Entrez dans un pensionnat un peu fou ou se côtoient des humains aux pouvoirs étranges... Hentai / Yaoi / Yuri accepté.
 

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 Règlement de compte... [PV Edward][Terminé]

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Floyd West
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MessageSujet: Règlement de compte... [PV Edward][Terminé]   Dim 21 Avr - 0:27



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J'étais entré quelques temps plus tôt dans la forêt qui bordait le pensionnat. J'avais mon après-midi de libre et j'en avais profité pour sortir et marcher dehors. J'avais besoin de réfléchir à plusieurs choses. Marcher était le meilleur moyen de réfléchir. Notre cerveau était concentré sur ce qu'il faisait et nos pieds nous portaient seuls, rythmant nos pensées et les organisant. J'avais atterris par hasard devant les bois et avais décidé d'y entrer. Être entouré d'arbres, protégé, était une sensation à la fois réconfortante et inquiétante pour moi. Je ne pouvais pas utiliser mes pouvoirs dans la forêt, j'étais entourée d'être vivants. Je sortis une cigarette et mon zippo et l'allumai avant de souffler doucement. ça m'aidait à me calmer, à me remettre les idées en place. Rien que le geste répétitif était un point de repère. Je marchais les yeux fermés, traversant les branches mortes pour éviter de trébucher dessus. J'ouvrais régulièrement les yeux pour éviter de me prendre un arbre. Je soupirai en relevant la tête en arrière, m'arrêtant. Je me rappelais de ce jour-là. Ce jour qui avait fait naître un malaise entre mon collègue et moi. Et pour une fois, ce n'était pas moi qui avais cherché l'autre personne. Edward m'avait littéralement sauté dessus, désespéré. Ses baisers avaient étaient passionnés, du goût mélangé de sa peau sucrée et de ses larmes salées. J'avais eu envie de plus. Il s'était enfui, me laissant à moitié à poil et brûlant dans une piscine publique en plein milieu de la nuit. L'histoire se serait arrêtée ici, ça ne m'aurait pas posé de problèmes. J'avais fais des choses bien pires aux gens. Je serais juste resté sur ma faim et aurais été très curieux du pourquoi. Enfin si... ça m'aurait posé problèmes mais j'aurais su me tenir. Mais Edward n'avait pas l'air de penser ça. Depuis l'incident, il m'avait royalement ignoré, me parlant à peine lorsque c'était vraiment nécessaire et ce toujours sans jamais me regarder une seule fois dans les yeux. Si c'était pour se sentir autant gêné par ça il aurait pu éviter de m'embrasser. J'étais un peu hypocrite en disant ça. J'avais senti, même si je ne savais ni comment ni pourquoi, qu'il avait en quelque sorte eu un besoin réel de ce contact. Je ne m'en plaignais d'ailleurs pas. J'avais vraiment aimé. J'aurais juste voulu que ça dure plus longtemps. Quand je pensais à Yuki, ça me mettait en colère et me rendait aussi un peu coupable. Mais je ne pouvais pas nier qu'Edward m’attirait vraiment beaucoup. Même cette sensation d'être envahi par lui, d'être griffé, d'être dominé par son corps, qui m'horripilait d'habitude, avait eu un côté très excitant sur le moment. Je me trouvais étrange à penser ça, mais je savais que j'avais aimé et ça ne me servait à rien de le nier. Le seul problème urgent pour l'instant était qu'on ne pouvait pas, en temps que collègues, s'ignorer comme ça. C'était tout d'abord puéril et pas vraiment digne. Et ça risquait de rendre le travail encore plus pénible. J'avais plusieurs fois essayé de mettre les choses à plat avec lui mais il esquivait le sujet avec agilité. Je commençais à en avoir assez de ce petit manège. Il fallait que je trouve un moyen de régler ce qui se passait.

Je redressai la tête et repris ma marche, écrasant sous mon pied mon mégot pour qu'il ne fasse pas cramer toute la forêt. Certes, je n'aurais rien moi-même, mais les arbres et les animaux seraient décimés. Puis c'était un coup à me brûler. C'était extrêmement délicat de manier mon pouvoir dans des flammes qui bougeaient sans arrêt. Il commençait à faire un peu chaud et j'otai ma veste en cuir vieilli, m'étirant de tout mon long. Une partie de mon ventre se découvrit lorsque mon t-shirt noir se souleva. J'étais habillé très simplement pour une fois, sans chemise ni autre vêtement strict. J'avais juste ma veste et mon t-shirt ainsi qu'un jeans et des chaussures en cuir. J'aurais presque pu me faire passer pour un jeune sans ma barbe. Je soupirai et regardai autour de moi pour voir jusqu'où j'avais marché comme ça. Le hasard faisait peut-être très bien les choses. Je me trouvais dans une petite clairière entourée d'arbres. Et qui dormait allongé là ? Edward. Je restai figé comme une biche prise dans les phares d'une voiture quelques instants, puis j'avançai vers l'homme qui n'en faisait qu'à sa tête. Il était habillé dans un style légèrement similaire au mien mais au style vraiment plus punk. Ses vêtements noirs faisaient vraiment ressortir sa peau pâle et je me pris à repenser à la nuit dans la piscine. A ses mains qui m'avaient caressé et blessé. A ses lèvres qui m'avaient attaqué. Je secouai légèrement la tête. Non, ce n'était pas le moment. Et ce n'était pas non plus la personne. J'avais tendance à l'oublier à cause de l'incident, mais cet homme était quand même allergique à ses semblables. Je m'accroupis devant lui, assis sur mes talons et le regardai un moment. Puis je lui tapotai trois fois la joue avant de prendre la parole.

- James. Edward James. Réveille toi, il faut qu'on parle.

J'attendis patiemment qu'il s'éxécute, un bras posé sur mes genoux.


To be continued ...


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Edward James
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MessageSujet: Re: Règlement de compte... [PV Edward][Terminé]   Dim 21 Avr - 13:11


Règlement de compte...


J'étais à genoux, au dessus de Floyd, ses mains parcouraient mon torse dénudé tout en étant allongé contre le parquet de la maison. Je balançais la tête en arrière, soupirant d'aise, un soupire que j'étouffais entre mes lèvres en frissonnant. Je m'asseyais sur son torse, me penchant pour venir dévorer ses lèvres avec appétit. Son odeur m'excitai, je le voulais entièrement, je le voulais contre moi, je voulais me fondre en lui et que par la suite, il me domine de toute sa splendeur. Un cri strident me fit tourner la tête et Kiki me regardait avec les yeux rond, en faisant un bruit assez étrange pour un chat. J'écarquillais les yeux lorsque la coquine me bondit dessus, et je me réveillais en sursaut. Fox, Baryl et Kiki jouaient tout les trois sur moi tandis que mon réveil tentait désespérément de me tirer de mon sommeil. Je tapais sur l'engin furieusement, faisant fuir les joueurs par la même occasion dans une course effréné. Je me relevais, lorsque je sentis une chose étrange. Brusquement, je soulevais ma couverture en poussant un juron.

- Bordel de merde ! Rohhh ! Fait chier !

