevenu distant, pire encore, au moindre contact avec un homme, j'avais des nausées. Je me souvenais encore parfaitement du visage de cet élève, ça ne remontait il y a qu'une semaine et pourtant, je m'en souvenais comme si c'était hier. Il m'avais touché la main et sans crier gare, je m'étais effondré en vomissant mon petit déjeuné en plein milieu de la bibliothèque. J'étais refusé toutes aides, je ne me souvenais pas même du visage de ceux qui étaient venu à mon secours, je les avais simplement tous rejeté et mort de honte, je m'étais enfermé chez moi. J'avais recommencé à sécher le boulot, en prévenant bien sur le directeur que je ne pouvais assurer mes fonctions. Un bobard grotesque comme quoi mes pouvoirs étaient en train de déraper et bien que je me doutais qu'il avait comprit que c'était un mensonge, l'homme avait fait mine de comprendre.

Que ferais-je la prochaine fois que je verrais le beau brun ? Je ne pouvais le dire. Surtout en ce moment. Je détournais la tête vers la boite noir qui semblait briller sous les lampes du séjour. Je me redressais, ignorant le grincement du canapé sous mon poids, me mettant à genoux devant la boite pour ouvrir le couvercle doucement. Combien de fois avais-je regardé à l'intérieur ? Bien trop de fois déjà. Des centaines de photos comblés la boîtes, des photos de Erin, de ma sœur, de mon neveu et de ma famille. Le plus terrifiant cependant se trouvait au fond et c'était dans ce but que j'avais caché la chose. Je plongeais mes mains dans les clichés, attrapant celles qui m'effrayai. C'était idiot n'est-ce pas ? Mais je n'y pouvais rien, il fallait que je les regarde de nouveau. Jeremy et moi, au travail, dans la vie de tout les jours, discutant ou rigolant, proche ou lointain, il y avait de tout. Pourtant, chacune des images me terrifié, tout autant qu'elles m'attirais. Je les fixais donc, sans rien dire, les regardant lamentablement, impuissant. Mes yeux se posèrent sur une photo où lui et moi étions presque collés, nous étions en train de rire, se rattrapant l'un à l'autre pour ne pas s'écraser par terre en se tordant de rire. Je me souvenais de ce jour, mais je ne voulais pas y penser maintenant. Avec sauvagerie, j'arrachais en deux la photographie, jetant en l'air les deux morceaux qui retombèrent non loin de moi. L'alcool avait prit les devant et comme si ça ne suffisais pas, je retournais dans la cuisine en titubant sur les bouteilles qui trônes royalement par terre. Je saisissais deux nouvelles bouteilles, les ramenant avec moi. Je continuais à boire, de sorte que je sois incapable de réfléchir clairement.

Il ne me fallut pas longtemps. Vous savez, quand un homme est au bord de la dépression, le plonger dans l'alcool le faisait perdre raison plus vite qu'une personne dans un état stable. Alors je jouais, prenant la boite pour la jeter en l'air, criant tel un ivrogne. C'était fatiguant, les chouinements des animaux étaient fatiguant, j'enfermais donc les bêtes dans la chambre en leurs intimant le silence. J'en avais profité pour prendre quelque chose dans la pièce, une chose qui avait attiré mon attention à peine étais-je rentré dans le lieu. Je ramenais la photo au canapé et m'asseyais sur ce dernier en observant avec précaution l'image. C'était Floyd. Floyd et moi. Dans un lit. Comme si nous étions un couple heureux. Quelque chose s'écrasa sur la papier et je clignais des yeux avec incompréhension en portant ma main à mes yeux. Je pleurais ? Dans un état de sobriété, j'aurais été offusqué de voir ma réaction dû au cliché mais maintenant... Je n'étais qu'un enfant... Je me recroquevillais sur le canapé, serrant ce précieux trésor contre ma poitrine, roulé en boule. Je pleurais dans un silence total, tout en demandant au ciel pourquoi je ne pouvais pas être normal. L'alcool dur ? Non, pas vraiment, je ne frappais rien après tout. J'étais juste triste. Les sanglots finirent par passer et je me détendais en m'étendant sur le divan, laissant un soupir franchir le rideau de chair. Les paupières closes, je sentis le rouge me monter aux joues, j'étais hanté par le visage du bibliothécaire. J'étais incapable de penser à quelqu'un d'autre que lui. Je fis donc une bêtise, encore une fous changer. Je rouvrais faiblement les yeux, regardant une dernière fois la photo... Ma main glissa le long de mon torse, s'attardant sur le bas de mon ventre avant de reprendre sa course doucement vers mon entrejambe... Je sursautais en sentant mes doigts sur mon membre, bien que le short m'empêchait de me toucher librement, je ressentais les picotements parcourir ma peau. Et pour cause ! Cette main qui était pourtant la mienne me semblais plus grande, à la peau légèrement bruni, elle me semblais inconnu et familière à la fois. Je lâchais un faible gémissement en pressent cette partie douloureuse de mon anatomie, les jambes légèrement écartées, j'hésitais à me satisfaire seul, dans cette pièce, immédiatement. Je fronçais les sourcil, cette idée ne me plaisais guère, tout simplement parce que je n'aimais pas la solitude. Je ne voulais pas sortir non plus. Je lâchais un second soupir, cette fois-ci d'agacement en retirant ma main, la plaçant simplement au dessus de ma tête, sa jumelle quant à elle me gratté le ventre avec nonchalance. La tête tourné vers la porte d'entrée, je fermais les yeux de nouveau, oubliant que la photo de mes nombreux fantasmes jonchée à côté de moi. La fatigue eu raison de moi et peu à peu, je faiblissais, me laissant bercer dans les bras de Morphée.

La photo:
 

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Dernière édition par Edward James le Jeu 23 Mai - 18:58, édité 1 fois
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Floyd West
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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Mer 22 Mai - 15:14



Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici...
♠ Il y a des jours où il fait bon rester chez soi...




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...


Je vidais mon verre de whisky. Encore une fois. Je n'arrivais plus à me rappeler combien de fois j'avais fais ce geste dans la soirée. Peut-être 4 ou 5 fois. Peut-être 30 fois. Une petite partie de ma conscience me disait que la deuxième option se rapprochait le plus de la vérité. Enfin... pour ce qu'il en restait. Ouais... J'avais bu. Je comprenais pas pourquoi je m'empêchais autant de trop boire d'habitude. C'était trop bon... Je devrais faire ça plus souvent... On avait l'impression de flotter comme une méduse qui se laissait porter par le vent et les vagues. On oubliait tous nos soucis... Tous ces soucis liés à... Je frissonnai en sentant une douleur monter dans ma poitrine et rejetai les pensées qui me montaient au cerveau. Je demandai d'une voix pâteuse un autre verre. Je ne reçus qu'une moue désapprobatrice du barman dont la tête était un peu floue... Râlant comme... Un râleur, je fis tomber mon tabouret de bar en me levant et balançai des billets au pif sur le comptoir.

- ... Sale con...

Les mots était sortis légèrement déformés. Adressés au barman. A tous les clients. A celui auquel je ne voulais pas penser. Je marchai jusqu'à la sortie, la démarche chancelante à cause de ce fichu sol qui bougeait trop. Quelle idée de mettre un sol qui bougeait... Je sortis dehors et le sol se stabilisa en même temps que le vent souffla dans mes cheveux, m'apportant un peu de matière grise en même temps. Il fallait peut-être que je rentre au pensionnat. J'avais du boulot demain. En plus Edward s'amusait à ne plus venir au travail et je me tapais tous ces emmerdeurs de première d'élèves. J'avais juste envie de taper quelqu'un... Il fallait que je rentre. Mais je ne voulais pas vraiment. J'avais pas envie de retourner dans ce pensionnat... Pas envie d'être entouré de gens que je connaissais... Dans un endroit qui me rappelait... Non... Pas envie... Surtout si c'était pour me taper tout le boulot tout seul. J'allais devoir m'expliquer avec l'autre coincé entre quatre yeux. Mettre les points sur les I et les barres sur les T. On laissait pas son collègue dans la merde comme ça. En plus ce petit con me faisait faire n'importe quoi... Il faisait sa sainte-ni-touche un jour pour me dévorer le visage l'autre jour. Il s'amusait à venir un jour sur deux. Il sentait trop bon. J'allais vraiment me fâcher. Ouais... Pas plus tard que maintenant en plus !!

Je connaissais son adresse pour avoir étudié son CV quand on m'a annoncé que j'allais avoir un collègue. Je l'avais mémorisé par précaution. Vieille habitude. Ouais, j'étais torché comme un cul mais je m'en souvenais. Il ne me restait plus qu'à trouver ça dans la ville. C'était un peu dur de se repérer... Je parcourrai les rues en long en large et en travers, tournant en rond sans m'en rendre compte, fulminant de plus en plus contre mon collègue pour moins penser à l'objet de ma souffrance. A la raison de mon état. Parce que oui... Je venais de me faire larguer. Sans aucune ambiguïté. Sûrement par la première personne que j'avais un tant soit peu aimé en dehors de mon frère. Et on m'avait juste viré comme ça. Sans explication. Comme un déchet toxique dont on voulait se débarrasser. A la poubelle Floyd ! Du vent ! Bon débarras ! Ce petit con de Timothée... Il avait bien dû jubiler en observant la scène !! J'aurais pas dû m'arrêter. J'aurais dû lui défoncer le crâne. Repeindre la salle de musique avec ! Juste pour garder Yuki pour moi seul !! Pourquoi j'avais été lâche ?! Pourquoi je m'étais enfuis ???! Je voulais simplement garder Yuki... Juste lui... Tous les autres je m'en foutais... Pourquoi ça devait être LUI et pas MOI ?!!

Je m'arrêtai brusquement dans la rue et me rattrapai à un mur. J'avais la tête qui tournait. Je suffoquais. Je ne parvenais plus à réfléchir... Mon cœur battait dans ma tête en une rumeur lancinante. J'en pouvais plus. J'allais frapper Edward James... J'allais me venger sur lui... Je ne pouvais pas frapper Yuki et Tim alors qu'ils dormaient sûrement en ce moment même dans les bras l'un de l'autre, heureux... A cette pensée je frappai contre le mur. Méchamment. Je sentis le sang couler. ça me calma. Juste un peu. Oui... J'allais me venger sur ce déserteur de tout ce qui m'arrivait... J'hélai un des taxis qui circulaient sur la route alors que le soleil était déjà couché. Grimpant avec difficulté, je marmonnai d'une voix presque incompréhensible.

- Résidence de la Feuille... D’Automne... S'vous plait...

Je m'affalai en travers des fauteuils et somnolai, le ventre douloureux, pendant qu'on m'amenait jusque chez Edward. C'était peut-être pas une bonne idée de vouloir régler ses comptes bourré... Mais je n'étais pas si bourré que ça... ça allait bien se passer... Je fus réveiller par le chauffeur qui grommela dans sa barbe en m'aidant à sortir et en piochant dans mon porte-feuilles. L'ignorant totalement, je fixai un moment sans la voir la bâtisse devant laquelle je me trouvais... Mouais... Je ne me préoccupai même pas d'ouvrir des portes ou quoique ce soit d'autre. Je traversai baies vitrées et porte d'entrée sans même vérifier si quelqu'un m'avait vu. Je m'en foutais royalement. Je n'essayai même pas de savoir si il y avait des escaliers quelque part. Trop périlleux. Je traversai directement les portes de l’ascenseur et... Stoppai net devant les boutons. Je ne me souvenais plus de quel étage il occupait... Je clignai des yeux plusieurs fois, appuyé contre les parois de l'ascenseur, puis je haussai les épaules et essayai tous les appartement, regardant simplement sur les portes le nom des occupants. Appartement 7 : James. Bingo !

Sans sonner, sans frapper, sans prendre la poignet, sans ouvrir la porte... J'entrai comme en terrain conquis. J'allais tirer ce con de son lit et lui foutre des tartes dans la tronche jusqu'à ce qu'il finisse par retourner au travail. Quitte à l'y trainer y'avait pas de soucis. Je titubai dans l'entrée et débarquai dans le salon en titubant, repérant le luxe de l'intérieur sans vraiment l'analyser dans mon cerveau. J'avais vu mieux de toute façon. Mais c'était joli... Je trainai des pieds jusqu'à chaque porte, y cherchant un signe de mon collègue. Rien, seulement des animaux qui me regardaient d'un air méfiant et dont je refermai la porte pour éviter de les déranger... Je me retournai en fronçant les sourcils. Et je le vis... Ou peut-être pas... Il me semblait bien que c'était Edward allongé là sur le canapé mais... Quelque chose clochait dans l'image. Quelque chose que je ne pouvais pas analyser. Je me rapprochai, un mal de tête commençant à monter. Non... Je ne rêvais pas... Edward portait... - je touchai du doigt un de ses vêtements pour en être sûr - Oui oui... C'était du latex. Un mini-short et un débardeur de nana en latex... Je restai quelques secondes sans bouger... Deux impulsions se battaient dans mon esprit embrumé. D'un côté, j'avais juste envie de mourir de rire. Edward James. Cet Edward James. Porter du latex... C'était trop marrant !! Et de l'autre côté bah... J'étais excité. Ouais j'étais un homme, et voir un aussi beau corps peu vêtu comme il l'était me mettait un peu à mal. Mais... Au fond de moi je n'avais même pas envie. J'étais dans le noir. L'hilarité l'emporta et je me mis à rire. Trébuchant sur un obstacle invisible, je m'étalai sur le canapé perpendiculaire à celui d'Edward, mort de rire. Edward en latex... Je regardai sur le sol, pour voir ce qui m'avait fait tomber. C'était une bouteille d'alcool vide. Et autour trônaient quelques bouts de papier déchirés. Je n'avais pas envie de regarder ce que c'était. Alors comme ça mon collègue aussi avait bien bu ce soir. Je l'appelai plusieurs fois en poussant la chansonnette, toujours affalé dans le fauteuil. Je n'avais même plus envie de le frapper. Son costume avait anéanti cette envie.

Edward ne se réveillant pas, j'arrêtai de parler sur un long bâillement sonore. Je sentais la fatigue monter, aider par l'alcool. J'avais les paupières trop lourdes... Je n'en pouvais plus... J'avais trop chaud, et je retirai ma veste en roulant sur le côté avant de la balancer par terre, faisant comme si j'étais chez moi. Puis je retirai mes chaussures d'un coup de pied, les faisant valser à travers la pièce et me roulai en boule sur le canapé, dos tourné à la pièce, collé contre le dossier. Lorsque le sommeil me gagnerait, je m'étalerais sûrement de tout mon long, bras et jambes tombant dans le vide. Je baillai une nouvelle fois, des larmes de fatigue me montant aux yeux. Dormir... Mon corps entier se détendit lentement, et c'est là que je me rendis compte que j'avais été tendu comme une corde jusqu'à cet instant. Ma dernière pensée m'emmena voler jusqu'au pensionnat, vers un jeune professeur blond... Et les larmes coulèrent alors que je m'endormais, le nez dans un petit coussin.


To be continued ...


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Edward James
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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Jeu 23 Mai - 20:03


Que le jeu du chat et de la souris commence !



Mes rêves furent noir comme l'ancre, inquiétant comme l'ombre et froid comme le cadavre d'un être chère qu'on tiendrait entre nos mains... Pourtant, je me sentais bien ainsi, transporté dans un monde imaginaire. Je ne me souviendrais de rien à mon réveil et après tout, qu'aurais-je pu me rappeler ? Que l'univers dans lequel je m'étais plongé, était aussi vide que le néant ? Que ma silhouette elle même était invisible ? C'était inutile. Les yeux entrouvert, je fini par me demander si je ne m'étais pas tout simplement trompé. Peut-être que mon rêve avait été douloureux, mais je ne m'en souvenais pas, il m'avais semblait toutefois très distant... Je fixais cette silhouette masculine assoupit à côté de moi, l'alcool m'empêchais de faire des connections logique et au bout d'une bonne dizaine de minutes, je réalisais qu'un étranger dormait à mes côtés. Je me relevais brusquement, attrapant une des bouteilles vides par terre pour la brandir au dessus de ma tête, prêt à la fracasser sur le crâne de mon ennemi. Le sang chaud de ma victime perlerait le long de mes doigts, cette douce chaleur effacerait sans grande difficulté la brise qui s'était abattu sur moi durant mon sommeil... Ou plutôt, dans ma sieste. Je ne pu pourtant me résoudre à briser la tête de l'inconnu, tout simplement parce que sa belle chevelure brune me rappelais celle de quelqu'un. Et bien quoi ! Je n'aurais eu aucun remord à faire le coup du lapin à un cambrioleur ivre qui se serait égaré chez moi ! Enfin, pas dans l'état dans lequel j'étais. Avec hésitation, je me relevais, tâtant la chose doucement, de peur qu'il ne se réveille. Puis je fini par le tourner à demi, découvrant son visage.

D'un bond, je m'éloignais de lui, la main plaquée contre mes lèvres, ne sachant quoi penser. Floyd, Floyd West était chez moi, dans mon canapé ! Je ne pourrais dire s'il s'agissait encore d'un rêve ou simplement un fantasme qui ressurgissait. Il était magnifique, il semblait si vivant, si réel... Ce fut à ce moment-là que je remarquais l'humidité sur ses joues et doucement, je m'approchais de nouveau, caressant du bout des doigts le traçage des gouttelettes qui avaient parcouru son visage aux traits masculin... Ce contact me fis frémir de bonheur, de plaisir, ainsi que de désir... J'étais une bête, qui ne pensait qu'à sauter les hommes et pourtant... Je sentis mon cœur se serrer, j'avais envie de prendre le bibliothécaire dans mes bras, lui susurrer à l'oreille des mots doux, qu'il redevienne cet homme sauvage, indomptable et détestable... Détestable... Alors pourquoi étais-je tombé sous son charme ? Je secouais la tête, parcourant du regard sa large carrure, me pinçant la lèvre devant tant de vulnérabilité... Il n'aurait jamais du rentrer dans l'antre du loup lorsqu'il était de chasse...

Je me relevais, prenant place à ses côtés, passant ma main sur son corps avec une lenteur déstabilisante. J'en voulais plus mais je ne pouvais être violent comme à l'accoutumé, de peur que le songe ne se brise, répandant ses milliers de petits éclats sur le sol, me tranchant la chair avec fermeté en riant moqueusement pour mon impatience. L'une de mes mains se glissa, curieuse de découvrir les merveilles qui se cachait sous sa chemise pendant que je me penchais au dessus de lui, enfouissant mon visage dans son cou pour embrasser tendrement la peau de mon collègue... Avant que ma langue ne décide de venir caresser d'elle même la gorge de Floyd. Je me fichais qu'il se réveille, je voulais simplement l'avoir pour moi et moi seul... Cependant, je voulais le voir gémir sous mes gestes. Je respirais son odeur qui s'était chargée de celle de l'alcool, en temps normal j'aurais détesté, mais disons qu'en ce moment même... J'aimais beaucoup cette odeur. Je remontais mes lèvres à l'oreille du brun, lui mordillant le lobe avant de murmurer dans un souffle des paroles rassurante.

- Floyd... Réveille toi...