J'avais taché mes draps. Comment un homme de mon âge pouvait encore se laisser excité par un rêve érotique ?! Je jetais le drap plus loin en me levant pour me préparer à aller bosser, j'avais les nerfs à fleur de peau à cause de cet accident matinal. Qui plus est, j'avais rêvé de Floyd, mon collègue, un homme ! Je sentais la honte recouvrir mes joues de pourpre et je me laissais glisser le long du mur de la salle de bain en me rendant compte de la signification de mon rêve. j'avais peur plus que tout au monde que Pedobear ai raison, j'espérais secrètement qu'il s'était trompé, que mes sentiments à l'égard du beau brun étaient... Faux. Après tout, j'étais attiré par lui à cause de son physique, parce qu'il dégagé la même présence que Jeremy. Et puis merde. Je ne voulais pas le voir. Pas aujourd'hui. Alors je pris la décision la plus lâche et la plus gamine : sécher le boulot. Je soupirais, à trente piges, ce n'était pas une manière de se comporter. J'avais décidé de m'habiller de la même façon que mon humeur, un style punk sans pour autant que je n'aille dans l'extraverti. Un jeans noir parsemé de plusieurs chaines en argent. J'avais mis des rangers montante, me donnant un air plus sombre que jamais. Un T-shirt noir accompagné d'une veste en cuir flambant neuf, je me mettais diverses bijoux dans un style presque gothique. J'avais opté pour un keffieh à carreau noir et blanc. Le contraste avec cette tenue de jeune homme, c'était ma bague, mon alliance, celle qui me relié pour toujours à ma défunte femme. EN passant devant un miroir, je m'étudiais longuement dans la glace. Mon visage se tordit, un sourire à l'envers. À quoi est-ce que je ressemblais ? Comment avais-je pu finir de la sorte ? Erin aurait été déçue de me voir devenir un tel dévergondé. Je quittais mon appartement avec un sentiment de colère et de tristesse mélangé.

Sans m'en rendre compte, mes pas m'avaient ramenés jusque dans la forêt, proche du pensionnat. Il n'y avait jamais personne ici, je n'avais aucun risque de rencontrer quelqu'un. Je me mis out d'abord à marcher en observant le paysage avec relaxation, puis à chaque fois que je repensais au matin même, je donnais un coup de pied rageur dans une pierre proche pour la faire rouler plus loin. Les mains dans les poches, je m'aventurais dans les bois. Les arbres commençaient à retrouver peu à peu leurs feuilles, parmi les branches encore à nu, le soleil venait inonder quelques endroits des bois. Je me retrouvais dans une petite clairière, l'herbe verte à ras étaient encore humide par la rosée du matin et je souriais. Sortant mon appareil photo de mon sac en bandoulière. Je l'allumais en ignorant les premières photos qui s'affichèrent dans l'appareil. Je regardais l'espace de verdure, attendant pendant un long moment, sans bouger, sans aucun bruit, que l'image soit parfaite. J'appuyais sur le bouton, figeant l'instant présent, j'avais réussi à attraper des oiseaux. Ceux-ci étaient tout d'abord venu se poser à terre en picorant le sol, j'avais fais un pas, déclenchant un léger bruissement qui en avait fait fuir certains. J'avais alors capturer l'image des volatiles prenant leurs envolent. Je regardais la photo, une boule de joie dans la poitrine avant de me laisser tomber en arrière en tendant l'appareil photo devant moi. j'aimais cette image. Doucement, je changeais l'écran pour regarder mes anciens clichés. Je les aimais tous, sauf ceux qui représentaient la souffrance, seulement, je ne les gardais pas sur cet appareil, je craignais que quelqu'un tombe dessus par hasard.

J'étais fatigué, durant les derniers jours, j'avais passé mon temps à éviter le bibliothécaire, passant à coté de lui sans l'écouter lorsqu'il voulait me parler. Je n'avais pas voulu m'expliquer, parce que j'avais peur de ce qu'il voulait me dire. Je ne lui adressais la parole que lorsque je n'en avais pas le choix, ou pour le travail, c'était pittoresque. Je fermais les yeux en cognant plusieurs fois ma tête contre la terre fraiche. Puis je finis par m'endormir. Je ne fis aucun rêve, tout était noir, c'était bien. Jusqu'à un moment. Je sentis quelqu'un me toucher, quelqu'un tapoter ma joue.

- James. Edward James. Réveille toi, il faut qu'on parle.

Je n'arrivais pas à ouvrir les yeux, je ne voulais pas me réveiller et je ne comprenais pas ce que cet étranger me disait. Jeremy devait encore me demander de me lever, il disait toujours que j'étais trop feignant que je devais être plus sérieux. Ses mots étaient accompagnés d'un rire mélodieux puis il m'écrasai le nez en ricanant tandis que j'essayais de le chasser de la main. J'entrouvrais les yeux, les refermant aussitôt, la lumière était bien trop aveuglante. J'attrapais la main en la secouant doucement, grommelant pour lui répondre.

- Ptain... Tu fais vraiment chier Jeremy, laisse moi dormir... Je le relâchais en me retournant, laisse moi encore quelques minutes, je ferais tout ce que tu veux après...

Je commençais à me rendormir lorsque la réalité me revins clairement en mémoire. Je me relevais à demi, d'un bond en regardant partout autour de moi. Il était revenu ? Il ne pouvait pas, il était encore en prison normalement ! Après mur réflexion, je me rendis compte que l'ex détenu avait très bien pu quitter sa cellule plus tôt que prévu. Quelque chose me terrifié à cette idée et me rendais heureux par la même occasion. Je me retournais. Ma voix était habitée par la peur et mes yeux étaient écarquillés.

- Quand est-ce que tu es sorti de pri... Je me figeais en regardant de haut en bas le brun, instinctivement je me recroquevillais. Ah... C'est vous... Désolé...

Ma voix s'était adoucie à la fin de ma phrase, comme si j'étais rassuré de m'être trompé de personne. Toutefois, je me reculais un peu, attrapant l'appareil photo à coté de moi pour le garder contre moi. J'avais voulu le fuir, et voilà qu'il était maintenant devant moi ! Je soupirais en me grattant la tête, mal à l'aise. Un silence pesant regner entre nous et je fini enfin par prendre la parole, hésitant.

- Qu'est-ce que vous voulez ? Vous ne devriez pas être en train de travailler ?

Pffffff... J'étais gonflé là ! Je séchais moi aussi et bien que je n'étais pas en train de lui faire la moral, je me sentis d'autant plus bête avec cette question absurde. Je détournais la tête pour regarder un coin de la clairière vide, c'était si embarrassant.

- bref, de quoi vous vouliez me parler monsieur West ?

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MessageSujet: Re: Règlement de compte... [PV Edward][Terminé]   Dim 21 Avr - 15:22



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J'attendis qu'Edward donne un signe de vie, continuant de lui tapoter la joue doucement pour l'aider à se réveiller. Il entrouvrit les yeux d'un air endormi avant de les fermer. Il m'attrapa la main et essaya de l'écarter faiblement.

- Ptain... Tu fais vraiment chier Jeremy, laisse moi dormir... Laisse moi encore quelques minutes, je ferais tout ce que tu veux après...

Je haussai les sourcils, surpris. C'était qui ce Jeremy ? Un homme qui réussissait à le faire obéir ? Edward se retourna en chassant ma main, apparemment prêt à se rendormir. Je soupirai et étais prêt à le secouer dans tous les sens pour le réveiller lorsqu'il se redressa d'un bond, apeuré. Je sursautai, surpris par son geste brusque et faillis tomber sur le cul, me redressant au dernier moment. J'étais prêt à lever les bras en l'air pour le rassurer. Il avait vraiment l'air terrorisé, les yeux écarquillés.

- Quand est-ce que tu es sorti de pri... Ah... C'est vous... Désolé...

Il s'était carrément recroquevillé sur lui-même en m'apercevant. Apparemment j'étais encore plus terrifiant que celui avec lequel il m'avait confondu. Mais sa voix se fit plus douce. Je n'étais peut-être pas si terrifiant que ça. Surtout que c'était quand même lui qui m'avait attaqué et non l'inverse. Pour une fois. Je soupirai et posai mon menton dans une main, attendant qu'il parle. Il cacha un objet entre ses bras et je le regardai. C'était un appareil photo. Je me rappelai de sa remarque le jour de notre rencontre. Il avait apparemment été photographe, une de ses photos était accroché dans la bibliothèque. Ce n'était pas moi qui l'avait accroché, sûrement mon prédécesseur ou le pensionnat. Je l'aimais bien, mais la photo n'était pas mon dada. Il paraissait gêné tout à coup. C'était compréhensible. Il parla tout en se grattant le crâne. Je faisais pareil lorsque je ne savais pas trop quoi dire.

- Qu'est-ce que vous voulez ? Vous ne devriez pas être en train de travailler ?

Je le regardai d'un air désabusé. Il était sérieux là ? Il me laissait pratiquement tout le boulot depuis quelques temps, et avait disparu aujourd'hui, me laissant seul, et il osait demander ça ? C'était ma réplique normalement, de poser des questions déplacée venant de ma part. Il détourna le regard.

- Bref, de quoi vous vouliez me parler monsieur West ?

Je soupirai en me massant les tempes de deux doigts. Comme si il ne le savait pas... Puis je le fixai, un sourcil relevé. Si il tenait vraiment à ce que je résume tout en détail, soit, j'allais le faire.

- Je prend ma pause là, j'ai été un peu fatigué à cause de votre absence. Enfin... Je voulais vous parler de ce qui s'est passé à la piscine la dernière fois. Quand vous avez pleuré avant de m'agresser avec vos lèvres et vos ongles. Puis que vous vous êtes enfui sans explication. J'ai encore les marques dans le dos et sur les bras vous savez.

J'avais dis ça d'un air indifférent, le menton dans la main, jouant avec un brin d'herbe en le fixant Edward. Je soupirai et me frottai un bras d'un air un peu blessé, pour faire comme si j'avais encore mal. Certes, j'étais là pour m'expliquer avec lui, mais ça n'empêchait pas que j'avais le droit de l’embêter un peu quand même. Je n'avais pas pu faire ça depuis l'incident, j'allais me rattraper comme il le fallait.

- D'ailleurs, vous ne trouvez pas votre comportement un peu puéril à votre âge ? Fuir une confrontation comme ça, sans assumer votre travail. A 30 ans c'est quand même pas très crédible à mettre dans un CV.

Je m'en foutais royalement personnellement. Le travail à la bibliothèque était rarement très prenant, on aurait même pu travailler en alternant avec Edward. Mais c'était tout aussi drôle comme ça.


To be continued ...


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Edward James
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MessageSujet: Re: Règlement de compte... [PV Edward][Terminé]   Dim 21 Avr - 17:27


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Je faisais mine de ne pas comprendre, grossière erreur. J'aurais du savoir que Floyd était le genre de personne taquin, qui aimait bien rappeler aux gaffeurs leurs conneries. Il se massait la tête et je m'autorisais à relever les yeux vers lui, reprenant peu à peu confiance en moi, refusant de me faire écrasé par ce féroce tigre.

- Je prend ma pause là, j'ai été un peu fatigué à cause de votre absence. Enfin... Je voulais vous parler de ce qui s'est passé à la piscine la dernière fois. Quand vous avez pleuré avant de m'agresser avec vos lèvres et vos ongles. Puis que vous vous êtes enfui sans explication. J'ai encore les marques dans le dos et sur les bras vous savez.

Je rougissais violemment, portant ma main à mes lèvres en détournant le regard brutalement. Je ne savais absolument pas comment réagir, ni quoi faire. Si mon conseiller m'avais expliqué que je devais rapidement résoudre le malentendu, je ne savais vraiment pas comment m'y prendre. Bien sur, il n'avait pas oublié, ça aurait été trop beau pour être vrai. Le bibliothécaire commença à se toucher les bras et la culpabilité m'assaillis. Je m'en voulais d'avoir agis comme un imbécile, en plus d'avoir une espèce de tapette détraqué qui lui avait bondit dessus, je l'avais aussi griffé furieusement. J'hésitais à tendre la main pour toucher ses bras en m'excusant faiblement. Je ne voulais pas paraitre faible, mais j'avais envie de le toucher encore une fois...

- D'ailleurs, vous ne trouvez pas votre comportement un peu puéril à votre âge ? Fuir une confrontation comme ça, sans assumer votre travail. A 30 ans c'est quand même pas très crédible à mettre dans un CV.

Je fronçais les sourcils en grognant, ma fureur était revenu à la charge et je serrais les points. Ma vulnérabilité n'était pas présente, seul la haine venait dicter mes actes. Ce rêve stupide m'avais de base énervé, repensé à Jeremy n'avait fait qu'accentué la colère. Je grondais entre mes lèvres, le foudroyant du regard, j'étais presque certain que même mes yeux couleur sang étaient hostile, le menaçant de répandre cette même couleur sur son corps.

- Oh, j'aurais pu dire plein d'autre truc sur mon CV ! Je suis sur que l'administration aurait adoré le lire, et cette petite histoire serait totalement passé au dessus de leurs têtes !

Je pensais par exemple à l'épisode de mes sautes d'humeur, oui, j'aurais très bien pu dire qu'après une agression sexuelle de la part d'un de mes collègues, j'avais développé une phobie contre les hommes. J'aurais pu ajouté aussi qu'en entendant les moqueries, je pouvais devenir quelqu'un de violent en utilisant mes pouvoirs sur les gens pour les faire taire définitivement ! Je regrettais de m'être inquiété pour lui, ma gêne se dissipa difficilement mais au bout d'un moment, je relevais la tête, fier comme à mon habitude.

- Et bien excusez moi pour ma saute d'humeur, de toute façon je suis marié et il n'y a aucune chance pour qu'un homme aussi vulgaire que vous me fasse faire des folies ! Si vous n'êtes pas content de mon comportement, je m'en fiche, vous n'êtes pas mon employeur.