Hélas pour lui... Je n'avais aucune envie de le laisser s'enfuir et pour être certain que l'homme ne me quitte pas, je me tenais prêt, les muscles bandaient, à l'écraser sous mon poids... Cette nuit, j'allais le faire chavirer, j'allais lui arracher de mélodieux gémissement qui resteraient gravés à jamais dans ma mémoire...

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Floyd West
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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Ven 24 Mai - 4:20



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Je nageais en plein rêve... Ou plutôt en plein cauchemar. Je me voyais dans la salle de musique, le jour où j'avais été refoulé, d'un point de vue extérieur. J'avais l'impression de flotter au dessus de la scène, simple spectateur de la vie d'un autre. Ce long moment, peut-être l'un des pires de mon existence, se repassait en boucle dans ma tête. Je me revoyais le visage décomposé par ce que l'on m'apprenait. Je revoyais le visage de Yuki rempli de tristesse, ses larmes roulant sur ses joues avant de tomber au sol, décomptant les secondes. Je revoyais Timothée, l'heureux vainqueur de cet affront. Les mains posées sur ce qui aurait dû m'appartenir, il souriait comme un chat satisfait d'avoir mangé une souris. Je me revoyais m'enfuir devant cette scène, tout faire pour l'effacer de ma tête et retourner à ce moment où j'étais encore ignorant. Mais moi, flottant au dessus de cette scène, dépité, je savais que ce n'était pas possible. Et ce rêve, ce cauchemar m'engloutissait un peu plus à chaque instant, comme des sables mouvants. Des sables mouvants dont je voulais me défaire, mais je n'arrivais pas à y parvenir. Je sombrais toujours un peu plus, perdant pied. Je n'avais rien à quoi me raccrocher, juste le néant.

Quelque chose se passa soudainement, et ma chute irrévocable stoppa. Un changement s'était produit. Comme si j'avais finis par me rattraper à quelque chose. Je sentais une odeur sucrée envahir mes rêves pendant que je remontais lentement à la surface, pouvant de nouveau respirer pleinement dans ma tête. J'étais de nouveau détendu, un nuage sucré volant autour de moi. Le cauchemar était redevenu un rêve. Un rêve dont je m'extirpais très lentement sous le coup d'une sensation étrange. Comme si quelque chose rampait sur mon corps. Ce n'était pas désagréable. C'était même plutôt l'inverse. Mais ça me traînait lentement hors de mon état d'inconscience. Je sentais comme... Des doigts parcourir la chair de mon torse. Je ne pouvais toujours pas réagir, mon esprit encore trop enseveli par le sommeil. Quelque chose vint également toucher mon cou. Plus humide et chaud. Je frissonnai, trop légèrement pour que ça s'aperçoive. Je sentais monter... Le plaisir... Le désir... Tout à coup, le bouton de ma conscience s'alluma, alors que je sentais quelque chose de dur pincer mon oreille. "Des dents" me disait mon semblant d'esprit alors que j'émergeais lentement de mon sommeil. Des dents qui faisaient du bien...

- Floyd... Réveille toi...

Ceci avait été prononcé doucement et d'une voix familière alors que je sentais le vent chatouiller mon oreille. Les dernières barrières qui m'empêchaient de me réveiller tombèrent. Mais je n'y vis pas mieux pour autant. Mon crâne et mes pensées étaient lourdes,chargées de l'alcool dont je m'étais abreuvé tout à l'heure. Je m'en rappelais. Juste un peu... Sentant un poids recouvrir mon corps j'ouvris lentement les yeux, les plissant. Ils me brûlaient, je n'avais pas assez dormi et l'alcool ne m'aidait pas plus que ça. Oui, j'étais toujours bourré... Je le sentais... Tout ce que je voyais en ayant les yeux ouverts, c'était une silhouette penchée au dessus de moi. Mais je voyais flou, et aucun moyen de savoir qui était là. La seule chose que j'arrivais à analyser, c'était l'odeur omniprésente. Une odeur sucrée et appétissante qui me faisait monter l'eau à la bouche. Une odeur qui provenait de la silhouette au dessus de moi. Totalement inconscient de ce que je faisais, je laissai mon corps agir comme il l'entendait. Je gémis lentement en bougeant les bras pour les étirer. Puis je les ramenai vers moi et crochetai la personne au dessus de moi sans même réfléchir. La serrant à l'en étouffer, je posai mon nez contre la peau que je trouvais et respirai fortement, m'imprégnant de cette odeur alléchante. Puis, sans me retenir un seul instant, je plantai mes dents dedans. Pas une petite morsure un peu taquine, non. Je mordis vraiment dans la peau avant de tirer dessus doucement, essayant de voir quel goût ça avait. Ce n'était pas sucré. Pas sucré du tout. Mais l'odeur était toujours là et je tentai autre chose pour calmer ma faim qui grandissait. J'attrapai de nouveau la peau entre mes lèvres et commençai à téter. Mon ébriété m'empêchait de voir à quel point je devais être ridicule.

Ne sentant toujours rien sortir, j'abandonnais bien vite en baillant, relâchant l'inconnu dans un même élan. J'avais mal un peu partout et j'étais en même temps comprimé par le poids de l'homme qui me surplombait. Oui, j'avais finis par comprendre que c'était un homme. Mais quand à savoir qui, et pourquoi il était sur moi... J'essayai de me rappeler de la dernière chose que j'avais fait avant de m'endormir... J'avais bu dans un bar puis j'étais sorti et j'avais... J'ouvris de nouveau les yeux et cette fois-ci je fis un véritable effort pour parvenir à voir quelque chose. Je plissai les paupières en me faisant violence et j'aperçus enfin quelque chose. Une crinière blanche, une peau blafarde, un regard sanglant... Un haut aguicheur... Je clignai des yeux plusieurs fois. Je me souvenais de comment j'avais découvert Edward en débarquant chez lui. Je ne me rappelais pas l'avoir fait grimper sur moi, mais ça ne me dérangeait pas plus que ça.

- Edward... James...

J'avais prononcé ce dernier mot dans un soupire. Puis je me mis à pouffer comme un idiot sans savoir pourquoi. Enfin si... Je savais pourquoi... Et ça me faisait d'autant plus rire.

- Latex... Pffff... Ahahahah !


To be continued ...


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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Ven 24 Mai - 13:07


Que le jeu du chat et de la souris commence !



Ses bras m'attrapèrent et je lâchais un faible cri de surprise avant de le regarder les yeux rond. Son souffle dans le creux de mon cou... C'était bien plus que je ne pouvais le supporter et je me sentais frémir à chacune de ses respirations... Pire encore, je sentais le grand méchant loup cogner contre les parois de sa cage, hurlant d'un cri bestial des promesses qui me faisais plus frissonnais encore que le doux contact sur ma peau... Oh... Mais je comptais bien laisser la place à ce fidèle compagnon de route qui saurait me satisfaire pleinement. Des crocs s'enfoncèrent dans la chair sensible de mon coup et je poussais un nouveau cri, plus silencieux que le précédent, baissant la tête pour me mordre la lèvre inférieur. Ça faisait mal, mais j'aimais cette douleur de fièvre qui m'envahissais. L'homme tira sur la peau et à chaque fois qu'il exerçait une nouvelle pression, je sentais quant à moi mon appétit augmenter, au point que bientôt, mon short me semblais bien trop serré pour ce qu'il contenait... Je grognais en sentant ses bars me quitter, je le foudroyais du regard lorsqu'il arrêta son exquise maltraitante contre mon corps en feu.

- Edward... James...

Floyd se mit alors à rire et je le contemplais avec étonnement, mais pas que. Je le regardais avec avidité, contemplant sa gorge tressaillir à chaque pouffement, ses lèvres s'entrouvrirent pour laisser le sons sortir...

- Latex... Pffff... Ahahahah !

Je me fichais bien de ce qu'il disait, ou... Peut-être que non... Peut-être aurais-je été plus doux s'il m'avais regardé avec des yeux de chien battu, tel un enfant recherchant désespérément de l'affection... Mais ce n'était pas Floyd, je le savais, l'homme que j'aimais n'était pas pitoyable et même sa vulnérabilité était viril. Je fis taire sans plus attendre sa jolie voix qui venait se glisser hors de ses cordes vocale, une main lui tenant fermement le menton, je l'embrassais fougueusement, remplissant sa bouche de ma langue. Je ne lui laissais pas le temps de riposter que déjà, je recommençais un nouveau baiser. Si celui que nous nous étions échangé à la piscine avait été chaud... Celui-ci était brulant, c'était un geste que je devais faire si je ne voulais pas simplement m'éteindre sur le parquet. Ma main valide quant à elle, se fit plus taquine et elle s'amusa à se glisser encore une fois sous la chemise de l'homme, mais cette fois-ci, c'était son torse que je caressais. Impatiente, elle relevait l'habit jusqu'à ce qu'il se trouve au dessus de l'objet de ses désirs. Moi même je me redressais, les jambes écartées autour de la taille de mon collègue, observant avec envie ce corps puissant qui ne demandait qu'à m'être soumis. Je contemplais son torse, sa poitrine sur laquelle deux boutons d'un léger rosée venait égayer la chose, comme s'ils me narguaient. Elles m'appelaient, tout son corps entier semblait me demander que je le prenne sans attendre.

Il était sorti, j'avais fini par abandonner l'enveloppe charnelle à l'animal qui avait grogné jusqu'à sa venue. Maintenant qu'il était là, mes yeux n'avaient plus rien de l'homme respectable que j'étais normalement. Un sourire carnassier se dessina sur mes lèvres et je commis l'irréparable... Assis au niveau de ses hanches, je frottais mon entrejambe contre celle du mâle tandis qu'un grondement sourd roucoulé dans ma gorge. Mes mains se posèrent sur le torse de mon complice, caressant les tétons de ce dernier pendant qu'une voix rauque venait s'adresser à Floyd.

- C'est une agréable surprise de te voir ici Floyd... Ou plutôt, une stupide idée pour ta part... Je ne pensais pas que tu viendrais toi même te jeter dans la gueule du loup...

Et pourtant... L'animal aurait pu dévorer la souris étendu sur son divan directement après avoir dis ça... Pourquoi elle ne le fit pas ? Parce qu'elle même était séduite par cet homme, la bête voulait frotter sa tête contre la sienne, elle voulait inspirer son odeur et s'endormir dans ses ras jusqu'au petit matin. J'attrapais l'une des mains de Floyd, la ramenant à mon visage pour déposer un fin baiser sur ses doigts, lui jetant quelques regard qui se voulaient taquin... Mais n'importe qui aurait pu voir la tendresse ainsi que la passion que j'éprouvais pour lui. Seul son état d'ivresse l'empêcherait certainement de s'en rendre compte que pour moi, ce ne serait pas qu'un simple acte sexuelle... Ça serait une danse avec l'homme que j'aimais.

- N'ai pas peur Floyd... Je ne te ferais pas de mal...

Mes mots avaient été un simple murmure, assez fort pour qu'il les entende mais trop bas pour que le sons se fracasse contre les murs. J'aimais les mains, les siennes étaient plus parfaite encore et doucement, je lui mordais l'index avant que ma langue ne se glisse entre ce dernier, caressant au passage son camarade le majeur.

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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Sam 25 Mai - 14:55



Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici...
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... ▬ [NC-16]
...


Mon rire, ce rire qui était sorti tout seul à la vue d'Edward, fut coupé par son déclencheur lui-même. Oui. C'était bizarre dit comme ça mais... Tout ce que je savais c'est que mon rire s'étouffa. Ma bouche fut envahie par une présence étrangère et me fit un peu perdre la tête. Ou tout du moins ce qui en restait. La langue douce et chaude d'Edward se mit à danser avec la mienne, soumise, alors que cette odeur sucrée me montait à la tête. Je ne pouvais même pas me défendre, tout mon corps me semblait lourd. Et je ne parvenais pas à en ressentir l'envie. Ce baiser était tellement intense, son action additionnée à l'alcool qui circulait dans mon sang, que j'en étais tout retourné. Je ne savais même plus comment je m'appelais. Mon corps bougeait tout seul, indépendemment de mon esprit embrumé, et je serrai de nouveau ce corps délicieusement chaud contre moi. L'excitation montait. Sa main sur mon torse au dessus. J'avais l'impression d'être exposé devant Edward, vulnérable, mais je ne parvenais pas à me rebeller, à tenter de retrouver ma fierté d'homme. Je ne faisais que soupirer de contentement contre les lèvres d'Edward. Au fond de moi, je sentais quelque chose essayer de me faire reprendre conscience. Mais l'odeur entêtante d'Edward, plus présente à chaque seconde anéantissait tout effort. Je n'étais plus qu'un corps désireux de ressentir la passion, l'extase et la jouissance. Je ne ressentais plus que ses mains. Je me sentais paisible alors que l'objet de mes malheurs s'éteignait dans mon esprit, laissant seulement place à l'instinct bestial. Mes bras retombèrent comme des bras de poupée lorsque l'homme se redressa, à califourchon sur moi. Je sentais son regard brûler chaque parcelle de mon corps et ça m'excitait comme pas permis. J'essayai de me faire violence, j'avais l'impression d'être une pucelle excitée d'avoir sa première fois.

Edward réduisit mon pitoyable effort en miettes. Avec un coup bas. Tout à coup je sentis quelque chose de dur frotter contre mon membre. Mon désir latent monta un peu plus et je me sentis durcir. Même si je nageais dans la brume, je compris et regardai Edward faire, les yeux vitreux. Le mot qui me vint à l'esprit : Prédateur. Son sourire carnassier, ses grondements... Je me sentais délicieuse proie, hypnotisée par la bête qui allait me tuer. Je frissonnai de tout mon long et bougeai un peu par réflexe, comme pour en demander plus. J'en voulais plus. Ses mains s'attaquèrent à mes tétons, endroit qui n'avait jamais été caressé par aucun de mes partenaires. Même pas... Yuki... Je gémis doucement sous le doux toucher d'Edward, la bouche entrouverte. Mais aussi à cause de ma pensée. Je tentai de repousser ses mains baladeuses mais je n'y parvins pas. Penser à Yuki m'avait fait me sentir très mal à l'aise et un peu de ma conscience était revenue, me montrant ma pitoyable position de faiblesse. Mais cela n'empêchait que je ne pouvais m'empêcher de ressentir un plaisir et un désir qui de demandaient qu'à être assouvis.

- C'est une agréable surprise de te voir ici Floyd... Ou plutôt, une stupide idée pour ta part... Je ne pensais pas que tu viendrais toi même te jeter dans la gueule du loup...

Je ne reconnaissais pas Edward. Où était passé ce phobique qui refusait de se faire toucher par un homme ? Je me rappelai de son baiser furieux dans la piscine, moins intense que celui qu'il m'avait donné ce soir. Je ne comprenais plus rien. Mais plus important... Ce qu'il disait. Dans la gueule du loup. J'avais mal à la tête à force d'essayer de comprendre. Il porta une de mes mains à sa bouche, la caressant de ses lèvres douces. Le regard intense qu'il me lança ensuite me fit de nouveau frémir, sans que je comprenne pourquoi.

- N'ai pas peur Floyd... Je ne te ferais pas de mal...

De sa bouche, il s'empara d'un de mes doigts et joua avec, le mordillant et le léchant à sa guise, alors que je continuais de me laisser faire, plein de désir. Tout à coup, tous les indices se réunirent d'un coup dans mon cerveau et je compris ce qui allait se passer. J'allais comme qui dirait passer à la casserole. L'idée de me faire dépuceler de l'arrière comme ça par mon collègue que je connaissais depuis pas si longtemps parvint à me rendre un peu d'énergie. Je n'aurais jamais imaginé Yuki me prendre, il n'était pas vraiment question que je me laisse faire. Je me contrôlai pour arrêter de frissonner à chaque fois qu'il me touchait et me redressai sur mes coudes en retirant ma main.

- Tu... Tu comptes faire quoi là...

Je ne parvins pas à insuffler l'indignation dans ma voix, la bouche pateuse. Non, je parlais comme le mec bourré que j'étais. De plus, mes paupières étaient trop lourdes pour que je le fusille du regard, et je devais simplement avoir l'air de me réveiller. Ce qui était vrai. Je posai une de mes mains sur son torse, paume à plat, et tentai de le repousser. Mais je n'avais plus vraiment de force, et je fléchis de nouveau avant de retomber sur le canapé, le corps mou.

- T'as... T'as pas intérêt à faire ça... Je vais pas me faire baiser par toi...

Ce n'était vraiment toujours pas ça. J'avais plus l'air d'une chatte en chaleur qui ronronnait que d'un homme qui cherchait à en repousser un autre. Mais merde... Il m'avait excité et... J'en avais vraiment plus qu'envie maintenant. Il ne me restait plus qu'une seule chose à faire. J'attrapai Edward par la nuque puis forçai sur mes muscles pour faire balancier et nous retourner. Mais j'avais oublié où nous nous trouvions... Je gémis sourdement en m'écrasant par terre, mon collègue amortissant un peu la chute. Ce n'était pas exactement ce que j'avais prévu, et j'avais encore plus la tête qui tournait à présent. Je me relâchai totalement en grognant, incapable de me situer quelque part. J'avais l'impression d'être un zombie.


To be continued ...


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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Lun 27 Mai - 14:52


Que le jeu du chat et de la souris commence !



- Tu... Tu comptes faire quoi là...

Il s'était relevé, arrachant sa main de mes lèvres et je sentais mon regard se durcir, la bête n'aimait pas ça, surtout lorsqu'il s'agissait de la personne qu'elle aimait. Je voulais le faire mien et sentir son odeur qui n'appartenait qu'à lui, je voulais pour le serrer dans mes bras et que le temps s'arrête. Je ne me souvenais pas avoir aimé quelqu'un si ardemment... À part Jeremy bien sur. Sa tentative pour me repousser me fis frémir, réveillant un instant plus bestial encore que le loup qui gronder. J'avais trop longtemps souffert, j'avais du être habitué à être battu puis violé pendant des mois entiers, aujourd'hui, j'avais pris un certain gout pour la violence au lit. Ça avait été le seul moyen pour que je ne sombre pas dans la folie. Mon corps n'avait plus ces nombreuses blessures d'autrefois, il n'y en avaient que quelques unes qui s'amusaient encore et toujours à se glisser sur ma chair, mais mon âme elle, se souviendrait toujours de cette terrible époque. J'étais désolé pour Floyd, car je n'avais plus aucune limite depuis mes nombreuses agressions.

- T'as... T'as pas intérêt à faire ça... Je vais pas me faire baiser par toi...