Je recommençais à jouer avec mon alliance, mais au lieu de me calmer, je m'énervais d'autant plus. Elle avait été douce et gentille, Erin était une superbe femme qui aurait pu fonder une famille qui tiendrait debout. Je pouvais déjà voir ses enfants courir vers leur mère en souriant, je pouvais imaginer le visage qu'aurais eu notre enfant. Je ne l'avais appris que trop tard, lorsque les médecins m'avais appris qu'ils n'avaient pas survécu tout les deux. Je les avais fixé sans comprendre, puis tout m'étais paru clair en un seul instant. Je m'étais jeté dans la pièce, découvrant le ventre arrondi de la jeune mère enceinte. Je ne la touchais jamais, pas même lorsqu'elle m'attendait sur le lit, avec une robe en dentelle. Je ne voyais en elle qu'une sœur et je n'avais jamais compris la raison pour laquelle elle était si radieuse peu avant, qu'elle me parlait souvent d'enfant. Certes j'en avais voulu, nous avions fini par désirer en avoir et à chaque fois que j'abordais le sujet, elle souriait de toute ses dents. L'infirmière m'avait demandé si j'étais au courant et j'avais secoué la tête, suivis par des sanglots. Je regardais la bague, sa présence me dérangé désormais, c'était une promesse que j'avais brisé, un mariage sans amour. Je voulais l'enlever, arrêter de sentir cette vive brulure, mais je ne le pouvais, je ne pouvais pas me séparer de la dernière chose qui me ramenais à elle. Je repris la parole à vois basse, ça nous était destiné à tout les deux.

- Je regrette de m'être inquiété pour vous et d'avoir commencé à vous apprécier... Finalement les hommes ne cesseront jamais de me décevoir.

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MessageSujet: Re: Règlement de compte... [PV Edward][Terminé]   Dim 21 Avr - 22:08



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Edward me grogna dessus. Littéralement. J'étais tellement surpris que j'arrêtai de faire semblant de le réprimander. Il serrait les poings, apparemment prêt à me frapper. Qu'il me touche et je lui rendrais la monnaie de sa pièce. Je sentais dans son regard qu'il n'hésiterait pas à vouloir me faire du mal et je me tendis, prêt à riposter au moindre geste de sa part. Je n'avais aucune intention de me laisser faire par qui que ce soit.

- Oh, j'aurais pu dire plein d'autre truc sur mon CV ! Je suis sur que l'administration aurait adoré le lire, et cette petite histoire serait totalement passé au dessus de leurs têtes !

Je haussai les sourcils, l'air désabusé. Quoi ? Il essayait d'éveiller en moi la pitié ou quoi ? Il me regarda d'un air hautain, relevant la tête. Je le fixai d'un air dédaigneux, attendant qu'il continue. Apparemment il ne me laisserait même pas en placer une tant qu'il n'aurait pas finit de me dire tout ce qu'il pensait. Soit.

- Et bien excusez moi pour ma saute d'humeur, de toute façon je suis marié et il n'y a aucune chance pour qu'un homme aussi vulgaire que vous me fasse faire des folies ! Si vous n'êtes pas content de mon comportement, je m'en fiche, vous n'êtes pas mon employeur. Je regrette de m'être inquiété pour vous et d'avoir commencé à vous apprécier... Finalement les hommes ne cesseront jamais de me décevoir.

Je levai les yeux au ciel d'un air exaspéré. ça suffisait ses propos sexistes totalement stupides. Et si il regrettait de s'inquiéter pour des gens, c'est qu'il était vraiment stupide. A ce moment-là il n'aurait même pas dû se préoccuper de moi. Je me relevai. Cette fois je n'avais plus envie de jouer. Il m'énervait avec ses airs de pauvre homme aillant vécu des trucs horribles. Il était toujours en vie, il ferait mieux de s'en estimer heureux. Je le fixai d'un air peu amène. Certes, je n'avais pas vécu de une vie affreuse, je m'en sortais bien. Mais ça me gonflait de voir quelqu'un exposer ses malheurs comme ça.

- Tout de suite les grands mots, hein ? Arrêtez de vous prendre pour quelqu'un qui a reçu le poids du monde sur les épaules. Si vous n'êtes même pas capable de comprendre quand les gens blaguent, c'est que vous êtes sérieusement coincé. Et ça suffit. Arrêtez de mettre tout le monde dans le même sac. Je sais pas ce qu'on vous a fait, mais ce n'est pas parce qu'un dégénéré vous a fait des choses horribles que les autres hommes feront de même. Alors vos réflexions sur les hommes, vous pouvez vous les garder. Quant à votre comportement, si ça me concerne. Non seulement, nous travaillons ensemble et votre petite crise de conscience me touche directement. Ensuite, ce n'est pas moi qui vous ai forcé à m'embrasser, vous l'avez fait vous-même. Et que vous soyez marié n'y change rien alors n'essayez pas de reporter la faute sur moi. Prenez vos responsabilités comme l'adulte que vous êtes.

Je me détournai, prêt à partir pour éviter de lui en mettre une bonne. Autant, je rendais les coups quand on me frappait, autant je frappai rarement en premier. Non mais je rêvais. Il allait pas se décharger de ses responsabilités en me mettant tout sur le dos comme ça. Je soupirai d'énervement en m'éloignant, frappant furieusement le sol de mes pieds. Il en avait de bonnes lui avec ses réflexions à deux balles. C'était lui qui m'avait sauté dessus alors que nous étions à moitié à poil, je n'avais rien fais pour une fois. Et ce n'était pas l'envie qui m'avait manqué. Sa peau avait vraiment une odeur attirante qui me faisait penser à des bonbons et me donnait envie de mordre dedans. Elle était également d'une couleur très tentante. Mais je m'étais retenu par égard pour lui et son étrange phobie. Je ne lui avais en aucun cas forcé la main. Certes, j'en avais bien profité même si ça avait été court, mais je n'avais pas fais le premier pas. Je stoppai d'un coup, fronçant les sourcils. Puis je revins vers Edward d'un air furieux. Il me devait toujours des explications, je ne lâcherais pas le morceau. Je le pointai du doigt, le surplombant de toute ma hauteur.

- D'ailleurs, en parlant de ça. Je ne sais toujours pas pourquoi vous m'avez embrassé comme ça. Vous pouvez me sortir tout ce que vous voulez sur votre dégoût sur les hommes ou votre femme, j'estime avoir le droit de savoir ça.


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MessageSujet: Re: Règlement de compte... [PV Edward][Terminé]   Lun 22 Avr - 0:17


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Floyd sembla exaspéré, chose que je ne comprenais absolument pas. C'était moi qui devais être énervé ici, après ces rêves totalement absurde, l’attitude de l'homme avait été totalement déplacé. Je détournais la tête, vexé par sa façon de me regarder. Il fini par se relever et je le suivais du regard, discrètement.

- Tout de suite les grands mots, hein ? Arrêtez de vous prendre pour quelqu'un qui a reçu le poids du monde sur les épaules. Si vous n'êtes même pas capable de comprendre quand les gens blaguent, c'est que vous êtes sérieusement coincé. Et ça suffit. Arrêtez de mettre tout le monde dans le même sac. Je sais pas ce qu'on vous a fait, mais ce n'est pas parce qu'un dégénéré vous a fait des choses horribles que les autres hommes feront de même. Alors vos réflexions sur les hommes, vous pouvez vous les garder. Quant à votre comportement, si ça me concerne. Non seulement, nous travaillons ensemble et votre petite crise de conscience me touche directement. Ensuite, ce n'est pas moi qui vous ai forcé à m'embrasser, vous l'avez fait vous-même. Et que vous soyez marié n'y change rien alors n'essayez pas de reporter la faute sur moi. Prenez vos responsabilités comme l'adulte que vous êtes.

J'entrouvrais les lèvres, prêt à répondre à son air de défi mais me ravisais immédiatement après. Il avait raison. Je baissais la tête presque honteux, je me trouvais soudainement extrêmement stupide. D'une main distraite, je vins me caresser le bras, fermant les yeux, comprenant parfaitement la raison de son départ. Je m'en voulais, je détestais ceux qui ramenait tout à eux même et pourtant, c'était ce que j'étais moi même en train de faire. Je m'en étais pris à mon interlocuteur pour me défouler, le prenant comme coupable pour ce rêve totalement déroutant. Mon autre main se posa dans l'herbe et je caressais la verdure du bout des doigts, essayant de reprendre mon calme, de redevenir l'homme posé et plein de préjugé. C'était trop tard, je m'étais forgé une image, un nouveau caractère, alors pourquoi lutter ? Je me mordais la lèvre inférieur, détestant le personnage que j'étais en train de devenir, je continuais à m’apitoyer sur mon sort et je ne pouvais me le permettre. Le silence prit fin et je relevais la tête, surpris de voir le bibliothécaire revenir sur ses pas après mon comportement puéril. Je clignais des yeux en grimaçant lorsqu'il se mit à me pointer du doigt, il n'était fichtrement pas poli.

- D'ailleurs, en parlant de ça. Je ne sais toujours pas pourquoi vous m'avez embrassé comme ça. Vous pouvez me sortir tout ce que vous voulez sur votre dégoût sur les hommes ou votre femme, j'estime avoir le droit de savoir ça.

Je sentais mes joues rougir doucement et me levais à mon tour en me tenant toujours le bras. Je finis toutefois par le regarder droit dans les yeux, ne voulant plus fuir ce qui c'était passé, ne voulant plus fuir ce que j'étais. Pourtant, je n'admettais toujours pas mes orientations sexuelles, ni non plus le fait que les hommes n'étaient pas tous des bêtes sauvage. Seulement, j'acceptais d'affronter son regard et bien que j'avais la tête qui tournée, je ne comptais pas baisser les yeux. J'inspirais profondément.

- Désolé, vous avez raison, c'était puéril de ma part.

Mon Dieu ! Mais que venais-je de faire ?! M'excuser ? C'était une chose incroyable de la part d'un homme aussi fier que moi. Je ravalais mon amertume en reprenant tout de même, il ne fallait pas trop rêver, je trouvais toujours le moyen de lui donner une part des responsabilités.

- J'ai passé une mauvaise nuit et puis, vous m'avez vraiment fais peur tout à l'heure ! J'avais les nerfs à fleur de peau et je me suis lâché sur vous, excusez moi.

J'essayais d'éviter sa question, ne connaissant pas moi même la réponse. Je la cherchais toujours, je ne voulais pas penser que mon complice d'internet. Je baissais les yeux en fixant l'un de ses bras que j'avais malmené durant cette fameuse soirée et je fis quelques pas vers lui. Doucement, ma main se posa sur son bras, à l'endroit exact où mes ongles avaient tracés leurs passage. Je relevais les yeux, il était à peine plus grand que moi, je n'avais donc pas vraiment besoin de bouger pour plonger mes yeux dans ses deux prunelles ambrés. Je grimaçais une nouvelle fois, mais pour lui.

- Je ne voulais pas vous faire mal.

Ma main resta contre le tissu quelques instant avant que je ne remette mon bras le long de mon corps, sans jamais détourner le regard des yeux du fauve.

- Je n'ai aucune réponse à vous fournir malheureusement. J'ai bien conscience que vous puissiez être énervé après tout, pour la première fois depuis que j'avais repris mes esprits, je détournais le regard, être embrassé par un homme doit être anormal pour vous...

Je fixais de nouveau son visage, parcourant les traits masculin de l'homme du regard, m'attardant une nouvelle fois ses lèvres, frémissant de dégout et de plaisir. Je regardais ma main, contemplant mon alliance tristement, puis je relevais la tête en soupirant faiblement.

- Lorsque ma femme est partie, je me suis retrouvé seul, les gens essayaient de me faire croire qu'ils étaient inquiet, c'était simplement de la curiosité. J'ai été un animal de foire, ou du moins, j'en ai eu l'impression. Je fis une courte pause, lui souriant tristement, alors lorsque vous vous êtes inquiété pour moi et que vous vous êtes excusé... Je dois bien avoué que j'ai été déstabilisé et ému. Ça n'excuse bien sur en rien mon comportement, mais je tiens à m'excuser.

Je croisais les bras sur mon torse puis fini par me gratter -encore une fois- la tête en boudant. Je n'aimais pas devoir m'expliquer et encore moins m'excuser, mais Floyd le méritait bien, le pauvre. Finalement, malgré son sale caractère, je l'appréciais, il était vivant, intriguant, attirant, il ne méritait pas que quelqu'un s'en prenne à lui juste à cause de ses sautes d'humeur.

- Alors, satisfais ?

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MessageSujet: Re: Règlement de compte... [PV Edward][Terminé]   Lun 22 Avr - 1:28



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Il rougit. Une fois de plus. C'était toujours aussi mignon, surtout sur un homme plus vieux que moi et blanc comme un cachet d'aspirine. Il paraissait gêné en se relevant, se tenant le bras d'un air coupable. Je m'empêchai de sourire. Quelle réaction adorable. Il me fixa bravement et je me retins de lui tapoter la tête en riant. Je venais juste de m'énerver contre lui que mon humeur changeait déjà. Mais c'était tellement drôle. Il prit du courage en respirant un bon coup.

- Désolé, vous avez raison, c'était puéril de ma part.

Je le regardai avec de grands yeux ronds, mon amusement passé. Il s'excusait ? Edward ? Je ne le connaissais pas depuis très longtemps, mais j'avais bien ressenti que sa fierté devait être au moins aussi grande que la mienne pour ne pas dire plus. Je sentis ma mâchoire se relâcher légèrement et je m'empêchai d'avoir l'air con en restant bouche bée.

- J'ai passé une mauvaise nuit et puis, vous m'avez vraiment fais peur tout à l'heure ! J'avais les nerfs à fleur de peau et je me suis lâché sur vous, excusez moi.

Je bloquai une fois de plus. Il s'excusait. Une deuxième fois. Alors que je l'avais pour ainsi dire bien taquiné avec mes remarques acerbes et mon jeu d'acteur. Je n'en revenais pas. Tellement que je ne vis pas Edward s'approcher de moi. Je sursautai presque en sentant sa main se poser sur mon bras, là où il m'avait griffé quelques jours plutôt. Il faisait quoi là ? Je le fixai, incrédule.

- Je ne voulais pas vous faire mal.