Mon regard devint lamentable, comme celui d'un pauvre chien à qui son maître aurait refusé une promenade. Je voulais le faire, mais je ne voulais pas le forcer, parce que je l'aimais bien trop pour lui infligé une telle outrance. J'aurais pu chouiner à ses côtés jusqu'à ce qu'il accepte avant de plonger mon nez contre son cou, comprenant que je ne pourrais jamais toucher à la chose qui me faisais le plus envie au monde. C'est ce qui aurait du se passer, si Floyd n'avait pas fait tomber par terre pour me grimper dessus. À bat mes bonnes résolutions ! Il pourrait me supplier à genoux, tant que je ne l'aurais pas baisé, je ne le laisserais pas partir ! Le choc contre mon dos m'arrachais un cri de douleur qui fut pourtant minime, le poids de l'homme n'avait en rien arranger la situation et je grimaçais en fermant quelques instants les yeux. L'impact contre mon crâne avait été plus atroce qu'un coup de tambour à côté d'un bourré... Ou peut-être que mon état d'ivresse m'avais donner cette impression ? Je secouais la tête pour me remettre les idées au clair et me maudissais instantanément lorsqu'un nouveau mal de tête vint me rappeler que bouger lorsqu'on avait picolé, ce n'était pas vraiment la meilleur solution. Pourtant, je ne m'attardais pas sur ces détails, déboutonnant du mieux que je pu la chemise de mon collègue, je n'avais accès qu'aux boutons du haut, mais pour l'instant ça me suffisais amplement. Je rapprochais mon visage de son oreille, lui murmurant une nouvelle fois quelque chose à l'oreille.

- Désolé...

Comme pour lui faire comprendre ce mot, j'avais mordillé le lobe de son oreille avant que ma langue ne le caresse à son tour... Une de mes mains valide quant à elle, se glissa vers son pantalon, dégrafant le tissu pour caresser son membre dur. Un grand sourire vint fleurir sur mes lèvres et je me redressais en poussant Floyd contre le canapé... Sans pour autant le relever. Il m'avais jeté par terre ? Alors soit, nous allions coucher par terre ! D'un geste brusque, j'arrachais la chemise, faisant voler en éclat les derniers boutons restant. Je devais le faire, c'était un besoin qui ne pouvais attendre. Je ne me fis pas prier, jetant mon visage contre son torse pour mordiller l'un de ses tétons, le suçant avidement. Mon autre main, toujours plongé dans son pantalon avait fini par sortir le membre de sa protection et je baissais les yeux, regardant avec envie le sexe de mon partenaire. Une fois de plus, j'observais ce magnifique spectacle, m'écartant légèrement pour parcourir du regard son corps. Ses muscles parfaitement sculpté aurait pu faire rêver n'importe quelle femme, son sexe tendu n'avait quant à lui, rien à envier à celui des acteurs porno, tout simplement parce qu'à mes yeux, il était parfait. Je lui butinais les lèvres de milliers de baisers, plus tendre les uns que les autres. Si aux premiers abords j'avais été bestial, je commençais à devenir doux et tendre... Comme je l'aurais été avec un amant, avec l'homme de ma vie. Tandis que ma main occupé avec son jouet faisait de lent va et vient, sa jumelle elle, caressait la joue du grand mâle avec gentillesse et mes yeux eux, lui lançaient des regards passionnés et amoureux. Je l'embrassais de nouveau, avec douceur...

- Je suis heureux...

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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Lun 3 Juin - 1:59



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La chute m'avait totalement déboussolé et je restais juste affalé comme ça sur Edward, désorienté. Je sombrais de nouveau dans une semi-inconscience, incapable d'assembler deux idées. Je me rappelais légèrement de pourquoi je ne buvais jamais de trop d'habitude. C'était vraiment mauvais. Je sentis soudainement contre mon oreille un souffle chaud qui me fit frissonner.

- Désolé...

J'arrivais à peine à comprendre pourquoi Edward s'excusait. C'était moi qui venais de l'écraser... Ses dents vinrent taquiner mon oreille et je frissonnai de nouveau, sensible. Je plantai mes ongles dans le tapis en soupirant, alors que sa langue se mettait également à me torturer. C'était une sensation à la fois délicieuse et désagréable. Mon corps réclamait beaucoup plus que cet avant-goût savoureux. Mon esprit ne suivait pas vraiment, mais je n'avais pas les capacités de faire quelque chose. Surtout quand mon collègue en rajouta une bonne couche. Sa main passa entre nos corps et je grognai. Il avait attrapé cette érection mal venue que j'avais à travers mon boxer et le caressait. Merde... Mes misérables forces d'homme bourré disparaissaient plus encore alors que je subissais ce traitement. Mais je n'avais qu'une envie : que ça continue. Tout à coup, je fus propulsé je ne sais comment le dos contre le canapé, ma chemise et mon pantalon à moitié déboutonnés. Mes yeux trop fatigués me permettaient à peine de voir. Comme si je voulais simplement profiter de ce qui allait se passer sans rien faire. J'entraperçus le visage d'Edward à travers mes yeux plissés. Il était revêtu d'une expression avide et impatiente, avec un grand sourire. Une expression à la fois dérangeante et excitante. D'un geste brusque, il arracha les boutons de ma chemise alors que j'assistais impuissant à ce qu'il se passait. Je savais juste que j'étais brûlant. Lorsqu'Edward s'attaqua à mon torse avec de petits coups de dents, je frissonnai encore plus. C'était la première fois que quelqu'un me touchait à cet endroit-là et c'était irrésistible. Surtout combiné à la main posée sur mon sexe. J'avais la bouche entrouverte, le regard plongé dans le vague alors qu'il m'embrassait à répétition de ses lèvres douces et fraiches, avide. Adieu mes protestations et mes grands mots. C'était trop bon. Tellement bon que je n'arrivais pas à replacer mes idées où il fallait. Quand Edward se mit à me branler d'une main, je rejetai la tête en arrière en laissant échapper un son à la lisière entre le gémissement et le grognement. Ah mon dieu... La sensation était trop bonne... Lorsque je sentis son autre main contre ma joue, je me tournai instinctivement vers elle, sentant son odeur sucrée. Une odeur plutôt réconfortante même si elle était également d'une tentation affreuse pour moi. Je me sentais en quelque sorte très très bien. Et sa main douce était rassurante également. Quand il m'embrassa de nouveau, j'entrouvris les lèvres par réflexe, inspirant son odeur.

- Je suis heureux...

Sa voix était douce et câline, envoûtante. Elle me poussait à ouvrir les yeux. Je vis alors quelque chose... D'étonnant si je puis dire. Ses yeux n'étaient pas ceux, brûlants de désire, d'un homme en manque qui en attaquait un autre. Non, ils étaient... Différents. Doux et attentionnés. Je n'avais jamais vraiment eu l'impression d'être regardé comme ça, je ne comprenais pas vraiment, surtout dans mon état d'ébriété. Mais son regard me donnait des frissons dans le dos sans que je sache pourquoi. Je refermai les yeux, toujours soumis à sa main baladeuse qui me torturait. Je laissai tomber ma tête sur le canapé dans mon dos, lâchant des soupirs entrecoupés de petits gémissements. J'avais envie qu'il continue, qu'il aille plus loin. Mais je voulais aussi qu'il arrête. Merde... J'avais l'impression qu'il allait se passer quelque chose de mal, ou tout du moins de pas très bien. Mais aucun moyen pour moi d'arrêter une voiture en marche, j'étais trop bourré. Je tendis les mains vers ses épaules pour tenter de le repousser de nouveau. Mes bras étaient comme de la guimauve, et je parvins tout juste à les soutenir. Mais je ne pouvais même pas le pousser. J'étais dans le même état que certaines fois au réveil, lorsqu'on est démuni et qu'on arrive à peine à soulever un coussin, tout cela sans même que l'on sache pourquoi. De plus, j'étais toujours soumis par sa main qui tenait ma virilité, qui me faisait tellement de bien...

Et puis à quoi bon ? Si je ne pouvais même pas me défendre dans mon état, autant en profiter un maximum. Je descendis à mon tour mes mains le long de son torse, parvenant jusqu'à son short minimaliste en latex. C'était en plus le genre de chose qui m'excitait vraiment... Du latex... Je dégrafai les boutons et plongeai la main à l'intérieur, attrapant tant bien que mal son sexe. Je le sentais tout chaud... Mon autre bras passa autour de sa taille et je le ramenai vers moi du mieux que je pus, respirant mieux son odeur, la tête toujours posée sur le canapé. Edward... Edward était quand même vraiment très beau et délicieux... Une belle tentation à l'odeur des sucreries. Je ne l'aurais jamais touché en temps normal, je n'étais pas quelqu'un de cruel et cet homme avait apparemment des problèmes avec ses pairs. Mais j'étais saoul, j'avais extrêmement chaud, il avait une odeur juste... Et c'était lui qui m'attaquait. Je ne pouvais pas dire non... Je ne voulais pas vraiment non plus. Je glissai ma main dans son dos le long de sa colonne vertébrale, laissant mes ongles frôler son haut en latex, puis sa peau blanche et douce. Je plongeai mes doigts dans son short de l'autre côté, y caressant ses fesses tout en continuant de le masturber devant. J'étais plus qu'excité là, il fallait que je calme l'incendie. Le corps d'Edward était trop bon pour que je le laisse partir. Je redressai un peu la tête et le regardai dans les yeux à travers mes paupières mi-closes. J'avais envie qu'il se mette sur moi, que je le prenne assis là par terre, pendant qu'il gesticulerait au dessus de moi avec son joli corps tentant. J'ouvris la bouche et parlai d'une voix rauque.

- Viens... Viens sur moi... Pas la force pour le faire moi-même...

Au fond de l'abime de mon esprit, je me souvenais vaguement de quelque chose. Comme quoi c'était Edward qui voulait me prendre. Peu importe, j'allais pas me faire enculer par un collègue de bureau. Il viendrait sur moi et puis c'est tout... Ma main qui se trouvait sur ses fesses remonta jusqu'à sa nuque et j'appuyai un peu dessus pour le faire pencher vers moi. Je l'embrassai, sortant la langue pour lécher ses lèvres et les entrouvrir. J'avais envie de le prendre sur le champs, j'allais déjà commencer avec sa bouche. Il viendrait de lui-même sur moi.


To be continued ...


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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Mar 4 Juin - 14:31


Que le jeu du chat et de la souris commence !



Quelque chose en moi me demandé d'arrêter, et je le savais, j'en avais parfaitement conscience, si je finissais ce que je commençais, jamais je ne pourrais revenir en arrière. Et si Floyd me repoussais ? S'il me demandait de quitter mon travail, je le ferais, sans aucune hésitation. J'étais un sale type. Pourtant, ses gémissements m'empêchai d'arrêter, je voulais l'entendre plus encore, entendre sa voix au creux de mon oreille lorsque je le pénétrerais avec douceur, comme le ferait un homme avec sa bien aimée... Mais voilà... Le problème... C'est que je ne m'attaquais pas à une femme. J'étais dégoutant. C'était répugnant. Si j'avais relevé les yeux vers les miroirs du salon, ce spectacle m'aurais glacé le sang et avec horreur, je me serais jeté hors de la pièce pour vomir, en suppliant mon collègue de me pardonner. Était-ce de ma faute... Était-ce de ma faute si j'étais trop faible ? Était-ce de ma faute si je voulais vivre avec lui ? Ses larges paumes vinrent me caresser les épaules et bien que ce fut une tentative désespéré pour me repousser, je ressentais cette douce sensation comme s'il s'agissait d'une preuve d'amour. Quelle ironie. J'avais tué des homos et voilà maintenant que je faisais parti du même monde qu'eux. Je m'arrêtais, le regardant quelques secondes avec hésitation, même bourré, je ne ressemblais pas à cette bête que j'étais normalement. Parce qu'elle était docile concernant le bibliothécaire, elle ne voulait pas le forcer mais lui obéir et se blottissant auprès de lui. J'aurais tout donné pour que cette nuit... Rien que cette nuit... Il m'aime.

Comme si la bonne fée avait entendu ma prière, Floyd vint de lui même à moi, commençant à me caresser à son tour pour plonger l'une de ses mains dans mon short, attrapant mon sexe tendu par le désir. Je lâchais un gémissement bruyant, bien qu'il n'avait encore rien fais, chaque partie qu'il touché semblait me bruler, c'était parce que cette main était la sienne. Les battements de mon cœur s'accélérèrent et pas même les souvenirs de jeremy ne purent continuer à occuper mon esprit. Je lui appartenais. Il m'avais marqué au fer rouge et mon âme ne pouvait plus que voir ce Dieu qui avait trouvé refuge dans sa demeure. Lorsqu'il m'attirais à lui, je me laissais frémir une nouvelle fois, en profitant pour dévorer sa gorge de milliers de légers baisers, les paupières closes... Avec satisfaction. Ce fut lorsque son autre main vint se faufiler dans mon short que je me figé, bien que j'avais la folle envie de le dominer, sentir ses doigts en moi n'aurait rien eu pour me déplaire. Si c'était Floyd, ça ne me dérangé pas. Ce qui m'empêchais de m'enfoncer sur lui alors ? Rien, à part peut(être ce qu'il dirait plus tard mais pour l'instant je n'en savais encore rien. Je ne savais pas encore quel odieux personnage se trouvait face à moi. Je ne savais pas encore l'objet que j'étais à ses yeux.

- Viens... Viens sur moi... Pas la force pour le faire moi-même...

Comme je l'ai dis précédemment, ce fut cette phrase qui brisa mon petit nuage. Je le regardais, les yeux écarquillé, le cœur en morceaux. Je n'étais rien pour lui, juste un pantin, un jouet sexuel avec lequel il pourrait s'amuser à volonté. Dans un état de sobriété, je l'aurais attrapé par les cheveux pour le tirer jusqu'à l'exterieur, le jetant violemment contre la rambarde devant la porte d'entrée et sans un regard en arrière, j'aurais refermé en l'abandonnant à son triste sort. J'aurais pu par la suite, me défouler sur les animaux innocents... Ou bien, j'aurais pleuré en les serrant dans mes bras, comprenant d'avantage que le monde de l'homosexualité était peuplé de monstre, de viles personnages et que seul les flammes de l'enfer auraient pu soigner le mal. Le loup, cet animal qui avait simuler être un chien pour qu'on lui caresse la tête se mit à gronder violemment. Il ne voulait pas ça. Le baiser qu'il m'offris me sembla répugnant et je ne le lui rendis pas, je le regardé simplement froidement, avec pitié. Doux ? J'avais pensé l'être. Je ne le serais plus. Je fini par l'embrasser à mon tour, mais avec force, toute douceur m'avais quitté et d'un coup de dent, je lui mordais violemment la lèvre jusqu'au sang, léchant la plaie avidement. Je reculais la tête, le toisant du regard en attrapant sa chevelure d'une main pour forcer son visage à se rapprocher du mien.

- Je crois que tu n'as pas encore compris ta situation...


D'un coup ferme, je le retournais pour le forcer à coller son torse contre le canapé. J'avais relâché son membre pour ramener cette même main à ses lèvres, enfonçant mes doigts dans sa bouche pour les humidifier. D'une voix rauque et agressive, je lui murmurais à l'oreille dans un souffle.

- Retiens donc ça Floyd, je ne suis comme les autres, moi, je ne t'obéirais jamais.

Finalement, cette baise ressemblait à celles que j'avais connu avec Jeremy. Si l'amour que je portais à Floyd m'avais fait oublier le blondinet, les douloureux souvenirs revenaient à la charge, amusé par la décomposition de mon cœur. J'étais comme les autres pour lui. J'allais lui montrer le contraire. Ce que j'allais faire, je le savais, plus jamais je ne pourrais me regarder dans un miroir sans avoir la nausée. Je retirais ma main de sa bouche, la faisant glisser le long de son dos pour venir caresser l'anneau de chair de ses fesses. La salive de l'homme était un lubrifiant suffisant pour cette ordure, il ne méritait pas mieux. Mes dents vinrent taquiner une nouvelle fois la peau fragile de sa nuque, le mordillant doucement. Mon autre main continuée à tenir fermement ses cheveux brun, le forçant à oublier l'envie qu'il aurait certainement de s'enfuir. Pourtant, je connaissais un autre moyen pour l'empêcher de bouger... Et c'est ce que je fis. Je relâchais la prise sur sa chevelure, reportant ma main sur son membre pour recommencer ce jeu diabolique, sans prévenir, j'enfonçais un doigt entre ses fesses. Il n'aurait d'autre choix que de rester ainsi, le plaisir que je lui produisais ne lui laisserais pas le choix. Au fond, j'étais assez gentil, si vraiment, j'avais voulu me venger de sa dernière remarque, j'aurais pu le prendre à sec, le faisant hurler de douleur, mais en m'occupant d'un autre endroit sensible en même temps, j'espérais que la douleur ne serait pas trop présente. Je lâchais un rire moqueur en reprenant tout bas.

- Alors, tu es encore vierge d'ici on dirait... Je tapotais son antre de mon majeur pendant que l'index commençait à bouger à l'intérieur de l'homme, comme c'est mignon, ne t'en fais pas, je vais prendre soin de toi... Ça sera une petite vengeance... Pour toutes ces personnes que tu as traité en jouet malgré l'amour qu'il éprouvaient pour toi...

Je n'étais pas le premier, je le savais, mais ma plus grande question... Combien de personnages avaient eu leurs sentiments piétiné par le fauve ?

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Floyd West
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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Mer 5 Juin - 2:42



Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici...
♠ Il y a des jours où il fait bon rester chez soi...




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Edward James
... ▬ [NC-16]
...


Un gémissement brusque m'échappa lorsque je sentis les dents d'Edward sur mes lèvres. Il m'avait mordu et je sentais le sang couler dans ma bouche. Mais l'exaltation de l'acte sexuel allié à la sauvagerie de son geste rendait cela plus excitant que douloureux. Je commençais même à me trouver un penchant plutôt intéressé pour la douleur... Ma conscience affaiblie me traitait de gros malade mental, mais tant pis. Il rompit lui-même notre baiser, me laissant les lèvres entrouvertes, vulnérable. J'étais à sa merci, mais le plaisir que laissait entrevoir l'avenir m'électrisait. Il m'attrapa par les cheveux pour me rapprocher de nouveau et je crus à un autre baiser.

- Je crois que tu n'as pas encore compris ta situation...

J'eus le souffle coupé lorsque je me retrouvai face au canapé, à genoux sur le sol. Le mouvement brusque me donnait mal à la tête et je m'affalai lourdement sur les coussins. Je sentis sa main quitter mon sexe et je frémis de frustration, ignorant de ce qui se passait. C'est son geste suivant qui me fit comprendre. Il enfonça ses doigts dans ma bouche et je les léchai par automatisme. Le geste me rappelais celui que j'avais souvent avec les hommes que je prenais. Je leur laissais mes doigts à sucer et à lécher pour mieux les lubrifier après. ça ne voulait dire qu'une chose. Une chose qui allait faire mal... Je sentis son souffle chaud au relents de sucre et d'alcool effleurer mon oreille lorsqu'il me parla de nouveau.

- Retiens donc ça Floyd, je ne suis comme les autres, moi, je ne t'obéirais jamais.

Je frissonnai de nouveau en l'écoutant. D'impatience et d'excitation, mais aussi de peur et de refus. Je ne voulais pas me faire baiser sérieux... Mais je ne pouvais même pas me défendre dans mon état... Lorsqu'il fit glisser son doigt le long de ma colonne vertébrale je gémissais doucement, ne sachant que faire. Je sentis son doigts caresser cette partie encore vierge de mon corps. Merde j'avais vraiment pas envie !! J'activai mon pouvoir pour essayer de m'enfuir. J'allais traverser le canapé, le sol. Peu importait que je me brise une fois de plus les jambes par sa faute, ou que je me retrouve à poil dans l'appartement d'un inconnu. Je voulais pas me faire baiser. Mais J'étais trop bourré pour y arriver. Même sa main taquine me donnait envie... Je n'étais plus dans mon état normal, je ne pensais plus vraiment rationnellement. J'étais totalement soumis, la tête tirée en arrière, ses dents sur ma gorge, j'avais l'impression d'avoir été capturé. Comme un tigre qu'on mettait en cage. Je voulais me retourner et l'attaquer, le manger pour ne pas me laisser attraper. Mais merde je pouvais même pas... Sa main retourna à mon membre et coupa court à mes pensées. C'était comme si... J'étais enveloppé dans une couverture chaude et pleine de plaisir. J'étais de nouveau heureux d'avoir sa main autour de moi, mais je sentis une intrusion par l'arrière. Malgré ma salive ça me faisait mal... Je laissai un gémissement s'échapper de mes lèvres entrouverte, un gémissement de douleur et de plaisir. L'alliance entre son doigt et sa main me rendait plus que confus. Je plongeai ma tête dans le canapé, frissonnant de tout mon long.

- Alors, tu es encore vierge d'ici on dirait... Comme c'est mignon, ne t'en fais pas, je vais prendre soin de toi... Ça sera une petite vengeance... Pour toutes ces personnes que tu as traité en jouet malgré l'amour qu'il éprouvaient pour toi...

J'avais les joues rouges de colère, de gêne, d'alcool et de désir. J'étais dans tous mes états. Edward bougeait son doigt à l'intérieur de moi et je mordais le cuir du canapé, le visage crispé. Je tanguais entre douleur et plaisir, la tête me tournant. Mais je n'approuvais pas ce qu'il disait... Tous ces gens avaient été amplement vengés je pense... Je venais de me faire horriblement larguer par Yuki devant son nouvel amant, j'avais été humilié, brisé par mon premier amour... Et ce con en rajoutait une couche... Je serrai encore plus fort les dents...

- Sale con... Ha... Arrête ça...

Le plaisir et la douleur restaient et je ne pouvais les ignorer mais... Je sentais un trou profond se former dans ma poitrine. J'avais mal au cœur. J'aurais pas du me permettre cette pensée... Je sentis les larmes monter, essayant tant bien que mal de les stopper, la tête enfouie dans le canapé. Mais rien à faire, elles coulaient sans s'arrêter, je ne parvenais pas à me reprendre. J'en oubliais presque ce qu'Edward me faisait subir de son côté. Mes mains tremblaient convulsivement sur le canapé ainsi que mes épaules. Je faisais tout pour me contenir et ne pas le montrer. Je pleurais silencieusement, ne voulant pas me montrer aussi faible. Je savais être lâche, je savais fuir quand il le fallait... Mais pleurer... Je n'avais plus pleuré depuis mon enfance avec mes parents et en l'espace de quelques jours, j'avais pleuré 3 fois à cause de Yuki... J'en pouvais plus... Je fis tout pour écarter ces pensées et relevai la tête, essuyant d'une main tremblante mon visage trempé. De reprendre de cette façon mes esprits me rappela d'un coup les mains d'Edward et je frissonnai d'un coup.

- Haa... Edward...

De me faire violenter comme ça alors que je connaissais ses raisons de le faire... ça ne faisait que me rappeler ce vide dans mon cœur, cette trahison de Yuki, et je n'arrivais plus à me retenir de pleurer. Merde... Je pleurais en me faisant prendre par mon collègue de travail... C'était pitoyable... Je laissai échapper un petit hoquet que j'étouffai dans le canapé, refusant de me laisser voir comme ça. Je chuchotai dans un sanglot.

- Putain...


To be continued ...


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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Mer 5 Juin - 13:08


Que le jeu du chat et de la souris commence !



Ma main continuer à maltraiter ses fesses, faisant et va et vient plus rapide à chaque fois. j'avais envie de l'entendre gémir, je voulais le voir fondre sous moi. Je voulais le posséder, qu'il ne soit plus qu'à moi. Cette vengeance que je lui faisais subir me faisais ressentir une certaine satisfaction. La raison ? Je pouvais imaginer sans mal, ces hommes... Ces femmes... Toutes ces personnes qui l'avaient aimé, qui avaient pleuré une fois qu'il était parti, tel un conquérant, il avait dominé puis partait, laissant le travail à un autre. Il était à la recherche de plaisir et se fichait de la vie qu'ils auraient par la suite. C'était un homme cruel. Je l'aimais.

- Sale con... Ha... Arrête ça...

Comme pour contredire sa demande, j'ajoutais un deuxième doigt pour aider le précédent pendant que ma main toujours présente sur son membre resserrée sa prise lui arrachant un gémissement forcé. J'étais quant à moi ailleurs, je ne pensais à rien d'autre qu'à lui et pourtant... S'il en avait eu la force nécessaire, il aurait pu me repousser sans que je ne réagisse. Je l'aurais laissé partir sans rien dire, peut-être en pensant que c'était mieux ainsi. Ma sieste avait affaibli mes sens mais petit à petit, je me réveillais, autant que mon ivresse commençait à se dissiper, je recommençais donc à reprendre conscience de ce qui se passait... mais pas encore suffisamment pour arrêter mon travail. Pourtant, quelque chose en moi me disais que même si j'avais été capable de m'arrêter, je ne l'aurais pas fais. C'était stupide... Pourquoi est-ce que je continuais encore à espérer ? Ce fut le bruit de quelques sanglots qui m'arrachèrent de mes pensées, après un court moment d'incompréhension, je fini par comprendre que ce n'était pas moi, mais lui. Inquiet, je tentais vainement de voir son visage.

- Haa... Edward...

C'était idiot, Floyd n'aurait pas voulu que je continue mais sa voix ressemblait presque à une demande et avec un grognement, je reprenais mon activité, enfonçant mes doigts jusqu'au bout rapidement. Mes lèvres descendirent dans son dos, déposant diverses baisers sur sa nuque jusqu'à sur ses épaules puis ma bouche continua à suivre sa colonne vertébrale pour l'embrasser une nouvelle fois.

- Putain...

Je l'écoutais sans broncher et enfin, j'enlevais mes doigts pour me redresser. Ma main se releva pour allé se poser sur son dos et du bout des doigt, je le caressais gentiment. Je n'étais pas fourbe au point de me montrer violent avec un homme qui pleuré, je me revoyais en lui. Un flash m'envahit, celui d'un homme aux cheveux blond m'agrippant fermement les jambes pour les relever, me forçant à les écarter, son membre en moi, s'enfoncer avec une telle violence que ma propre voix refusait de sortir et lorsqu'elle le faisait, c'était pour lâcher des cris de douleur. J'étais comme Jeremy, je faisais la même chose que lui. Parce que j'aimais un homme et que ce n'était pas réciproque, je le prenais par la force, l'obligeant à m'appartenir. J'étais un monstre. Je me répugnais moi même. Je continuais à caresser son membre, espérant que ce geste lui serait moins douloureux que ce que je m'apprêtais à faire. Enfin, je pris mon propre sexe en main, bien qu'il ne m'avais pas beaucoup touché, il était tendu et ne demandait qu'une chose, gouter la chair qu'on lui offrait. Je le prenais immédiatement, le pénétrant lentement pour l'habituer peu à peu. Malheureusement pour lui, si les gens disaient que j'étais bien monté, pour une première expérience, ce ne serait que plus douloureux. Ma main maintenant libre, je la passais autour de sa taille en gémissement pendant que mon bassin commençait à s'activer à la tache.

Je finis par relâcher son membre, reportant mon attention sur l'un de ses tétons que je caressais avant de le pincer doucement. J'aimais ça, les mains étaient ma partie du corps préféré mais il fallait bien avouer que j'adorais tripoter son torse. Ferme et musclé, je frémissais en parcourant la bête de la main, soupirant contre sa nuque. Je m'enfonçais entièrement sur lui, lâchant un autre râle semblable à un gémissement rauque. Je relâchais son torse, ramenant ma main à son menton pour le forcer à tourner la tête vers la droite, quant à moi, je relevais la tête pour capturer ses lèvres, l'embrassant avec passion. Si j'avais pensé à une vengeance avant, il n'en était plus question maintenant, je voulais juste l'avoir rien que pour moi, le réconforter. Ses larmes ne pouvaient être que de la douleur, il devait y avoir une autre chose derrière, tout simplement parce qu'un homme comme lui, même bourré, ne se laisserait pas aller ainsi. Plus encore, la première fois était toujours douloureuse, mais j'étais doux, à moins d'être extrêmement sensible et assez chochotte, il n'aurait pas à pleurer ainsi, sans s'arrêter. Je le serrais contre moi, respirant son odeur en relâchant ses lèvres, le regardant une nouvelle fois avec amour avant que je ne dépose un nouveau baiser, plus chaste cette fois-ci sur ses lèvres, puis sur son nez.

- Je suis là... Ne pense qu'à moi Floyd... Je ne veux pas que tu pleure parce que...

Je rougissais, l'embrassant plus avidement cette fois-ci, laissant ma phrase en suspens. Non, Pedobear avait tort, je n'étais pas assez fort pour ça, je n'étais pas assez courageux pour lui avouer mes sentiments. Je posais ma tête sur son épaule, inspirant son odeur qui n'appartenait qu'à lui. J'aimais tout chez lui, son corps n'était pas la seule chose que je désirais, je voulais aussi son cœur mais... Je ne pouvais, je savais que je ne le pourrais... Je recommençais mes mouvements, toujours avec une grande douceur pour ne pas le brusquer.

- Je suis désolé si ça fait mal, je vais faire attention...


À chacun de mes mouvements, je le sentais, à chaque fois que je bougeais, je le sentais se resserrer autour de moi et cette sensation n'était que plus exquise. Pour la première fois, j'en vins à penser que pour lui, j'aurais pu abandonner mes peurs, et à regret, je me rendis compte que j'aurais aimé lui donner ma première fois, j'aurais aimé que ce ne soit pas Jeremy ce jour-là qui m'ait attrapé, mais que ce soit ce fauve qui m'ait dévoré...

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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Mer 5 Juin - 22:22



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Je crus un moment qu'Edward arrêtait son supplice. J'étais à la fois soulagéet frustré. Je voulais que ça continue sans le vouloir. Mes pensées étaient trop confuses alors que je pleurais la trahison de Yuki pour que j'arrive à me ressaisir. Je voulais juste me fondre dans le plaisir, oublier Yuki, oublier Timothée, oublier tout. Juste penser à Edward qui me torturait. C'était le seul moyen pour que je me ressaisisse... Je sentais sa main caresser doucement la courbe de mon dos. J'étais un peu apaisé par son geste, comme un tigre que l'on calmait grâce à une caresse. Sauf que j'avais plus l'impression d'être un chaton là... Un chaton apeuré amadoué par quelqu'un. Mais je m'en foutais. Je voulais juste être réconforté cette nuit, oublier totalement tout ce qui se passait. Lorsqu'il recommença à me branler, je gémis doucement, me tortillant un peu. Les larmes coulaient encore mais je ne voulais plus y penser. Lorsque je sentis quelque chose de dur toucher mon entrée, je frissonnai de peur. Je ne voulais pas vraiment... Mais j'en voulais plus... Il me pénétra avec douceur mais force et j'enfonçai mes doigts dans le cuir, laissant échapper un cri rauque. Merde... Il était trop gros... Il pénétrait mes chairs lentement, peu à peu. Je souffrais, la douleur montant graduellement. Seul réconfort : j'oubliais. Pas moyen de penser à Yuki dans un moment comme ça... Arrivé au bout, Edward m'attrapa par la taille et commença à bouger. Je souffrais le martyre, mais c'était une bonne douleur, combinée de surcroit par sa main sur mon sexe. Je gémissais et haletais, affalé sur le canapé. Mon bassin bougeait légèrement avec celui d'Edward. Je sentis une de ses mains remonter sur mon torse. Elle s'attaqua à un de mes tétons, le caressant, le pinçant, le torturant. Je me cambrai un peu plus contre Edward, haletant. J'étais dans les abimes du plaisir, même si je ressentais encore vivement la douleur de la pénétration.

Je répondis à son gémissement quand il entra totalement en moi, me surplombant de son corps. J'étais littéralement à sa merci et ça me plaisait presque. Lorsqu'il m'attrapa par la mâchoire pour me tourner vers lui je me laissai faire. Je me laissai embrasser sans protester, lui rendant son baiser. Le sang coulait toujours un peu dans ma bouche mais je m'en moquais. Je savourais juste ses lèvres, respirant à fond son odeur réconfortante. J'avais l'impression que cette odeur parvenait à remplir par moment le trou béant dans ma poitrine. C'était quelque chose de rassurant. Il m'avait agrippé entre ses bras, me serrant contre lui. C'était chaud, c'était doux... Ses petits baisers me rendaient un peu... Heureux. C'était tellement... Étrange et agréable d'être traité comme ça, avec douceur...

- Je suis là... Ne pense qu'à moi Floyd... Je ne veux pas que tu pleure parce que...

Je ne l'invitai pas à finir sa phrase. Il avait compris... Compris que j'étais triste à cause de quelqu'un d'autre... Je fermai les yeux et lui obéit, ôtant de ma mémoire tout ce qui n'était pas Edward ou l'instant présent. C'est ce que je voulais faire depuis le début, en buvant puis en me fondant dans le plaisir, et il m'y aidait. Lorsqu'il recommença à m'embrasser, je lui rendis son baiser avec empressement. Je voulais tout oublier, me laisser aller sur cette vague, me laisser porter. Edward recommença à bouger en moi et j'expirai longuement, en même temps que ses mouvements, les yeux fermés. Je commençais doucement à ressentir un peu de plaisir sous la douleur lancinante.

- Je suis désolé si ça fait mal, je vais faire attention...

Ce n'était pas grave. Ce n'était pas grave du tout. Je le laisserais faire ce qu'il voulait, me laisserais dominer par lui jusqu'à ne plus pouvoir bouger, seulement pour oublier. Je le regardai du coin de l’œil, les yeux embués de larmes. Sur son visage, je croyais distinguer de la tristesse, mais impossible pour moi d'en être sûr. Je laissai une main glisser le long du canapé et allai la poser sur celles qui m'enlaçaient, y entrelaçant mes doigts. Je me resserrais autour de lui un peu plus à chaque passage, comme si mon corps désirait le garder en lui. Je prenais enfin conscience de toute l'ampleur de mon plaisir. Je gémis plusieurs fois en rythme avec ses hanches, bougeant également mon bassin pour l'accompagner. Je voulais juste de la douceur de cet homme, même si sa violence m'avait aussi excité. Cette étreinte qu'il me donnait me réchauffait doucement, je me sentais tellement bien... Je serrai doucement mes doigts autour des siens.

- Fais... Fais comme tu veux... Ed... Comme tu veux...

Ma voix n'avait été qu'un chuchotis, mais il avait dû l'entendre. Je me reculai un peu plus pour être encore plus collé à lui, pour ressentir encore plus sa chaleur, son odeur. Je voulais me fondre en lui. Je voulais lui laisser mes peines, qu'il me soigne, qu'il comble ce vide en moi, qui n'avait pas été creusé que par Yuki. Ce vide qu'avaient commencé à creuser ses parents, ce vide qui avait besoin de douceur et de tendresse pour se remplir. J'avais tant besoin de ça... Cet homme paraissait parfait... Je voulais sa tendresse. Peu importe qu'il soit homophobe ou nymphomane, qu'il ait peur de moi ou pas. J'avais juste envie de tendresse. Et je ferais tout pour en avoir... Je tournai de nouveau la tête vers lui, réclamant encore ses lèvres, les désirant autant que je voulais sa douceur.

- Juste comme tu veux...


To be continued ...


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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Jeu 6 Juin - 13:31


Que le jeu du chat et de la souris commence !



Je m'attendais à qu'il recommence à me demander d'arrêter. Il n'en fit rien. Doucement, sans que je ne réalise tout de suite, sa main s'était posée sur la mienne, entrelaçant mes doigts pour les serrer contre lui. Ce simple geste aurait pu me faire m'arrêter net, parce que je ne comprenais pas la raison de ses agissements. Quelques instants plus tôt, il ne m'aurais jamais pardonné et maintenant, il venait de lui même à moi. C'était trop beau pour être vrai, bien trop beau. Finalement, je me rendis compte que j'aurais préféré qu'il me témoigne de la haine ainsi, j'aurais pu le laisser partir après cette nuit, sans aucun regard en arrière mais maintenant...? Maintenant, je craignais qu'en le voyant partir, la détresse reviendrait, que dans un ultime espoir, je me jetterais à ses pieds pour qu'il reste à mes côtés. Bordel, que l'alcool était mauvais ! Un petit nuage éphémère qui nous enfonçait plus encore à notre réveil. Sa voix était somptueuse, masculine et grave, elle n'avait rien de comparable à celle d'une femme. Même pendant mes ébats avec des homos, j'avais toujours choisi des gens efféminés, ce rapprochant de la gente féminine, pour me donner l'espoir que ce n'était qu'une mauvaise phase... Comment me mentir dorénavant ? Le corps d'un homme aux aspects virils m'avais vraiment manqué, si j'aimais les formes des demoiselles, mon cœur lui fondé devant un athlète.

- Fais... Fais comme tu veux... Ed... Comme tu veux...

Son dos se colla plus encore à mon torse et un long frisson me parcourait la colonne vertébrale, son corps si proche du mien... Sa demande qui semblait me supplier de faire ce que je voulais de lui et ce surnom... Il était le seul que j'autorisais à m'appeler ainsi, plus idiot encore, après cette nuit, à chaque fois qu'il recommencerait avec ce surnom, je serais heureux. Tant pis pour Nicole, tant pis pour Eric et pour tout les autres ! Plus jamais je ne voulais qu'une autre personne que lui m'appelle ainsi. C'était la seule chose à quoi je pourrais me raccrocher. Il pencha une nouvelle fois la tête sur le côté mais cette fois-ci, sans que je le lui demande ou fasse le moindre geste.

- Juste comme tu veux...