Je me sentis soudainement très mal à l'aise. J'avais pourtant dis que c'était une blague. La douleur avait déjà disparu lorsqu'il s'était enfui de la piscine, les marques étaient restées car il avait assez entamé la peau, mais ce n'était rien du tout. J'avais souffert bien plus un nombre innombrable de fois. Il relâcha mon bras sans me quitter du regard. Pour une fois, je me sentais un peu coupable, même si c'était amusant comme réaction. Je l'engueulais et lui s'excusait devant un salaud comme moi. Je n'aimais pas du tout ce sentiment de culpabilité qui montait et je peser mon poids d'un pied sur l'autre un peu gêné.

- Je n'ai aucune réponse à vous fournir malheureusement. J'ai bien conscience que vous puissiez être énervé après tout. Edward détourna le regard, apparemment honteux. Être embrassé par un homme doit être anormal pour vous...

A vrai dire, pas vraiment. D'ailleurs je l'avais soupçonné un moment de m'éviter parce que j'avais montré un peu trop d'enthousiasme quand il m'avait embrassé, lui rendant volontiers ses caresses. Il n'avait apparemment pas eu l'air de le remarquer. Je me sentis légèrement vexé que mes gestes soient passé inaperçus. Et en même temps un peu satisfait de donner envie même à un homme qui avait les gays en horreur de me toucher. ça faisait toujours plaisir. Ma fierté était vraiment mal placée dans ce contexte mais je n'y pouvais rien. J'enfonçai mes mains dans les poches de mon jeans pour me donner un air indifférent.

- Lorsque ma femme est partie, je me suis retrouvé seul, les gens essayaient de me faire croire qu'ils étaient inquiet, c'était simplement de la curiosité. J'ai été un animal de foire, ou du moins, j'en ai eu l'impression. Alors lorsque vous vous êtes inquiété pour moi et que vous vous êtes excusé... Je dois bien avoué que j'ai été déstabilisé et ému. Ça n'excuse bien sur en rien mon comportement, mais je tiens à m'excuser.

Je le regardai, bouche bée cette fois. Sa femme était... Partie ? J'avais l'impression que dans sa voix le verbe paraissait trop faible. Que sa femme était bien plus que partie. Je ne pouvais vraiment pas comprendre son désarroi ou ce qu'il avait bien pu ressentir à ce moment-là. Je n'avais jamais perdu quelqu'un qui comptait autant qu'une femme aimée dans mon cœur. J'aurais été extrêmement triste que Yuki "parte" alors que je ne le connaissais pas depuis très longtemps. Je n'osais même pas imaginer ce qu'il avait ressenti. Et pour qu'il soit ému par un geste aussi anodin qu'une étreinte de réconfort me mettait de plus en plus mal à l'aise. Ma nature de salopard transparaissait nettement devant cet homme. Je prenais plaisir à lui torturer l'esprit alors qu'il se sentait tout chamboulé par un câlin. Au point de m'embrasser. Merde. C'était carrément trop mignon. Malgré ma culpabilité, j'avais envie de continuer rien que pour le voir réagir comme ça plus longtemps. Mais ce n'était vraiment pas le moment, surtout maintenant alors qu'il me parlait de sa femme. J'avais un minimum de décence. J'allais lui expliquer que je n'étais pas du tout offusqué par tout ça. Je le vis se gratter la tête avec un air boudeur sur le visage. On aurait dit un gamin forcé de faire quelque chose qu'il n'aimait pas du tout faire. Je me retins de parler juste pour en profiter un peu.

- Alors, satisfais ?

Sa petite voix boudeuse releva les coins de mes lèvres d'un air triomphant. Je m'empressai d'effacer mon sourire. C'était vraiment pas le moment. Je me recomposai un air grave et fis en sorte de me concentrer sur ses paroles.

- Ne vous inquiétez pas pour mes bras et mon dos, je disais juste ça pour vous taquiner un peu. Ce n'était peut-être pas nécessaire. Je grimaçai, un peu gêné d'avouer ça comme ça. Quant au baiser, vous savez, je ne considère pas une relation entre hommes comme anormale. Pour moi, fréquenter un homme ou une femme est la même chose, tant que l'amour est là. Je n'ai pas du tout été dégoûté par votre geste.

J'aurais presque ajouté que j'avais même beaucoup aimé, mais j'avais l'intuition que ma remarque n'aurait pas été très bien accueillis. Quand à ma réflexion sur l'amour, c'était un peu gonflé. Je ne pouvais pas dire que j'avais aimé toutes les conquêtes avec qui je m'étais retrouvé dans un lit. Mais si je sortais ça à Edward, son estime pour les hommes baisserait encore plus. Je n'étais pas un violeur ou un taré, mais je n'étais pas non plus le modèle idéal d'un homme. ça aurait été un coup à le terroriser si je lui avouais tous mes déboires sexuels. Puis je ne mentais pas tant que ça. J'avais au moins aimé leurs corps. J'hésitai un moment à aborder le sujet sensible. Je ne pensais pas qu'il avait vraiment envie d'en parler mais j'avais envie de savoir. Au moins pour savoir de quoi j'avais le droit de parler, quelles blagues je pouvais bien me permettre de lui faire. Je n'étais pas un monstre, je n'irais pas essayer de le vanner sur sa femme si j'apprenais qu'elle était morte. En revanche, si elle l'avait juste larguée, je ne me gênerais pas. Mais à la façon dont il avait décrit la situation, je sentais que c'était sûrement la première solution, surtout avec les réactions des gens. J'attachai la veste en cuir autour de ma taille pour avoir les mains de libres. Au cas où.

- Vous savez, la plupart des gens sont trop cons. Ils n'ont qu'une vie normale et se divertissent sur le dos de ceux qui ont des malheurs, simplement pour la renommée ou le plaisir. Ce ne sont franchement pas des gens dont il faut se souvenir.

J'étais gonflé de dire ça, moi qui l’embêtait régulièrement pour savourer sa gêne, mais j'avais au moins la décence de ne pas toucher aux sujets trop sensibles. Il y avait des choses que l'on pouvait dire. Sur le reste, il valait mieux la boucler. Je posai donc ma question, triturant une mèche de mes cheveux pour me donner une contenance.

- Votre femme... Par quitter, vous entendez qu'elle est... Morte ?

Je le regardai droit dans les yeux quand je dis ça. Si j'avais détournai les yeux, j'aurais montré un signe de faiblesse, et ça aurait été un manque total de respect alors que je posais une question aussi délicate.


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MessageSujet: Re: Règlement de compte... [PV Edward][Terminé]   Lun 22 Avr - 12:48


Règlement de compte...


Floyd se mit à sourire, il l'effaça bien vite, mais j'avais pu le voir ! Quel goujat ! Il se moquait de moi, alors que j'avais pris sur moi même pour m'excuser, j'avais fais quelque chose que jamais encore je n'avais fais, enfin si, mais rarement quoi. L'homme reprit un air dur et le début de colère s'estompa, la culpabilité revenait à la charge.

- Ne vous inquiétez pas pour mes bras et mon dos, je disais juste ça pour vous taquiner un peu. Ce n'était peut-être pas nécessaire. Quant au baiser, vous savez, je ne considère pas une relation entre hommes comme anormale. Pour moi, fréquenter un homme ou une femme est la même chose, tant que l'amour est là. Je n'ai pas du tout été dégoûté par votre geste.