J'emprisonnais sa bouche de la mienne, insinuant ma langue entre ses lèvres pour faire une danse endiablé avec la sienne. À chaque fois qu'un baiser prenait fin, je recommençais avec un autre, ils étaient tantôt doux et amoureux, tantôt passionné et fougueux. J'accélérais la cadence de mon bassin, gémissant entre nos lèvres avant que le plaisir ne finisse par me faire succomber. Je relâchais ses lèvres, enlever mes bras qui l'entouré pour poser mes mains sur ses hanches, les attrapant fermement. Doucement, je me redressais légèrement et recommencé mes va et vient avec plus d'insistance, lâchant diverses râles rauque, me laissant bercer par les gémissements de mon partenaire. Mes ongles s'enfoncèrent dans la chair de ce dernier mais je ne me préoccupais plus de la douleur, parce qu'il ne la ressentirait certainement qu'une fois nos ébats terminés. Ce puissant félin qui avait dérobé mon cœur était maintenant à ma merci, j'étais un roi qui dresser un fauve, juste pour une nuit. Pourtant, l'amour que je lui offrais me semblé pittoresque, je ne le méritais pas, quelqu'un comme moi qui n'osait rien ne méritait pas de partager la vie de cet homme. Si j'avais réussi à lui faire oublier ses problèmes, les miens eux, semblaient plus présent que jamais. Parce que j'avais peur. Je ne voulais pas que ça se termine, qu'allait-il se passer ensuite ? J'avais peur de l'inconnu, du futur, de toutes ces choses que je ne connaissais pas et de sa réaction. C'était cruel, il n'en connaissait rien, il ignorait tout de mes sentiments et pourtant, ce qu'il venait de me dire était l'une des plus belle chose qu'on m'est dîtes. C'était une chose que j'aurais aimé entendre. Je fini par lâcher un gémissement plus prononcé que les autres avant de jouir en lui, la tête rejetée en arrière, haletant. Je n'arrêtais cependant pas encore de bouger et une nouvelle fois, je vins me plaquer contre son dos pour lui murmurer à l'oreille tandis que mes yeux se nimbés de larmes, des larmes de joie, mais aussi de peur.

- Merci Floyd... Merci... Je... Je tiens tellement à toi... Si seulement tu le savais...

Je n'avais pas été capable de prononcer les véritables mots, je n'étais pas certains un jour d'y arriver. Jusqu'à ce qu'il jouisse à son tour, je continuais mes mouvements, refusant que je sois le seul à prendre mon pied. Je fis quelque chose d'égoïste et qui me vaudrais certainement un coup le lendemain, mais j'en avais extrêmement envie, doucement, je déposais mes lèvres sur sa gorge, laissant la marque d'un suçon avant de lécher la rougeur. Je lâchais un mince rire, qui se perdit dans un murmure. Finalement, je l'aidais à se relever pour l'assoir sur le canapé, quant à moi, je restais toujours à genoux devant lui, la tête levée vers lui tandis qu'une de mes mains était allée chercher la sienne, la caressant doucement. Je n'avais pas la foi d'aller prendre une douche, je n'avais qu'une envie, dormir dans ses bras. Je n'osais cependant le faire et timidement, je baissais les yeux. Un acte sexuel était bien moins honteux de mon point de vu qu'une de ces demandes. J'aurais pu coucher avec quelqu'un sans réel problème mais lui demander de me tenir la main ? Jamais, c'était quelque chose que jamais je n'aurais pu demander. Je n'avais qu'à ne pas lui demander alors. Je ne le fis cependant pas immédiatement, remarquant soudainement que Floyd s'était soulagé, une partie sur le bord du canapé. Un sourire carnassier se dessina sur mes lèvres et je posais ma tête dans mon autre main libre.

- Et bien... Pour quelqu'un qui ne voulait pas vraiment être en dessous, on dirait que tu as aimé ça...

Je me relevais, m'asseyant sur le canapé, plus exactement, sur les jambes de mon collègue. Je passais mes bras autour de sa nuque, attirant sa tête vers moi pour l'embrasser encore une fois. Il n'était pas aussi fougueux que ceux que j'avais pu lui donner plus tôt, ils étaient comme ceux... Qu'un homme aurait donné à sa compagne après s'être unit comme nous venions de le faire, comme un couple normal. Après ce baiser, je le forçais à poser sa tête sur mon torse, lui caressant gentiment la tête pendant que je recommençais à l'embrasser mais cette fois-ci, c'était sa chevelure que je choyais.

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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Dim 9 Juin - 5:32



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J'entamais un baiser long et langoureux avec Edward, perdu dans les limbes du plaisir sexuel et de la douceur. Nous alternions douceur et passion, ma bouche ouverte à la sienne. Je caressais sa langue de la mienne en gémissant sous ses coups de reins. Je ne pensais pas qu'un jour je me ferais prendre par un autre homme, et surtout, je ne pensais pas pouvoir autant l'apprécier. C'était tellement... Enivrant ! Autant que tous ces verres que je venais de boire, voir peut-être plus. J'en avais la tête qui tournait... Tout à coup, Edward se redressa, abandonnant mes lèvres gonflées et blessées. Quand il posa ses mains sur mes hanches, je me sentis tout à coup soumis et cambrais le dos sous ses doigts, me laissant offert à lui. Je m'enfonçai encore plus dans le fauteuil, gémissant sous ses coups à la puissance et la vitesses redoublés. Je m'entendais même parfois pousser des petits cris, possédé. J'enfonçai mes ongles dans le canapé en même temps qu'il enfonça les siens dans ma chair. Les yeux fermés, je n'étais plus que sensation et corps brûlant. J'avais envie... J'avais envie de me retourner. De me retourner et d'attraper Edward entre mes bras pour continuer de l'embrasser. J'en voulais tellement plus. Je me sentais à la fois comblé par toute cette chaleur, mais également frustré... Incomplet. Au fond j'étais quand même toujours blessé... Mais je ne voulais pas y penser. De plus, je commençais à être au bout de mes limites. Je me sentais frôler le summum de l'excitation, si je n'avais pas encore jouis c'était simplement parce que c'était ma première fois et qu'Edward n'avait pas touché mon membre impatient et dure. Mais j'en avais plus qu'envie... Lorsque je sentis Edward se tendre contre moi et un liquide chaud se répandre en moi, je frissonnai de tout mon long, grognant. C'était une sensation inédite et totalement... Excitante. Je me sentais être sur le point de craquer. Lorsque mon collègue se pencha de nouveau au dessus de moi, je me pliai à son corps, comme un chat venu se coller aux jambes de son maître. J'en aurais presque ronronné... Je ne me reconnaissais plus au fond, l'alcool me rendait tellement bizarre à chaque fois... Mais c'était tellement bon...

- Merci Floyd... Merci... Je... Je tiens tellement à toi... Si seulement tu le savais...

Il y avait tellement d'émotions dans ces mots. Que je ne pouvais décrypté vu mon état. Ces mots, certes très surprenants, eurent plus d'effet que les mouvements exquis d'Edward. C'était peut-être ce qu'il me manquait. Des mots doux pour panser mon cœur, quelque chose pour me faire fondre. Comme une de ces sucreries toujours si pleines de douceur. C'était ce qu'il fallait. Je jouis d'un coup, lâchant un râle de plaisir d'une voix que je n'aurais presque pas reconnu. Je sentis les lèvres d'Edward se poser contre mon cou dans un mouvement, et le suçon m'acheva, me laissant pantelant et vidé, ma jouissance exposée sur le rebord du canapé. Je n'eus pas le temps de m'écraser sur le canapé, sans force. Edward me porta comme il le pu et je m'affalai contre le cuir, la bouche entrouverte, les yeux fermés et les joues rougies par l'intensité de nos ébats. Je rouvris les yeux en sentant sa main frôler la mienne doucement. Edward me regardait, agenouillé devant moi. Je restai à la fixer sans rien dire jusqu'à ce qu'il détourne les yeux sans aucune explication. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi. Je savais juste une chose, je voulais prendre Edward dans mes bras. Je voulais être câliné par cet homme, aimé et choyé. Je devais juste trouver le moyen de me redresser d'abord. Lorsqu'il redressa la tête, je ne compris pas tout de suite son expression. Il avait l'air... Moqueur ? Taquin ? Je fronçai doucement les sourcils.

- Et bien... Pour quelqu'un qui ne voulait pas vraiment être en dessous, on dirait que tu as aimé ça...

Je rougis d'un coup en comprenant de quoi il parlait, réaction extrêmement rare chez moi. C'est vrai... J'avais sali le canapé, totalement inconscient. J'avais même plus qu'aimer ce qu'il m'avait fait... Certes, je préférerai surement toujours être au dessus, mais ça avait été une expérience tellement... Intense ! Edward s'assit soudainement sur moi et je me laissai faire, les yeux à moitié fermés. J'étais très fatigué, le sexe et l'alcool commençant à m'user vraiment. Je les fermai définitivement lorsqu'il m'embrassa d'une façon si... Si... Je ne savais même pas... La dernière chose que j'avais vu était le visage de mon collègue, à quelques centimètres du mien. Je me laissai faire, profitant de sa tendresse aimante. Il me caressait doucement les cheveux, m'embrassant sur le haut du crâne. Collé contre son torse, son odeur sucrée m'enveloppant totalement, je me laissai aller, laissant même s'échapper une sorte de ronronnement. J'aimais qu'on me touche la tête. Je passai à mon tour mes bras autour de sa taille, le serrant contre moi en inspirant bruyamment son odeur. Je glissais mon nez partout le long de son torse et de son cou. Je me sentais sombrer dans un profond sommeil, fatigué. Lourdement, je me laissai tomber sur le côté, emportant Edward avec moi pour continuer d'être choyé par lui. Je m'enroulai plus encore autour de lui, le visage dans son cou.

- Ed... Edward...

Je soupirai longuement en embrassant son cou. C'était tellement bien d'être enveloppé dans ses bras, je m'y sentais en sécurité... Je laissai mes mains courir dans son dos un petit moment, le visage toujours blotti contre sa peau. Je la sentais, m'imprégnant de son odeur longuement. C'était vraiment une odeur réconfortante. Je le respirai sans aucune gêne pendant un moment. Jusqu'à ce que je me sente trop fatigué pour continuer. J'étais vraiment crevé, j'avais besoin de dormir. Mais avant, je laissai échapper quelque chose, de ma voix ensommeillée.

- Sucré... Tu sens bon...

Je laissai ma tête reposer lourdement sur le canapé et baillai, le visage contre le cou d'Edward et les mains dans le bas de son dos, au chaud contre sa peau nue. Je me sentis sombrer.


To be continued ...


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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Mar 11 Juin - 6:03


Parce qu'on ne peut cacher ses sentiments indéfiniment...



Floyd passa ses bras autour de ma taille, me faisant tomber avec lui sur le canapé et je me laissais faire, je n'essayais pas même de me retenir dans ma chute qui s'avéra douce. Pour rien au monde, je ne voulais quitter mon collègue et c'est ainsi que, quand bien même la température ambiante n'était pas bien élevé, je me refusais de me lever pour allais me couvrir d'avantage. Sa chaleur me suffisais, je ne voulais pas perdre cette tendre étreinte qu'il m'offrais... Chacun de ses mouvements me captivé, son nez se frottant contre ma peau dénudé, son corps enroulé contre le mien... C'était un contraste entre une peau d'un blanc livide aux côtés du torse aux jolies couleurs halées, ses cheveux brun venaient emmêler certaines de ses mèches parmi mes cheveux blanc et si j'avais pu, j'aurais sauté sur l'occasion pour prendre une photo. Si ça n'avait pas été nous, le spectacle aurait été magnifique mais pour moi, le simple fait que le bibliothécaire soit sur le clicher le rendait plus beau encore.

- Ed... Edward...

Mon cœur rata un battement, sa voix aux sons grave étaient pourtant doux à l'oreille et me donnais envie de me blottir plus encore dans ses bras. Le loup affamé était devenu un gentil chien, un animal aimant son maître et tenant à lui comme à la prunelle de ses yeux. Ses lèvres vinrent caresser la peau sensible de ma gorge et je frissonnais en lâchant un soupire d'aise, ouvrant à peine les yeux pour regarder le fauve avec admiration, passant de temps à autre, une main dans sa crinière. Agilement, ses doigts parcoururent ma colonne vertébrale, m'obligeant à me cambrer contre lui, j'aurais juré que si l'alcool ne me maintenais pas dans un état second, j'aurais été tenté de recommencer l'acte charnelle entre nous... Mais cette fois-ci, je lui aurais volontiers offert mon corps pour qu'il le dévore comme un vulgaire jouet, chose que j'étais à ses yeux, sans aucun doute. Ce fut sa voix qui me fis rouvrir les yeux tandis qu'une de mes mains passait lentement sur sa joue.

- Sucré... Tu sens bon...

Je rougissais, parce que j'aimais ce compliment. Il était insignifiant, il aurait pu le dire à n'importe qui et pourtant... Il m'offrais l'espoir, les larmes elles même auraient aimée perler le long de mes joues, pendant qu'un sourire hésitant se dessinerait sur mes lèvres, les étirant dans un rire de joie. Hélas, ils étaient plus douloureux que tout. Je le serrais dans mes bras, craignant que son image disparaisse à tout instant, que ce que nous venions de vivre ne soit qu'illusion et qu'en une fraction de seconde, il se brise en morceaux. Je tremblais parce que j'avais peur de connaitre sa réaction à son réveil, lorsqu'il ne serait lui même plus ivre, qu'il reprendrait pleinement conscience de ses sens, je ne voulais pas le voir me repoussais, je ne pourrais le supporter. Le temps s'écoula sans que je ne le vois passer, tantôt je somnolais, tantôt je secouais la tête pour ne pas m'endormir, recommençant à serrer l'homme dans mes bras. ce fut ses frissonnements qui m'obligèrent à me lever, je me fichais de tomber malade mais je ne voulais pas que Floyd attrape un rhume à cause de mon égoïsme. Je me relevais avec précaution, me dirigeant vers ma chambre pour ouvrir la porte, tandis que quelques animaux sortaient de la petite pièce, je prenais la couverture tant bien que mal pour la ramener sur le canapé, la posant délicatement sur mon compagnon. Je me glissais de nouveau à ses côtés, passant un bras autour de sa taille et l'autre autour de sa nuque. Je déposais un nouveau baiser sur son front, descendant le long de sa joue avant de dévorer ses lèvres de fin baisers, aussi fragile qu'une caresse, aussi doux que l'amour que je lui portais. De ma main posée sur son dos, je le caressais de toute la longueur, de sa sœur, j'enroulais une de ses mèches autour d'un de mes doigts pendant que mon nez venait se blottir contre ses cheveux. J'inspirais son odeur imprégnée par celle de l'alcool, souriant avec hésitation, le visage enfouit auprès de sa tête. Je finis par m'endormir dans cette position, gardant à mes côtés l'homme que j'aimais avant de murmurer d'une voix langoureuse:

- Je t'aime...

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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Jeu 13 Juin - 18:04



Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici...
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J'étais bien. Je me sentais flotter... Flotter dans un univers tout doux et chaud... Confortable et réconfortant... Une odeur emplissait mon nez et cet univers, le rendant encore plus magnifique. Je n'aurais pu décrire ce qui m'entourait exactement, c'était trop vague. Je voyais juste du blanc partout, rayonnant, pur, cotonneux, éclatant. Une douce musique résonnait à mes oreilles, comme une litanie mélodieuse, une rythme reposant. Quelque chose de tout simplement beau...

- Je t'aime... Je t'aime... Je t'aime...

Je me fondis un peu plus dans tout ce blanc, me laissant bercer comme un bébé. C'était ce genre de chose, ce genre de sensations que je ne connaissais que trop peu dans ma vie, et que j'avais pourtant tellement envie de goûter à ça, d'y avoir le droit tous les jours de ma vie. De tout faire, absolument tout pour garder cette sensation prêt de moi. Je ne voulais pas bouger. Alors que je me blottissais un peu plus dans cette blancheur cotonneuse, je la sentis s'éloigner doucement, alors que l'univers semblait s'assombrir, que l'atmosphère s'assombrissait, que l'odeur disparaissait... Même la musique avait disparue. Je me sentais perdu, abandonné, j'avais froid... La seule chose que je ressentais était comme une odeur de trahison et de tristesse qui flottait, accompagnée d'un doré malsain... Ma respiration s’accéléra d'un coup, j'étais stressé, mal à l'aise, apeuré. Je voulais que la lumière, la chaleur, l'odeur reviennent. Je voulais rester dedans. Je tendis les bras vers la blancheur, essayant de l'attraper.

- Non... Non... Pars pas...

Je me réveillai d'un coup, en sueur, les yeux hagards, les pupilles dilatées par mon rêve. Je ne savais pas où j'étais, j'étais totalement désorienté. Je savais juste qu'on était le matin, par rapport à la lumière. Pas moyen de reconnaître la pièce, ou même seulement de me rappeler comment j'étais arrivé. La soirée d'hier était plongée dans un nuage cotonneux, impossible de l'en dépêtrer. Je clignai des yeux plusieurs fois, avant de réaliser que j'étais contre quelque chose de chaud. Je tournai la tête et restai sans bouger, totalement perplexe. J'étais... Dans les bras d'Edward James. Oui, cet Edward James. Mon collègue allergique aux hommes... Et je le serrai moi même avec force. Je ne comprenais pour ainsi dire... Pas du tout. Mais je me sentais quand même bien. Et étrange. C'était donc de lui que venait cette odeur dans mon rêve. Inconsciemment je collai mon nez sur sa joue, reniflant doucement. Puis je me reculai un peu, fronçant les sourcils. Qu'est ce que je faisais, là... Quelque chose bougea sur mes jambes et je tournai la tête. Une petite boule de poils noire gesticulai entre Edward et moi, roulant sur la couverture qui nous recouvrait. Vu que je ne comprenais toujours pas exactement ce que je faisais là, je relâchai doucement Edward et sortis de ses bras pour me redresser en souriant, voulant attraper le chaton pour le caresser. Mon sourire disparu d'un coup. Je ressentis une vive douleur au niveau des fesses. Ça faisait un mal de chien... Grimaçant, je tendis la mains pour repérer ce qui n'allait pas. Je me figeai en fronçant les sourcils. J'étais nu sous la couverture... Ou c'est moi qui rêvais... Je soulevai la couverture et regardai. Oui. J'étais nu. Et Edward aussi manifestement... Mon cerveau, quoi qu’encore un peu groggy, fit tout de suite la liaison entre la vive douleur que j'avais ressenti et la situation dans laquelle j'étais. Je restai sans bouger un long moment, bouche bée, clignant des yeux par intermittence.

- Oh mon dieu... Qu'est ce qui s'est passé hier...

Assis sur le canapé à côté d'Edward, la tête penchée en avant, je me massai le front plusieurs fois, les sourcils froncés, essayant de me rappeler ma journée d'hier. J'avais bu... A cause de Yuki... Je n'eus qu'un petit pincement au coeur en pensant à lui, moins douloureux que ce que j'aurais cru ressentir. Comme si je n'étais pas si blessé que je le croyais. Ou que j'avais guéris. Le reste de la soirée arriva par vague, un peu en vrac dans ma tête. Je relevai la tête en regardant le mur en face de moi.

- Nooooonnn... C'est pas vrai...

Je me retournai vers Edward, le contemplant de nouveau, totalement surpris. Je n'étais pas aussi en colère que j'aurais dû l'être, je le sentais. Mais... Mais... Alors là je ne comprenais... Rien. Je le regardai longtemps avec de grands yeux, éberlué. Edward m'avait... M'avait... Enculé ??? Je restai encore sans bouger, puis je posai ma main sur son épaule pour le secouer un peu et le réveiller.

- Edward James. Edward James. Réveille toi.

Je savais même pas ce que j'allais bien pouvoir lui dire quand il serait réveillé. Mais il fallait qu'il se réveille là. Et maintenant.


To be continued ...


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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Jeu 13 Juin - 20:31


Parce qu'on ne peut cacher ses sentiments indéfiniment...




Le rêve qui vint me hanter fut plus douloureux que ce que j'avais pensé. Après avoir partagé une telle nuit d'amour avec Floyd, j'avais cru que mes rêves seraient doux, tendre, une bulle de bonheur. C'est tout le contraire. J'avais au départ, imaginé le dégout de mon collègue à mon égard, je l'avais vu me repousser avec force, puis, Jeremy était venu l'aider, me faisais comprend que je n'avais pas le droit de le tromper... C'était idiot, il était en prison, loin de moi, nous n'avions plus rien à faire ensemble mais l'emprise qu'il exercé sur moi était encore présente. Je sentais la peur me tordre de douleur, j'aurais pu m'enfuir mais j'avais trop peur des coups qu'il me réserverait si j'osais désobéir, j'avais peur qu'il me tue, qu'il me viole... Ma plus grande crainte était que ce FLoyd de mes rêves voit cet odieux spectacle. De ses yeux de félin, ils nous contemplaient et je suppliais mon ancien partenaire de ne pas me toucher en la présence de mon bien-aimé. Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres et il se pencha, agrippant mes cheveux pour me soulever tandis qu'une dizaine d'inconnu -tous masculins- venaient le rejoindre. Ce fut à ce moment précis que quelqu'un décida de me secouer, hors de cette prison de cauchemar et avec soulagement, je retrouvais le vrai monde.

Ça ne dura que quelques secondes bien entendu. Je clignais des yeux, regardant la personne présente à mes côtés, les paupières à demi ouverte. La lumière qui s'infiltrait parmi les rideaux me fis grimacé et je cachais ma tête sous la couverture pour me protéger de la lumière trop vive pour mes yeux endormi... Pourtant, ce terrifiant songe m'obligeais à m'agripper à l'homme à mes côtés et ma main tâtât le terrain jusqu'à rencontré le poignée de l'homme. Je le serrais alors, respirant bruyamment en recommençant à m'endormir. Je me bougeais légèrement avant que ma jambe ne rencontre celle de l'homme à mes côtés... Mon autre main valide quant à elle, toucha une autre chose, quelque chose de dénudé et de chaud... Une personne. Il fallu un instant avant que mon esprit ne fasse un "tilt" et je me relevais presque d'un bond, les yeux rond pour contempler avec effarement le bibliothécaire. À moitié encore sous la couverture, je clignais des yeux en regardant son visage, ses lèvres que j'avais dévoré la veille avec avidité... Et je lâchais un cri rauque en me recroquevillant au fond du canapé.

- Floyd ! Tu... Enfin... Vous êtes... Vous êtes ici...

Je secouais la tête en regardant le chat qui, lui même, nous contempler avec ses petites pupilles couleur fauve. Il se releva, miaulant en voyant qu'il avait attiré mon attention et vint se frotter à mon bras. Il ne fallu guère longtemps avant que Dyrk aboie en sautillant jusqu'à nous, posant ses grosses pattes sur le canapé. Je me relevais en levant la main, faisant mine que j'allais lui asséner une tape... Lorsque la couverture tomba... Je baissais les yeux, voyant ma virilité... Nu... Dépourvu de tout vêtement. J'attrapais une nouvelle fois la couverture pour me cacher dans un ultime effort, faisant tomber le minou au passage qui trébucha avant de se cogner à Floyd, en poussant un nouveau cri. Finalement, tout ce qui c'était passé la veille était bien réel et je ne pouvais y croire... Ce fut alors que je me rappelais de ce que je lui avais fais, je me mis à rougir violemment, posant ma main sur son épaule avec panique.

- Oh mon Dieu... Je... Je suis désolé ! Vous n'avez pas mal, oh mon Dieu... Qu'est-ce que j'ai fais...

Je regardais ma main posé sur lui avant de la retirer violemment, comme si ce simple geste avait été une brulure pour moi. À chaque fois que je le touchais, je le revoyais la veille, je le sentais se resserrer autour de moi et je l'entendais gémir sous moi... Je ne voulais pas... C'était ignoble, ce que je lui avais fais était monstrueux... Étais-je finalement réellement homosexuel ? C'était écœurant, je me donnais envie de vomir et très vite, mes rougeurs laissèrent la place à un teint livide en comprenant les conséquences de mes actes concernant Floyd mais aussi... Concernant mon orientation sexuelle...

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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Dim 16 Juin - 0:12



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Mon collègue sortit de l'inconscience. Enfin... En quelque sorte... Il ouvrit à peine les yeux avant de se cacher sous la couverture pour fuir la lumière. J'allais le secouer de nouveau pour qu'il se réveille définitivement mais je le vis glisser sa main jusqu'à la mienne. Il m'attrapa par le poignet et je sentis une de ses jambes glisser jusqu'aux miennes. Son autre main se posa sur ma taille dénudée par ma chemise ouverte. Je haussai un sourcil en le regardant faire, penchant entre l'énervement car il ne se levait pas et l'amusement de le voir comme ça. Je le trouvais déjà mignon d'habitude mais là il l'était encore plus. Il se releva d'un bond en ouvrant les yeux et je sursautai légèrement. Ah... Il avait l'air d'avoir reprit conscience... Il me regarda un instant en essayant de comprendre ce qu'il se passait et je le laissai se débrouiller seul, lui jetant un regard impassible. Il se blottit contre le dossier du canapé d'un coup, apeuré, comme si je l'avais brûlé.

- Floyd ! Tu... Enfin... Vous êtes... Vous êtes ici...

Je soupirai longuement. Non... Sans blague... Il devenait tout tremblant de peur devant moi alors que cette nuit encore il m'avait lui-même totalement soumis. Oui... Fallait bien l'avouer... Je me souvenais vaguement d'avoir pris du plaisir à me faire prendre par Edward. Certes... J'avais mal aujourd'hui mais... Ouais ça avait été bon quoi... Et puis... Malgré le fait que je n'ai pas été consentant... Pas techniquement... Ça avait été tellement plus... Tendre que ce que je pensais. Plus doux que toutes les expériences que j'avais jamais eu. Edward secouait la tête comme si il essayait de refuser la réalité. Lorsque les animaux que j'avais vu hier commencèrent à s'agiter, mon collègue concentra son attention sur eux. Il se leva quand un chien au pelage gris foncé posa ses pattes sur le canapé pour le menacer d'une main tendue et se retrouva nu, sans la couverture qui était restée sur moi. Je fixai mon attention sur ses hanches et ses fesses éclairées par le soleil qui passait par les fenêtres et frissonnai doucement... Il était quand même très beau... Même très sexy... Sa peau blanche était vraiment magnifique... Ça m'aurait presque excité si je n'avais pas été dans ce contexte. Edward se rendit compte de son erreur et tira brusquement la couverture à lui pour se couvrir. Je la retins d'une main pour qu'elle ne tombe pas dans son élan et me découvre à mon tour. Par la même occasion, je rattrapai le petit chat noir qui était tombé et le pris dans mes bras, lui caressant la tête doucement pour le calmer. Edward me fit de nouveau sursauter en posant brusquement sa main sur mon épaule à moitié dénudée, le visage rouge.

- Oh mon Dieu... Je... Je suis désolé ! Vous n'avez pas mal, oh mon Dieu... Qu'est-ce que j'ai fais...

Il la retira d'un coup, son geste identique à sa fuite un peu plus tôt et ses mignonnes rougeurs laissèrent place à un teint livide. Je haussai un sourcil puis soupirai de nouveau en grattouillant le menton du chaton machinalement.

- Je pense qu'à ce niveau là, ce n'est plus la peine de se vouvoyer, Edward...

J'essayai de me rassoir pour me lever ensuite mais je grimaçai en sentant de plus belle la douleur et me laissai retomber lourdement en grognant, le chat sur mon torse. Je soupirai de nouveau longuement, les yeux fermés puis je fixai le plafond en essayant de recadrer mes pensées. Bon... J'avais techniquement été violé... Mais j'étais entré sans permission chez lui. En plus j'en avais retiré un plaisir nouveau que je ne pouvais renier. Et plus que tout... Je fronçai les sourcils en repensant à la raison de tout ce beau bordel. Yuki. J'avais été totalement démoli. Vraiment. Au point de m'être bourré et d'avoir été pris par un collègue de travail. Et d'avoir été dépucelé par la même occasion. Mais aujourd'hui... Rien... Enfin si... J'étais toujours triste, je me sentais toujours trahis... Mais... Ce n'était plus aussi grave... Comme si la blessure cicatrisait doucement. Ça grattait un peu et ça faisait encore mal mais ce n'était plus insupportable. Et... C'était un peu stupide à dire, mais je n'aimais pas me mentir à moi-même... Je pensais bien que c'était à cause d'Edward. Je le regardai intensément, un peu perdu, la joue posée sur le canapé, réfléchissant. Je passai au passage la langue sur ma lèvre inférieure et recueilli un goût de sang. C'est vrai... Il m'avait mordu hier. Je frissonnai doucement en m'en rappelant. Cette nuit avait été à la fois... Si sauvage et si douce. J'avais baigné dans les plaisirs charnels tout en me plongeant dans une douceur que je n'avais jamais, au grand jamais ressenti. J'avais déjà été doux avec des animaux ou des enfants, ou même mon frère. Mais jamais je n'avais reçu autant de tendresse de la part de quelqu'un. Je m'en sentais... Comme béni. Privilégié. Rassuré. Sécurisé. C'était bon... Je me mordillai la lèvre en continuant de fixer Edward d'un air troublé, entamant de nouveau ma blessure. Il était vraiment beau... Je me rappelais de sa tenue d'hier, absolument... Ravissante. Et encore maintenant, tout débraillé avec sa couverture, il était beau. Et... Je fronçai les sourcils, essayant de me dépêtrer dans mes pensées, sans vraiment de succès. J'avais juste l'impression qu'il s'était passé un truc cette nuit. En tout cas, aussi bizarre que ça pouvait être, surtout venant de moi, je ne lui en voulais pas pour ce qui s'était passé. J'avais même l'envie de lui dire merci... Sans savoir vraiment pourquoi. Je soupirai de nouveau et, parce qu'il fallait quand même que je la pose, j'énonçai ma question.

- Ed... Ce surnom m'était venu tout naturellement et je frissonnai imperceptiblement. Pourquoi tu as fais ça ? J'aimerais savoir...

Ma voix n'avait été ni énervée, ni menaçante, ni défiante, ni brusque. Elle avait été calme, curieuse, douce. Je n'étais même pas énervé. C'était ridicule. Mais c'était vrai.


To be continued ...


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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Lun 17 Juin - 21:22


Parce qu'on ne peut cacher ses sentiments indéfiniment...




Floyd se mit à caresser le chat et je me remettais à fantasmer sur lui. cette même main qui faisait du bien à l'animal était venu s'entremêler à mes doigts la veille, je pouvais sentir de nouveau son touché, si doux, si attachant... Je le voulais de nouveau. Si l'alcool aurait été le maître en cet instant précis, sans aucune doute, je lui aurais bondis dessus, le suppliant de me prendre, de me faire hurler de plaisir sous ses coups de reins énergique... Il devait être si bon... Je me sentis rougir violemment et encore une fois, j'effaçais ces pensées.

- Je pense qu'à ce niveau là, ce n'est plus la peine de se vouvoyer, Edward...

Je secouais la tête en soupirant, jamais je ne pourrais le tutoyer de la sorte, c'était impossible pour moi. Lorsqu'il tenta de se redresser, je tendais de nouveau les bras vers lui, au cas où il fasse une mauvaise chute, mais me ravissais instantanément. Je ne pouvais pas le toucher, je ne devais pas ! Pourtant, j'avais envie de me coller à lui, de le prendre dans mes bras, lui demander qu'il m'accepte. Une autre voix en moi, chantait elle aussi, me murmurer doucement que c'était impossible, que pour qu'une telle chose arrive, il faudrait que je m'accepte moi même dans un premier temps. M'accepter ? Quelle idiotie, je n'en avais aucune envie. Pourquoi accepter de voir le personnage tordu que nous étions ? Je devais disparaitre, c'était la seule solution pour que cette maladie quitte mon corps. Pourtant, l'idée même de me suicider ne me vins pas à l'esprit, cette solution me semblait totalement idiote, il fallait être un imbécile pour recourir à de tel moyens... Doucement, je posais mon regard sur l'homme, sur ses lèvres, sur cette cicatrice que je lui avais infligé... Et je me remis à rougir, plus encore lorsqu'il posa sur moi ses yeux de félin.

- Ed... Pourquoi tu as fais ça ? J'aimerais savoir...

Encore une fois, le simple fait qu'il me surnomme comme ça me fis frémir, mais cette fois-ci, je sentis aussi les larmes monter. Je me retenais, tant bien que mal, conscient que mes yeux devaient briller et pour qu'il ne le remarque, je détournais légèrement la tête, fixant un point de l'autre côté de la pièce. Il n'avait pas été agressif, et c'était d'autant plus dur pour moi, j'aurais préféré qu'il me frappe et parte, qu'il me force à démissionner. Je serais parti sans broncher s'il me l'avais demandé...

- Je...

Je fermais les yeux en respirant fortement, avalant ma salive difficilement pendant que les animaux commencèrent à s'immobiliser. Ils étaient une partie de moi, ils comprenaient tout, ils savaient quand j'allais mal et lorsque j'étais heureux... Cependant, ils se recroquevillèrent, même le chat présent à nos côtés, surement qu'ils se demandaient s'ils devaient craindre une nouvelle colère ou simplement voir leur maître s'effondrer.

- Je suis désolé... Je rouvrais les yeux, calmé, et reportais mon regard sur son visage en serrant les poings, je suis tombé amoureux de vous, monsieur West...

Ils étaient sorti dans un simple murmure, presque inaudible et pourtant, ils m'avaient semblais encore trop fort pour nous deux. Mon cœur s'accéléra et je n'eus qu'une envie, me cacher. je n'en fis rien. J'affronterais cet homme en face. Je le regarderais quitter la maison, sans le retenir. Je lâchais un nouveau soupir, baissant les yeux timidement et avec hésitation, pourtant, ma voix fut plus forte cette fois-ci et plus dur... Dur n'était pas le mot, disons que je semblais décidé.

- Mais je n'attends aucune réponse de votre part, aucune de celle que vous me donnerais ne pourra me satisfaire.

S'il disait qu'il acceptait mes sentiments ? J'allais le rejeter, parce que je refusais de voir la vérité en face, je refusais de sortir avec un homme, les homosexuels étaient des déchets de la société, des erreurs de la nature... J'étais une erreur, ma simple naissance était un pêché. S'il me repoussais ? j'allais exploser en larme après son départ, parce que je ne voulais pas qu'il me quitte. Alors pourquoi le lui dire ? Parce qu'il me l'avais demandé et parce qu'il l'avait fait, je n'avais pu lui cacher, j'avais obéis, docilement, comme un gentil chien qui aimerait recevoir sa caresse... Où était donc passé ce terrible combattant ? Où était le loup ? Je le savais, je savais où il était allé... Il était allé dormir dans les bras de son bien aimé, Floyd.

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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Mar 18 Juin - 3:45



Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici...
♠ Quand on ne sait plus quoi faire, même si on s'appelle West

   
   
 
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... ▬ [NC-16]
...



J’aperçus quelques instants ses yeux avant qu'il détourne la tête devant ma question. Ils brillaient. Je fronçai les sourcils. Il... Pleurait ? A cause de ce que j'avais dis ? J'avais envie de le prendre dans mes bras pour je ne sais quelle raison. Je n'étais pas du genre à m'apitoyer sur le sort de quelqu'un mais là je voulais juste... Le prendre dans mes bras. Comme il m'avait prit dans les siens cette nuit alors que je pleurais à chaudes larmes. Il commença d'une voix hésitante.

- Je...

Edward ferma les yeux en déglutissant, peinant apparemment à s'exprimer. Le voir se démener comme ça... Je me redressai sur un coude et le fixai encore plus intensément. Je voulais qu'il réponde. Je voulais savoir pourquoi il m'avait prit. Pourquoi il m'avait... Fait l'amour. Pourquoi il avait été si tendre, si doux, si... Je ne le pressai pourtant pas. J'attendis patiemment qu'il continue. Le petit chat sur mon torse commença à se crisper, le poil ébouriffé en fixant Edward.

- Je suis désolé... Il me fixa de nouveau, Je suis tombé amoureux de vous, monsieur West...

Son murmure me laissa sans voix. Perplexe. Perdu. Je le fixai longuement en clignant des yeux. Quoi ? Quoi ? Il... M'aimait ? J'étais... Totalement... Je ne savais pas... Cette confession était si étrange. Edward James, cet homme qui détestait les hommes, et peut-être moi plus encore m'aimait. Je n'étais pas fou. Je savais comment j'étais avec les autres, comment on me percevait... Et je ne doutais pas une seule minute de ne pas être  de ces gens recommandables... Alors Edward... M'aimer alors qu'il était si à cheval sur ses principes. Je n'en croyais pas mes oreilles. Et... En même temps... Je sentais mon cœur battre à une vitesse folle. C'était tout bizarre. Je ne savais même pas ce qui m'arrivait. J'avais envie de bondir de ce fichu canapé. De prendre Ed dans mes bras et de le serrer furieusement. Ce surnom... Ed... Il me revenait encore si naturellement dans la tête. Merde... Qu'est ce qui m'arrivait... C'était peut-être juste l'engouement de me sentir aimé... Par quelqu'un d'aussi tendre... Cette tendresse que je voulais tellement. Je regardai longuement son torse. Il me donnait envie de m'y coller, d'enfoncer mon nez dans son cou à l'odeur si alléchante. De parcourir de mes doigts cette peau si douce. Je secouai la tête brusquement. Non... Il fallait que je me calme là... Je serrai les dents et me fis violence pour reprendre mes esprits. Edward détourna alors de nouveau son regard en reprenant d'une voix déterminée.

- Mais je n'attends aucune réponse de votre part, aucune de celle que vous me donnerais ne pourra me satisfaire.