Je n'arrivais pas à déterminer la raison pour laquelle j'étais le plus indigné. Était-ce parce qu'il m'avais encore joué un tour ou parce que le bibliothécaire était capable de fréquenter des hommes et avoir des relations sexuelle avec ceux-ci ? Instinctivement, je faisais un pas en arrière, plus que les hommes en eux même, les homos me repoussaient d'autant plus, après tout, un homme sensé n'aimait que les femmes mais eux... Jeremy m'avais fais souffrir en se servant de mon corps comme d'une poupée gonflable. Ils me terrifié. J'étais pourtant extrêmement surpris, pour dire vrai, jamais je n'aurais pensé que Floyd était le genre d'homme romantique qui croyait au pouvoir de l'amour, personnellement, je trouvais ça assez ridicule.

- Vous savez, la plupart des gens sont trop cons. Ils n'ont qu'une vie normale et se divertissent sur le dos de ceux qui ont des malheurs, simplement pour la renommée ou le plaisir. Ce ne sont franchement pas des gens dont il faut se souvenir.

J'essayais de m'empêcher de sourire, tout simplement parce que j'étais parfaitement capable d'imaginer mon interlocuteur dans cette catégorie, mais je m'abstenais de tout propos déplacé qui aurait pu de nouveau nous mettre en froid et qui aurais valu de ma part, une nouvelle excuse. Je regardais l'employé curieux, voyant parfaitement que quelque chose cloché, peut-être une question sur ma propre orientation ? Je me crispais, j'allais devoir mentir, à lui, mais aussi à moi même.

- Votre femme... Par quitter, vous entendez qu'elle est... Morte ?

Sa question me fis l'effet d'une douche froide et soudain, je commençais presque à regretter qu'il n'est pas demandé quels étaient mes penchants. Je le regardais, droit dans les yeux, soutenant son regard difficilement, sentant mon cœur se déchirer. Ce jour-là je n'avais pas perdu que ma femme j'avais aussi perdu celui qui aurait été de mon sang, mon enfant. J'avais tué des gens de sang-froid et elle en avait payée les conséquences. Je baissais la tête, respirant difficilement, sentant la culpabilité dévorer ma chair. Je serrais les poings en fixant nos pieds, fermant pendant quelques instant les yeux, je n'avais pas envie de lui parler. Ça ne le regardait pas. Alors pourquoi ?

- Dans une explosion. J'avais relevé la tête, plongeant une nouvelle fis mes yeux dans les siens, mais cette fois-ci, le jour était atténué, brillant par quelques larmes nichée au coin de mes yeux, que je refusais de laisser sortir. Nous voulions un enfant.

Je me retournais, refusant d'affronter plus longtemps son regard. Cette histoire ne me faisais pas particulièrement pleurer, mais être regardé par quelqu'un pendant que je la contais, me bouleversé. Je reprenais ma respiration en plongeant mes mains dans mes poches, donnant un coup de pied rageur dans une pierre à coté de moi. Je me mordais la lèvre.

- Je ne le savais pas.

Je me tus, quelques instants avant de ressortir une main de mes poches pour me gratter la tête, en me retournant brutalement vers l'homme. Pourquoi est-ce que je me confiais ? Je n'en avais aucune envie, je le détestais plus que tout, jamais je ne pourrais l'aimer. Je ne voulais pas lui parler de ce que j'avais vécu, je ne voulais pas me plaindre, ni être pris en pitié. Je le fixais avec rancœur, voyant en lui, celui qui avait tué ma femme.

- Lorsqu'on m'a emmené identifié le corps, je ne le savais pas ! Je n'étais pas à son écoute, j'aurais du m'en rendre compte ! Je posais ma main sur mon visage, cachant une parti de celui-ci à l'homme, lorsqu'ils m'ont dit qu'ils n'avaient pas pu les sauver tout les deux, je n'ai pas réalisé tout de suite qu'elle était enceinte. J'aurais dû la protéger, c'était mon boulot.

Je sortais ma deuxième main de son nid, tenant fermement la première, à l'endroit exact où se trouvait l'anneau. Je voulais l'enlever, mais je ne le pouvais pas. Je pouvais l'enlever mais je ne le voulais pas. Je me calmais quelques instants en essuyant ce qui avait été un commencement de larme d'un revers de la main, puis je reportais mon attention sur mon collègue. Je passais outre le fait que mes yeux étaient légèrement rougi, je reprenais à la place une allure impassible et de fier dominant. La honte n'avait plus sa place, et je me demandais si le beau brun allait se moquer de cette nouvelle découverte, après tout, il aurait très bien pu me sortir que c'était mieux pour elle que de rester avec un coincé comme moi, ou encore, que mon enfant aurait été déçu d'avoir un tel père. La raison pour laquelle tout le monde s'y était intéressé, c'était sans aucune hésitation parce qu'il s'agissait de la femme d'un flic, qui plus est, quelques mois après, on apprenait que ce dernier s'était fait violer, séquestré et battre par l'un de ses collègues policier ! Je soupirais en me massant la nuque douloureusement.

- Désolé, je vous embête avec mes histoires... J'espère au moins que vous ne pensez pas que je suis en train de me plaindre, lorsque j'étais flic, j'ai pu voir des drames en tout genre, je sais parfaitement que ma vie n'est pas aussi dramatique que certaines que j'ai pu voir.

Je tapais du pied par terre en criant un "Rahhh" tout en me tenant la tête. Ça m'énervais, ça me gonflé grave maintenant ! Je pointais Floyd en lui jetant des éclairs avec les yeux, il m'agaçais franchement ! Mon autre main s'était posée sur ma taille et boudeur, je repris de plus bel.

- Oh et puis franchement ! Pourquoi je m'excuse autant ?! Vous m'énervais, ce n'est pas juste ça !

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MessageSujet: Re: Règlement de compte... [PV Edward][Terminé]   Mer 24 Avr - 12:47



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Edward baissa les yeux et serra les poings. Je n'aurais peut-être pas dû poser la question... Mais me connaissant, j'aurais finis par aborder le sujet d'une façon pas très diplomatique quand j'aurais été de mauvais humeur. Au moins là, ma pire gaffe aurait été de lui poser la question ici.

- Dans une explosion. Je voyais des larmes illuminer ses yeux alors qu'il me fixait. Nous voulions un enfant.

Il se détourna de moi, les mains dans les poches, et alla s'énerver sur un malheureux caillou.

- Je ne le savais pas.

J'ouvris de grands yeux, un peu horrifié. Non... Il n'avait pas pu lui arriver ça... Pas quelque chose d'aussi horrible... Il me regardait méchamment et je me retins de reculer. L'ambiance devenait vraiment très lourde et sérieuse...

- Lorsqu'on m'a emmené identifié le corps, je ne le savais pas ! Je n'étais pas à son écoute, j'aurais du m'en rendre compte ! Lorsqu'ils m'ont dit qu'ils n'avaient pas pu les sauver tout les deux, je n'ai pas réalisé tout de suite qu'elle était enceinte. J'aurais dû la protéger, c'était mon boulot.