Mon sang ne fit qu'un tour à ces mots, sans que j'en connaisse la raison. Pardon ? PARDON ? Ma main se crispa sur le petit chaton, qui poussa un miaulement plaintif. Je me redressai d'un coup, ignorant la douleur, mes jambes tremblantes et mon corps nu, après avoir déposé le chat sur le canapé. Non... Il n'allait pas me faire ce coup là ! Pas lui aussi ! Je me souvenais encore de ce que m'avait dit Yuki il y a quelques jours. Qu'il m'aimait, mais qu'il ne voulait pas être avec moi. Que je le rendais monstrueux ! La blessure avait beau avoir cicatrisée grâce à l'homme en face de moi, il venait d'y remettre un grand coup de couteau. Au fond de moi, une petite voix me disait que j'étais idiot de m'énerver pour ça. Que je m'en prenais à Edward pour rien. Mais non ! Je n'étais pas quelqu'un d'horrible. Bordel, je n'étais pas un monstre ! Pourquoi tous ceux qui me disaient m'aimer ne voulaient pas de moi ?! Et Edward ? Edward qui avait été si doux avec moi ? Ce n'était que du vent ? Yuki n'avait jamais été vraiment doux ou quoi que ce soit. J'avais été trahis, mais ce n'était en quelque sorte pas très surprenant au fond, quand on regardait bien. Mes parents... Si on pouvait appeler ça des parents... Ils m'avaient bannis, chassés. Abandonnés. Mais ils n'avaient jamais vraiment été mes parents, sauf par le sang. Mais lui ! Cet homme que je connaissais à peine ! Cet homme qui débarquait comme ça d'un coup. Qui me violait si tendrement chez lui ! Lui il avait été doux ! Lui il avait été tendre ! Mais... Il voulait aussi partir... Et pourquoi ? Parce qu'il avait peur des hommes ? Parce qu'il ne voulait pas être avec un homme ?! Oui je l'avais compris à ses mots. J'en connaissais assez pour comprendre ça. Et c'était lui. Lui. C'était lui qui était venu m'embrasser si passionnément dans la piscine. C'était lui qui m'avait fait l'amour. C'était lui qui me disait m'aimer ! Qu'il arrête de me dire ces putains de conneries ! Si il n'attendait pas de réponse, il n'avait qu'à pas être venu vers moi ! Il n'avait qu'à pas m'avoir... M'avoir... Rendu accro. J'en voulais encore. Je voulais encore de cette odeur ! Je voulais encore de cette tendresse ! Je n'allais pas le laisser partir comme ça. Je lui lançai un regard furieux de fauve et m'avançai vers lui. Puis je le chopai par le menton fermement, sans pour autant y aller avec violence malgré ma colère. Longtemps, je restai à le fixer droit dans les yeux, souhaitant que d'un simple regard il reste là, qu'il ne bouge plus. Qu'il reste contre moi. Ne me souciant aucunement de nos deux corps nus je le chopai par la taille de ma main libre et, gardant l'autre sur la mâchoire je plongeai la tête dans son cou, le mordant fortement. Je ne voulais pas le faire saigner. Simplement le marquer. J'aspirai longuement, comme un vampire l'aurait fait pour extraire son sang. J'étais noyé par son odeur sucrée, cette odeur de pomme si douce et réconfortante. Si... Calmante. Mais je ne parvins pas à me calmer tout de suite. Je décollai mon visage de son cou, y laissant une marque rouge de suçon entourée de marques de dents. Puis je le regardai de nouveau, scrutant intensément son visage, un grondement sourd s'échappant de ma gorge. Je ne voulais pas que cet homme parte. Pas lui aussi. Pas encore un...

- Quoi... Ma voix avait résonné comme un grognement. Tu vas juste me laisser partir comme ça ? Tu vas être satisfait d'être sans réponse ? Tu te fous de moi ? T'es si trouillard que ça pour ne pas accepter d'aimer un de ces hommes que tu détestes tant ? Ou peut-être que tu me vois comme un monstre c'est ça ? Comme tous les autres ? Je suis tellement monstrueux que personne ne peut assumer de m'aimer c'est ça ?

Je sentais des larmes me monter aux yeux et je me tus, serrant les dents. Je ne voulais pas être... Encore abandonné... Pourquoi tout le monde partait-il toujours ? Alan, mon si mignon petit frère allait-il partir aussi quand son idéal grand frère allait décevoir ses attentes ? Allais-je encore me retrouver seul ? Je ne voulais pas. Je ne voulais plus être seul... Je le regardai d'un air désespéré, me plongeant dans ses yeux si sanglants. Ses yeux qui, malgré leur couleur incongrue me paraissaient aussi chauds que le sang qui coulait dans mes veines. Des yeux que je voulais se poser chaleureusement sur moi. Je posai mes lèvres sur les siennes sans prévenir et, malgré toute la fureur et la tristesse que je ressentais, je l'embrassai avec douceur, comme il m'avait traité. Juste de la douceur. Juste de la tendresse. Ma main qui tenait sa mâchoire glissa vers son cou pour caresser la morsure. C'était le premier baiser que je lui donnait moi-même. C'était le premier baiser que je donnais si tendrement à quelqu'un. Je me décollai à peine et le regardai un instant avant de poser mon front contre le sien, les yeux fermés. Puis je parlai, mes lèvres frôlant parfois les siennes dans leur mouvement.

- Je ne partirai pas comme ça... Tu peux toujours rêver... Tu ne vas pas me chasser toi non plus... Il en est hors de question...

Ma voix avait été douce, opposée à celle que j'avais eu un peu plus tôt. Caressante et douce. Je respirais plus calmement, le nez contre sa peau, son odeur m'enivrant et m'apaisant. Je n'allais pas partir. Pas encore une fois...


To be continued ...


© Never-Utopia


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Si la vie te tourne le dos, touche lui le cul pour qu'elle se retourne.

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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Mar 18 Juin - 11:46


Parce qu'on ne peut cacher ses sentiments indéfiniment...




je n'avais certainement pas pensé qu'il réagirait bien, je m'en étais douté. Pourtant, lorsqu'il commença à s'énerver, je me crispais. Pourquoi ? Il dégageait la même chose que... Jeremy... Si à première vu, j'avais tout de suite remarqué leur aura similaire, lorsque Floyd rentré en fureur, il ne faisait que plus lui ressembler encore. J'avais peur. Je ne fis toutefois rien. Comme si la peur m'empêchais de bouger. Je connaissais la violence. La douleur. J'avais peur de la sentir de nouveau. Lorsque l'homme prit dans sa main mon menton, je tressaillis, lui lançant des regards suppliant, priant pour qu'il ne déchaine pas sa rage sur moi. Je l'avais mérité, mais c'était dur à accepter. Il se contenta de me fixer durement et je ne détournais pas le regard. Putain ! Pourquoi étais-je insolent ? Pourquoi malgré la peur, je refusais de détourner les yeux, comme si ce simple geste aurait été un abandon de ma part ? À mon tour, je le fixais, sans jamais ciller, à la regarder avec détermination. Ma fierté mal placée m'empêcher de perdre dans ce duel. Son bras passa autour de ma taille, ce qui me valu un nouveau frison, partagé entre la joie et le dégout. Le dégout fini par l'emporter car l'homme qui se trouvait en face... Ne ressemblait pas à celui que j'aimais. Ses lèvres se posèrent sur ma gorge, mordant ma chair et je lâchais un cri de surprise. C'était trop. J'avais la tête qui tournée. Pire encore, je me mis à demander pardon, intérieurement bien sur, jamais je n'aurais dis à haute voix mes craintes, mais je le faisais quand même dans ma tête, c'était suffisant pour que je craque. Il retira son visage du creux de mon cou et je retins un soupir de soulagement. Il ne devait pas le savoir. Sa voix cependant, gronda comme un fauve qu'on aurait relâché, scrutant du regard une pauvre proie sans défense qui avait osé essayer de braver l'interdit : fuir.

- Quoi... Tu vas juste me laisser partir comme ça ? Tu vas être satisfait d'être sans réponse ? Tu te fous de moi ? T'es si trouillard que ça pour ne pas accepter d'aimer un de ces hommes que tu détestes tant ? Ou peut-être que tu me vois comme un monstre c'est ça ? Comme tous les autres ? Je suis tellement monstrueux que personne ne peut assumer de m'aimer c'est ça ?

Je le regardais de nouveau avec diverses sentiments partagés... Amour... Déception... Colère... Il ne pouvait pas comprendre ce que je ressentais... Comment aurait-il pu ? Il n'avait pas vécu ce que j'avais vécu ! Je n'étais pas peureux, j'avais juste... J'avais juste peur d'être de nouveau trahis... Ça ne faisait pourtant pas de moi un lâche, n'est-ce pas ? Je me mis à trembler discrètement, espérant qu'il ne le sentirait pas, qu'il ne verrait pas cette faiblesse, qu'il n'en profiterait pas. Je ne voulais qu'une chose, courir me réfugier dans ma chambre, m'enfermer dans la pièce en barricadant mon sanctuaire, pour que nul homme ne puisse de nouveau me toucher. Pourtant, lui n'était pas comme Jeremy, un mur ne l'arrêterait pas, des barreaux ne pourrait le retenir prisonnier... J'étais sans protection... Vulnérable... Il rapproche son visage du mien et je fermais les yeux, serrant les dents pour ne pas voir cette bête s'approcher de moi. Quand bien même lorsqu'il m'embrassa, je ne ressentis aucune sensation de joie... Il m'avais eu lui aussi comme ça, grognant mais doux, c'est pour ça que je ne m'étais pas enfuis immédiatement. Lorsqu'on goute au poing d'un homme en colère, on ne peut plus fuir, parce qu'on a peur.. Oui... j'avais eu peur. Peur qu'il me tue. Alors je n'étais pas parti. Une chose pensée me vint, tandis qu'il posait son front contre le mien, je rouvrais les yeux, cherchant du regard mon appareil photo, même mon téléphone s'il le fallait ! Ça ferait l'affaire !

- Je ne partirai pas comme ça... Tu peux toujours rêver... Tu ne vas pas me chasser toi non plus... Il en est hors de question...

Cette fois-ci, ses paroles furent douce... Surement que cette voix apaisé eu le dons de me rassurer car j'oubliais ma quête principale, regardant à la place cet homme, durement. Je posais mes mains à plat sur son torse, le repoussant violemment. Non, j'avais toujours peur, mais je refusais de me laisser faire. Il avait beau être un homme, j'en étais un aussi ! Il était hors de question que je me plis ! Un grognement étira mes lèvres, je le foudroyais du regard pendant que des mots que je ne voulais dire traversèrent leur repaire.

- Qu'est-ce que tu y connais à la peur toi ? Hein ?! Tu crois que c'est facile pour moi ? J'ai... Pendant des mois, j'ai appelé à l'aide ! Des larmes commencèrent à couler le long de mes joues tandis que ma voix devenait de plus en plus forte, pourtant, elle se briser de temps à autre... J'ai été séquestré et violé par un homme ! Par mon meilleur ami ! Et tu voudrais que j'en aime un ?! Un homme ?! Toute ma vie, j'ai tenté d'oublier ! Ne dis pas que je suis un lâche aussi facilement ! Ça n'a jamais été facile pour moi !

Je lâchais un sanglot, baissant la tête, impuissant, enlevant mes mains de son torse... Je ne voulais plus le toucher... Ma main quant à elle, alla se poser sur l'emplacement de la marque qu'il m'avais fait, caressant la marque de dent qu'il m'avais infligé. Je fini par reprendre d'une voix grondante.

- Tu crois que c'était facile pour moi ?! J'avais une femme, pourtant, je regardais sans cesse les hommes ! Tu crois que j'avais le choix ?! J'ai été élevé dans une famille qui ne cessé de critiquer les homosexuels, à chaque fois que j'étais attiré par un homme, j'avais l'impression d'être un déchet, une erreur de la nature ! Et toi, tu me demande d'abandonner tout ce en quoi j'ai cru ! Tu pense qu'il me suffis de claquer des doigts pour que tout disparaisse ?!


Je ramenais mes mains sur mon visage, collant mon dos contre le canapé, pleurant de nouveau silencieusement, cachant les larmes qui perlaient le long de mes joues à Floyd. J'étais pitoyable, je ne voulais pas qu'il me vois ainsi. C'était pathétique. D'une voix plus faible, peiné et décomposé, j'achevais mon discoure.

- Je ne suis pas comme toi moi... Je ne suis pas capable... Je ne suis pas aussi fort que toi... Tu crois que je suis heureux de devoir tourner le dos à ce que je suis...? Je ne suis pas un lâche... j'ai peur... C'est tout... Parce que moi... Je n'ai pas cette force...

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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Mar 18 Juin - 14:00



Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici...
♠ La douceur d'être aimé...

   
   
 
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...



Lorsque je fus repoussé violemment je rouvris les yeux, sentant la faille dans mon cœur s'élargir un peu plus. Edward avait grogné férocement, en réponse à mon geste. Je prenais ça pour un refus bien plus décisif que des mots. Ça faisait mal...

- Qu'est-ce que tu y connais à la peur toi ? Hein ?! Tu crois que c'est facile pour moi ? J'ai... Pendant des mois, j'ai appelé à l'aide ! J'ai été séquestré et violé par un homme ! Par mon meilleur ami ! Et tu voudrais que j'en aime un ?! Un homme ?! Toute ma vie, j'ai tenté d'oublier ! Ne dis pas que je suis un lâche aussi facilement ! Ça n'a jamais été facile pour moi !

Il avait commencé à pleurer pendant sa tirade, sa voix se brisant à chaque mot difficile... Quel égoïste j'avais été. Pensant seulement à moi, je venais de m'attaquer à un homme brisé, j'avais beau n'avoir pas été violent sauf un peu au début, ce n'avait pas été correct. Mais... Je ne voulais pas le laisser partir lui aussi. Pas quelqu'un de plus. Je voulais juste avoir quelqu'un avec moi. Quelqu'un en qui je pouvais avoir confiance... Quelqu'un qui serait doux et tendre. Quelqu'un qui serait ma maison. Chez qui je pourrais toujours rentrer, quelle que soit l'heure, quel que soit le moment, simplement parce que j'en avais envie. Parce que j'en avais besoin. Et cet homme qui m'aimait. Cet homme qui malgré son rebut disait m'aimer et était doux avec un de ces hommes répugnants à son goût... Je pensais juste qu'il pourrait être cette maison. Mais... Je lui avais juste fais avoir un peu plus peur. Cet homme qui m'avait donné tant de douceur n'avait eu le droit en retour qu'à une réaction égoïste. Je ne devais pas êtré fais pour vivre avec quelqu'un au final... Sa voix résonna de nouveau et je frissonnai.

- Tu crois que c'était facile pour moi ?! J'avais une femme, pourtant, je regardais sans cesse les hommes ! Tu crois que j'avais le choix ?! J'ai été élevé dans une famille qui ne cessé de critiquer les homosexuels, à chaque fois que j'étais attiré par un homme, j'avais l'impression d'être un déchet, une erreur de la nature ! Et toi, tu me demande d'abandonner tout ce en quoi j'ai cru ! Tu pense qu'il me suffis de claquer des doigts pour que tout disparaisse ?!

Oui... Moi je le pensais. Mais je n'avais eu personne digne d'être appelé parent. Personne qui aurait pu avoir sur moi des mots à l'impact si puissant. Pour moi, ce genre de phrase n'aurait été juste qu'une règle stupide créée simplement pour m'enfermer, et et que j'aurais brisé comme toutes les autres. Pour être libre. Mais... Edward avait eu une vie normale... Enfin... Des parents quoi... Parce que je n'estimais pas normal des parents qui forçaient leur fils à croire en quelque chose de faux. L'homosexualité n'avait rien d'une chose horrible et dégoûtante. C'était simplement de l'amour. Entre deux personnes du même sexe, mais de l'amour quand même. Ses parents étaient idiots. Et... Son meilleur ami dont il parlait. Lui n'était qu'un monstre. Même moi, qui n'éprouvais rien d'autre que du plaisir avec les nombreux partenaires que j'avais eu avant, je ne m'étais jamais montré aussi irrespectueux envers quelqu'un. Son geste avait été horrible. Ce n'avait en aucun cas été de l'amour. Ce n'était pas représentatif de l'homosexualité. Quand il m'avait dit avoir appelé à l'aide, si je l'avais connu je serais venu l'aider. J'en ressentais le besoin. Edward s'affala sur le canapé, le visage caché dans ses mains. J'entendais ses sanglots résonner dans cet espace clos.

- Je ne suis pas comme toi moi... Je ne suis pas capable... Je ne suis pas aussi fort que toi... Tu crois que je suis heureux de devoir tourner le dos à ce que je suis...? Je ne suis pas un lâche... j'ai peur... C'est tout... Parce que moi... Je n'ai pas cette force...

Je tendis la main vers lui, sur une impulsion soudaine. Mais je la stoppai à quelques centimètres, tremblante. Je ne pouvais pas le toucher alors qu'il avait peur... Non... Et... Quand j'entendais ses paroles je ne pouvais que secouer la tête avec un air désabusé. Moi... Fort... Je pensais l'être avant cette nuit. Mais non je n'avais jamais été fort... J'avais juste été seul. Seul toute ma vie. J'étais devenu ce que je voulais, je m'étais construis seul. Mais ce n'était en aucun cas une force. Car... Il me manquait quelque chose d'essentiel, et je n'en prenais conscience que maintenant qu'on me l'offrait vraiment. Il me manquait l'amour de quelqu'un. J'avais brisé tant de cœurs inconnus sans aucune arrière-pensée, tout ça à cause de ce manque. Mais je comprenais maintenant. J'avais cru aimer Yuki. Au fond... Je l'avais sûrement aimé. Mais pas d'une manière correcte. Pas d'une manière douce et tendre. Et pour lui cela avait dû être pareil. Mais Edward. Cet Edward qui pleurait devant moi, coupé en deux entre ses principes et ce qu'il ressentait. Lui... Lui il... M'aimait vraiment... Au point de ne savoir que faire. J'avais envie de rester auprès de lui. De connaître l'amour de cet homme si compliqué. Mais je ne savais que faire maintenant. J'avais été d'un égoïsme sans nom. Et si j'essayais de rester avec lui, je serais encore égoïste. Mais... Je n'avais pas envie de laisser quelqu'un d'autre partir. Si vraiment je me faisais jeter je... Je ne savais pas ce que je ferais... Mais je n'irais pas être violent avec lui. Jamais. Jamais avec quelqu'un qui m'aimait, qui était doux avec moi.

Je restai quelques instants sans voix, le fixant sans savoir quoi faire. J'étais partagé en deux. Puis... Je me pliai lentement devant lui, laissant de côté la petite douleur de la récente pénétration. Doucement, sans un mot, je m'agenouillai sur le sol devant lui. Je n'étais pas un homme qui pliait l'échine devant n'importe qui. Comme je n'étais pas un homme qui pleurait toutes les deux secondes. Mais devant cet homme, en l'espace de quelques heures, je venais de faire les deux. Je ne voulais pas l'effrayer. Je ne voulais pas avoir l'air effrayant, debout devant lui. Je ne voulais pas avoir l'air de l'obliger à quoi que ce soit. Il risquait de partir du coup. Mais je n'étais pas ce con qui lui avait fait du mal. Je... Je posai doucement une main sur une de ses jambes, hésitant, légèrement tremblant. Je ne voulais pas lui faire peur. Je le regardai longuement, toute colère disparue de mon esprit.

- Tous les hommes ne sont pas comme celui qui t'a fait ça... L'homosexualité n'est pas quelque chose de monstrueux comme ce dont tu as eu l'aperçu avec tes parents ou ton meilleur ami... Ce n'est que de l'amour. Pas le plus conventionnel, mais de l'amour quand même. Et ça... Tu dois simplement le réaliser pour t'accepter.

Tout ce dont j'avais envie, c'était poser ma tête sur ses genoux et fermer les yeux, attendant une caresse comme un tigre apprivoisé. Mais à ce qu'il me disait, il ne le ferait jamais tant qu'il serait comme ça. Il ne voulait pas être homosexuel. Il préférait se renier lui-même que renier ce qu'on lui avait appris. Alors je lui apprendrais moi aussi. Et pour qu'il me fasse confiance, pour qu'il me donne tout son amour, toute sa tendresse, je devais lui donner quelque chose en retour, non ? Il m'avait délivré son passé. Je voulais lui délivrer le mien. Je reposai ma main sur mes genoux pliés et je le regardai un moment sans rien dire. Je... Je n'avais jamais parlé de ça. En grande partie parce que je ne m'en étais jamais rendu compte avant. Mais... J'avais peur d'en parler. Je me raclai la gorge puis commençai.

- Je... Je ne suis pas quelqu'un de fort. Je ne l'ai jamais été. Je suis juste quelqu'un de seul. Quand on est seul, on se détache des choses. On devient plus insensibles. Mais on est pas fort. Je... Je me suis construis seul, je n'ai pas eu de parents qui me forçaient à voir les choses de leur manière. Mais je n'ai pas eu de parents tout court...

Pendant que j'avais parlé, ma main avait glissé avant de venir caresser son pied du bout d'un doigt, doucement. J'avais envie de le prendre dans mes bras. De ressentir sa chaleur, son odeur. De ne plus me sentir seul. Mais je me retenais. Je ne voulais pas lui bloquer la route. Je ne voulais pas l'empêcher de s'enfuir. Donc je lui caressais juste le pied d'un doigt hésitant. Je le regardai longuement, d'un air à la fois doux, passionné et triste. Il allait sûrement partir lui aussi, comme tous ces autres. Mais je ne voulais céder aucune de mes chances. C'était la première fois qu'on me faisait ressentir ce genre de chose. Je voulais le garder. Je voulais qu'il m'accepte malgré ses craintes. Et je ferais tout pour les faire disparaître. Pour qu'il n'ait pas peur de moi. Pour que nous soyons ensemble, naturels. Je me rendais compte que j'essayais de m'enchaîner à quelqu'un volontairement, moi qui avais été insensible et libertin toute ma vie. Mais... Si c'était moi qui choisissais cette voix, ce n'était pas vraiment quelque chose qui me bloquait. C'était mon choix, que j'avais fais librement. Je ne voulais pas dire que j'aimais Edward. Pas alors que j'avais été si durement abandonné par le premier homme à qui je l'avais dis. Pas alors qu'il risquait à tout moment lui aussi de m'abandonner. Et je ne le connaissais pas depuis assez longtemps. Je voulais être prudent. Je voulais prendre mon temps. Ne pas faire d'erreur. J'approchai doucement mon visage et posai mes lèvres sur l'un de ses genoux, l'embrassant délicatement, les yeux fermés.

- Je... Je veux rester ici. Même si tu as peur, même si tu ne veux pas être avec un homme. Je veux que tu m'aime, même si je te dégoute. Je ne veux pas être encore seul. Je veux que tu combles ce vide. Et je veux t'aider à t'accepter comme tu es, malgré tout ce qu'on t'a dit et fait. Je veux... Qu'on soit plus forts. Tous les deux.

Je restai dans cette position, à genoux, un doigt courant sur son pied nu, les yeux fermés, mes lèvres sur sa peau douce. Je me figeai, attendant avec appréhension sa réaction, mon nez captant son odeur pour me donner un semblant de courage et d'espoir. Je me préparai également à recevoir un coup. Pour l'avoir touché.


To be continued ...


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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Mar 18 Juin - 14:19


Parce qu'on ne peut cacher ses sentiments indéfiniment...




J'avais peur, il allait s'énerver... Pourtant, j'étais certain que les choses ne se passeraient plus pareil, aujourd'hui, j'aurais le courage de m'interposer, parce que je ne voulais pas retomber dans la douleur, dans la souffrance, dans le désespoir... Le canapé grinça et j'enlevais mes mains, regardant cet homme qui avait renoncé à m'enchainer, qui s'apprêtait à me quitter... J'étais tellement soulagé... Il n'en fit rien, il se mit à la place à genoux, devant moi, et je le regardais sans comprendre... Quelque chose en moi me criait de faire attention, de fuir avant qu'il ne soit trop tard... L'autre partie me disait de rester, de le regarder, de comprendre pourquoi ce puissant conquérant s'agenouiller devant un royaume déjà conquit, devant son royaume. Il était impensable qu'il le fasse pour ma phobie, ainsi, cette hypothèse ne me vins pas même à l'esprit. Sa main se posa sur ma jambe, réveillant en moi une terrible nausée qui m secoué violemment, il fallait que je parte, tout de suite.

- Tous les hommes ne sont pas comme celui qui t'a fait ça... L'homosexualité n'est pas quelque chose de monstrueux comme ce dont tu as eu l'aperçu avec tes parents ou ton meilleur ami... Ce n'est que de l'amour. Pas le plus conventionnel, mais de l'amour quand même. Et ça... Tu dois simplement le réaliser pour t'accepter.

Je me figeais, le regardant, troublé et... Qu'est-ce que c'était que ce sentiment qui m'envahissais ? Qui m'emportai comme la plus puissante des tempêtes ? Je l'avais déjà ressenti mais je n'arrivais pas à la saisir, à la cerner... Pas pour le moment.

- Je... Je ne suis pas quelqu'un de fort. Je ne l'ai jamais été. Je suis juste quelqu'un de seul. Quand on est seul, on se détache des choses. On devient plus insensibles. Mais on est pas fort. Je... Je me suis construis seul, je n'ai pas eu de parents qui me forçaient à voir les choses de leur manière. Mais je n'ai pas eu de parents tout court...

Encore ce sentiment indéchiffrable qui me froissé... Je tressaillis, fixant maladroitement Floyd qui venait de m'avouer une part de sa vie, quelque chose qu'il avait du caché. Il avait été seul... Je n'aimais pas ça. Peu de temps auparavant, quelqu'un m'avais défini de naïf, pourquoi ? Parce que je m'inquiétais pour les gens, que je n'aimais pas voir la souffrance d'autrui et que je voulais aider ? Peut-être, mais c'était une partie de moi. J'avais eu des gens autour de moi et pourtant... Je comprenais ce qu'il ressentait. Seul Nicole avait été à mes côtés, elle avait été ma seule source de lumière... Mais lorsqu'elle n'avait plus été avec moi ? J'avais ressentis la solitude. Lorsque j'avais fuis le foyer, j'étais parti sans elle, j'avais été seul, sans personne à qui me fier. J'avais fini par apprécier ces petits moments de détente, mais je ne le supportais pas longtemps. Lui, n'avait... Jamais connu ce que j'avais connu... J'avais été dans une famille brisée, le genre de famille dans laquelle il y a toujours un drame, mais au fond, même si Père avait été dur, m'avait détesté pour ce que j'étais, j'étais resté son fils, une part de lui m'aimait... Il avait voulu mon bonheur, il pensait que ce qu'il souhaitait, était la seule façon pour moi d'être heureux. Il s'était trompé. Mais je l'aimais. Une douce caresse vint me toucher le pied mais cette fois-ci... Je ne fus pas dégouté, seulement triste.

- Je... Je veux rester ici. Même si tu as peur, même si tu ne veux pas être avec un homme. Je veux que tu m'aime, même si je te dégoute. Je ne veux pas être encore seul. Je veux que tu combles ce vide. Et je veux t'aider à t'accepter comme tu es, malgré tout ce qu'on t'a dit et fait. Je veux... Qu'on soit plus forts. Tous les deux.

Ah, ce sentiment ! Il revenait encore ! Pourtant cette fois-ci, je le compris, je su définir ce que c'était... Les larmes s'accélérèrent et je me remis à pleurer, la tête basse. Ça faisait mal et en même temps... Tellement de bien... j'aimais tellement cette sensation qui parcourait mes veines... Timidement, ma main vint chercher la sienne, la serrant avec hésitation pendant que mes joues se teignaient d'une douce couleur de rosée. Je lâchais un sanglot discret, les yeux embués de larmes et pourtant, je le regardais droit dans les yeux, avec un minimum de dignité, comme si l'homme fier et rebelle que j'étais se refuser de mourir. C'était moi. C'était ce que j'étais. Je ne voulais plus me cacher.

- Idiot... C'est impossible pour moi d'aimer quelqu'un comme toi... Je... Je te déteste...

Quel menteur... À peine ces mots s'échappèrent de mes lèvers que je me jetais sur lui, le prenant dans mes bras, cachant mon visage contre son torse. C'était stupide. je ne devais pas faire ça. Quoi qu'il dise, les homosexuels étaient contaminés par une maladie, maladie qui devait se soigner par la violence... Mais... j'aimais tellement ses bras... Sa voix grave... Ses yeux de chat... J'aimais tout de lui. Je l'aimais. Je l'aimais comme un fou... Les larmes continuaient à couler pendant que je m'accrochais d'autant plus à lui, passant mes bras autour de son torse pour le serrer contre moi.

- Tu n'es qu'un démon...

Lorsque je relevais les yeux vers son cou, je regardais la propre marque que je lui avais faite... Nous nous étions tout les deux marqués, comme nous l'aurions fait avec notre amant et pourtant... Nous n'étions rien l'un pour l'autre... Alors... Pourquoi est-ce que je continuais d'espérer ? Timidement, je glissais mon visage vers le suçon trônant fièrement sur sa gorge, je déposais mes lèvres dessus, murmurant une dernière fois un mensonge... Un mensonge dont la voix était douce, heureuse... Ému.

- Je te hais...

Ma passait sur cette blessure devenu rouge, puis, je déposais un baiser sur cette marque, rougissant de plus belle... Je ne me reconnaissais pas, mais j'aimais ce que je voyais en ce moment, j'aimais ce que j'étais... Bien que je le savais, ça ne resterait pas éternellement ainsi.

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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Mar 18 Juin - 20:36



Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici...
♠ La douceur d'être aimé...

   
   
 
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... ▬ [NC-16]
...



J'entendis Edward se remettre à pleurer et je rouvris les yeux, le voyant baisser la tête. Je me préparais à être renvoyé méchamment, aussi fus-je surpris lorsque je sentis sa main attraper la mienne. J'ouvris de grands yeux surpris, totalement ébahis par sa réaction. Les joues d'une belle couleur rose, les yeux brillants de larmes, il me regardait droit dans les yeux. Ce spectacle était sublime et je serrai sa main doucement. Je voulais l'attraper et le prendre dans mes bras, le serrer contre mon cœur, me fondre en lui. Je restai le regard plongé dans le sien, essayant de décrypter tout ce qui y passait.

- Idiot... C'est impossible pour moi d'aimer quelqu'un comme toi... Je... Je te déteste...

Je me serais senti tellement triste en entendant ce qu'il avait dit si, à peine ces mots prononcés, il ne s'était pas laissé tomber à genoux devant moi pour me serrer dans ses bras. Mon cœur battit soudainement beaucoup plus vite alors que je fixais ses cheveux blancs ébouriffés contrastant sur ma peau bronzée. Sa douce odeur montait jusqu'à moi, je me sentais... Comblé. Je l'attrapai furieusement entre mes bras, le collant à moi le plus fortement possible. Puis j'enfouis ma tête dans ses cheveux, respirant comme un échappé de la noyade. Je sentais ses larmes sur la peau nue de mon torse et tout ce que je désirais, c'était les absorber en entier. Je me sentais tellement bien ici, dans ses bras. Comme jamais auparavant.

- Tu n'es qu'un démon...

Je me moquais à présent de ce qu'il disait. Il pouvait m'insulter de tous les noms, faire ce qu'il voulait. Tant qu'il restait dans mes bras. Tant qu'il était avec moi. Les yeux fermés, je laissais mon cœur se calmer contre lui. Tous mes sens étaient en alerte, je ressentais la moindre petite chose qui se passait entre nous. Je me sentais... Complet. Lorsque je sentis ses lèvres se poser sur mon cou, à l'endroit qu'il avait sensibilisé cette nuit, je sentis un courant électrique me traverser.

- Je te hais...

Sa voix résonnait comme une déclaration, loin de la signification première des mots. Lorsque sa langue lécha mon suçon, je frissonnai de tout mon long contre lui, les yeux fermés, la bouche entrouverte. Une de mes mains avait glissé contre son dos, j'avais entremêlé mes doigts dans ses cheveux. Le moindre de ses gestes me remplissait de... Bonheur. On m'acceptait enfin... Enfin... Je m'écartai doucement et lui caressai la joue du bout des doigts, comme si il était un petit animal craintif et fragile, avec qui il fallait être doux et délicat. Je le contemplai longuement, épiant ses joues rouges, ses beaux yeux... Je sentis les miens s'illuminer, ainsi que mes joues se teindre à leur tour, heureux que j'étais. Le dernier homme sur terre que j'aurais cru capable de m'accepter l'avait fait. Je n'étais peut-être pas si horrible... Qu'il était beau... Je glissai mon autre main sur sa nuque et me penchai vers lui avec une lenteur extrême, profitant du moindre instant, du moindre détail. Puis je butinai légèrement ses lèvres chaudes, doucement, tendrement. Plusieurs fois je réitérai mon geste, frottant mon nez délicatement sur sa joue entre chaque baiser, essuyant ses larmes de mes lèvres. Comme un félin quémandant une caresse. Je devenais accro à son odeur sucrée de pomme, c'était une odeur juste... Parfaite. Ignorant ses mots, je gardai gravé dans mon cœur sa voix, ses intonations, ses mimiques.

- Oui tu me hais... Oui je suis un démon... Un monstre...

Il était dans mes bras, il me serrait dans les siens. Je pouvais être tout ce qu'il voulait, tant qu'il me gardait contre lui. Je glissai doucement mon visage dans son cou, inhalant son odeur sans retenue, puis je l'imitai. Je posai doucement mes lèvres sur ma récente morsure et restai sans bouger longuement, profitant de la douce sensation de sa peau. Puis je la léchai, comme pour l'aider à guérir. Plusieurs fois, comme un chat lapant son lait. Et de nouveau, je le serrai fort contre moi, mes bras l'emprisonnant presque. Mon nez était collé à sa nuque tellement j'étais proche de lui. Je soupirai de bien-être, ma poitrine se gonflant.

- Merci Ed... Merci d'être là... Merci de me prendre dans tes bras...

Je sentis de nouveau les larmes monter et je fermai les yeux, les laissant couler le long de mes joues. Edward était là. Je n'étais pas seul. Et je ferais tout pour rester avec lui, pour pouvoir venir dans ses bras si accueillants quand j'en aurais besoin. Et pour en échange être également des bras où il pourrait venir, où je le réconforterais.


To be continued ...


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MessageSujet: Re: Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici... Je ne serais pas doux[PV FLoyd West][NC-16][Terminé]   Mer 19 Juin - 19:47


Parce qu'on ne peut cacher ses sentiments indéfiniment...




Ses mains s'étaient posées sur moi et je me sentais rassuré et pourtant... Je ne pourrais l'expliquer ! Une sensation plus étrange que les autres venait me tourmenter. Du regret ? De la peur ? Je n'en savais rien, peut-être était-ce parce que j'étais en train de trahir mon père, ma famille, mon sang. Je les aimais mais je ne voulais pas quitter les bras de l'homme que j'aimais... C'était si étrange, je savais que je faisais une erreur, tout pour moi était encore irréel. Aimer un homme n'était pas un crime ? C'était ce que semblait penser mon collègue mais... Je ne comprenais pas ce que je ressentais, c'était inexplicable. Ses doigts passèrent sur mes joues et je fermais les yeux, profitant de cette délicate caresse. J'aimais les mains, plus que tout, violente et douce, elles étaient contradictoires, mais je les aimais. Alors je vins me frotter à ses mains, de mon plein gré. Lorsque je fini par rouvrir les paupières, le visage qu'exprimé Floyd me fis frémir et avec incompréhension, je le dévisageais. Il ne m'aimais pas, il n'était pas amoureux de moi et pourtant, son visage était doux, ses joues étaient tirées vers un léger rosée proche des fleur de cerisier au printemps... Je voulais l'embrasser... Me blottir contre lui... Soupirer contre sa gorge pendant qu'il caresserait mon corps, pendant qu'il me ferais perdre tout mes moyens... Je rougissais violemment après cette pensée obscène, essayant de faire le vide dans ma tête. La bête se pencha vers moi, une main contre ma nuque et je le regardais droit dans les yeux, me plongeant dans ses prunelles d'or, faiblissant à chaque seconde... Il était beau, magnifique, ses cheveux brun venaient encadrer son visage tandis que quelques mèches joueuses tentaient de camoufler son regard de fauve. Je refermais les yeux, prêt à recevoir ce baiser qu'il me promettait, le laissant embrasser mes lèvres avec tendresse, je les lui rendais... Tantôt il s'occuper de mes joues, de mes larmes, tantôt il revenait caresser ma bouche de la sienne...

- Oui tu me hais... Oui je suis un démon... Un monstre...

J'acquiesçais légèrement, il était un renard, un tigre qui voulait me dévorer... Il avait déjà dévorer mon cœur, il ne restait plus qu'à en faire de même avec mon corps... Il enfouit son visage dans mon cou, m'arrachant un soupir pendant que je lui laissais un libre accès sur ma gorge. Sa langue vint caresser la blessure qu'il m'avais infligé et la peur revint de plus bel, l'adrénaline cependant était retombée, bien que je savais qu'il n'avait aucune intention de me faire du mal, laisser un homme faire ce qu'il voulait de moi me... Me terrifiais. Toutefois, je ne lui fis pas remarquer, tremblant à peine, essayant d'oublier qu'il était de la même espèce que Jeremy. Si les gens pensaient qu'il était facile d'oublier, c'était faux, parce que mon passé me rongé chaque nuit, à chaque fois que je fermais les yeux, je revoyais ses mains, ses cheveux couleur de blé, c'était dur, bien plus dur que ce que les innocents pensaient. Laisser Floyd jouer avec moi ainsi ? Inimaginable ! Pourtant, je faisais de tel effort que mon corps n'en laissait rien paraitre.

- Merci Ed... Merci d'être là... Merci de me prendre dans tes bras...

Quelque chose d'humide tomba sur mes épaules et je le regardais avec curiosité. Mon cœur se serra. Il pleurait. Il pleurait dans mes bras. Pourquoi ? Parce que j'étais là. Plus fort que jamais, je le serrais contre moi, ramenant une de mes mains dans ses cheveux pour lui caresser la tête. Je la tournais vers lui, le regardant avec amour et douceur, l'embrassant tendrement. J'insinuais ma langue entre ses lèvres, lui offrant un baiser passionné, comme s'il s'agissait de notre premier... D'un baiser réciproque. Lorsque je le relâchais enfin, je me reculais légèrement, le regardant gentiment tandis qu'une de mes mains caressée sa joue.

- Je serais toujours là pour vous, monsieur West...

J'avais recommencé à le vouvoyer... Peut-être parce que c'était plus facilement pour moi de l'accepter pour le moment en gardant une certaine distance orale. Nos corps étaient blottit l'un contre l'autre, dépourvu de vêtement, de protection. Son torse caressait mon torse, ses cheveux touchés ma peau... Nous ne pouvions être plus proche physiquement. Timidement, je l'embrassais de nouveau, mais cette fois-ci, sur le coin de ses lèvres, ma main abandonna sa joue pour allée se poser sur sa cuisse, la caressant doucement.

- Il serait cependant peut-être temps pour nous de nous lever...

⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂⁂
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