Alors c'était vraiment ce qui s'était passé. J'en avais mal au cœur moi-même. Moi le gros salaud qui se foutait des affaires des autres. Mais là... Je ne pouvais décemment pas me foutre de tout ça. Je n'étais jamais tombé amoureux d'une femme. J'avais toujours fais attention à ne pas avoir d'enfant avec elles. Mais ce n'était pas parce que je n'en voulais pas. C'était parce qu si ça s'était passé, il y aurait eu bien trop de problèmes, pour moi et pour le gosse. J'étais quand même assez responsable pour ne pas faire ce genre de connerie. Mais je me serais occupé d'un enfant sans problème si j'avais fais l'erreur. J'aimais bien les enfants. D'ailleurs, je n'aurais jamais pris mon petit frère sous mon aile comme ça si ça n'avait pas été le cas. Alors... Je n'imaginais que bien mal comment Edward avait dû vivre cette horrible expérience... Perdre sa femme et son enfant en un seul accident... Je vis Edward caresser son alliance, puis essuyer une larme. Puis il me fixa de nouveau, son attitude hautaine revenue comme si de rien était. Seuls deux yeux un peu plus rouges trahissaient son débordement. Je n'avais même pas l'envie de sourire sous ce nouveau revirement d'attitude.

- Désolé, je vous embête avec mes histoires... J'espère au moins que vous ne pensez pas que je suis en train de me plaindre, lorsque j'étais flic, j'ai pu voir des drames en tout genre, je sais parfaitement que ma vie n'est pas aussi dramatique que certaines que j'ai pu voir.

Il prenait mes mots au pied de la lettre. Je soupirais. Me prenait-il vraiment pour un tel salopard insensible ? Certes, je ne m'étais pas vraiment montré sous mon meilleur jour, mais quand même. Il me fit sursauter, criant en se tenant la tête à deux mains, et je m'approchai de deux pas. Il faisait encore une crise ? Où il allait cracher tout son sang ? Non, il était juste énervé. Il me pointa du doigt, apparemment exaspéré et je fus surpris par ce changement soudain d'expression.

- Oh et puis franchement ! Pourquoi je m'excuse autant ?! Vous m'énervez, ce n'est pas juste ça !

Je clignai des yeux plusieurs fois. Il s'énervait à cause de ça ? Pas parce que je lui avais posé des questions indiscrètes et qu'il s'était senti obligé d'y répondre ? Je fronçai les sourcils. J'étais fier, je le comprenais. Mais quand même... Si j'avais dû m'énerver dans cette situation ça n'aurait pas été pour ça. J'attrapai son doigt menaçant d'une main et l'écartai de devant mes yeux pour éviter de me mettre à loucher. Puis j'essayai de détendre l'atmosphère. C'était dans ma nature, je n'aimais pas baigner dans une atmosphère tendue si ce n'était pas moi qui l'avais installé pour déstabiliser mon adversaire. J'avançai ma main vers lui et lui ébouriffai la tête gentiment, un sourire tordu aux lèvres.

- Je suis comme un baume sur le cœur des Hommes de ce monde. C'est normal qu'on vienne me confier ses peines avant de s'excuser devant moi. Je suis un excellent remède.

J'avais un grand sourire, mais je savais qu'il n'atteignait pas mes yeux. Je ne pouvais pas sourire complètement alors qu'il m'annonçait qu'il avait perdu son enfant comme ça. J'aurais pu si ça n'avait été que sa femme. Pour moi c'était d'une moindre gravité. Mais un enfant... C'était juste affreux. J'essayai de changer de sujet, passant ma main dans mes cheveux pour reprendre contenance. J'étais toujours mal à l'aise sur ce genre de choses, je ne savais pas comment agir, je ne savais pas quoi dire... Et ce qu'il m'avait dit m'avait mis la puce à l'oreille.

- Alors comme ça, vous avez été flic ? Vous avez attrapé beaucoup de méchants ?

Mon instinct de voleur et de bandit se réveillait. J'avais envie de m'éclipser discrètement et en même temps, de le narguer. Mais j'étais en quelque sorte sous couverture, et je ne pouvais pas trop me le permettre. Surtout que c'était mon collègue. Et qu'on venait de parler d'un sujet qui ne me donnait pas trop le cœur à ça...


To be continued ...


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MessageSujet: Re: Règlement de compte... [PV Edward][Terminé]   Ven 26 Avr - 20:21


Règlement de compte...


J'étais triste, triste de me sentir obligé de tout lui raconter... Mais peut-être aussi parce que mes barrières se craquelaient en sa présence, je haïssais les hommes et pourtant, il arrivait à chasser d'un revers de la main toute mes protections. J'étais si vulnérable en sa présence... J'étais incapable de me battre, de me relever et de reprendre le contrôle de moi même, tout ça à cause de ce fichu baiser ! Un frisson me parcouru, suivit par un battement de cœur plus féroce que les autres, tandis que mes yeux se posé sur ses lèvres. J'avais envie de les gouter une nouvelle fois, croquer sa peau comme un bonbon à la fraise. Un nouveau frisson, plus fort, plus intense, plus excitant me percuté en plein fouet, lorsque sa main se plongea entre mes mèches aux tendre couleur blanche. Je m'étais mordu la lèvre, empêchant ce soupire de traverser le portail qui le maintenait prisonnier. Je ne voulais pas que tout ça recommence. Mère... Elle avait tellement raison, les homosexuelles n'étaient pas normaux, je ne devais pas en être un, pour elle, pour Erin, pour moi même.

- Je suis comme un baume sur le cœur des Hommes de ce monde. C'est normal qu'on vienne me confier ses peines avant de s'excuser devant moi. Je suis un excellent remède.

J'ouvrais la bouche, imitant un poisson rouge semblait-il... Enfin, ce n'était pas mon intention mais je trouvais vraiment son comportement prétentieux... je secouais la tête, me rappelant ses mots quelques instants plus tôt, il était sans doute en train de rigoler... Bien que ça m'échappais encore, je commençais peu à peu à essayer de penser à la possibilité qu'il s'amusait encore. Franchement, il était quand même gonflé ! C'était dur, avec mes amis d'internet tout était différent, nous nous envoyons des vannes mais à chaque fois, je savais qu'ils rigolaient. Pedobear était du genre à parler de la sorte, je ne l'avais jamais pris pour autant au sérieux, je m'étais même moqué gentiment de lui mais avec Floyd... Peut-être que son physique ne jouait pas en sa faveur. Je me mis à bouder, trouvant soudain que ses caresses ressemblaient à celle qu'on aurait donné à un enfant, c'était vraiment vexant ! Et il n'y avait rien d'amusant dans cela !

- Alors comme ça, vous avez été flic ? Vous avez attrapé beaucoup de méchants ?

Je haussais un sourcil, me demandant en quoi ça avait de l'importance mais je saisis cette opportunité de changer de sujet, n'importe quel autre discutions, tant qu'elle ne concernée pas mon viol, aurait été parfaite. Je soupirais, repensant au passé, j'avais aimé mon métier de flic. On m'avais hélas fais comprendre que ça n'était plus ma place. Je... Je voulais... Je voulais me confier, bien que c'était toujours aussi dur, qu'il ne m'avais rien demandé, que l'ambiance risquait de rester dans un sentiment oppressant, je voulais lui parler de ma vie. Pourtant, malgré la douleur, je me mis à sourire, il ne lui était pas adressé, de toute façon, je contemplais mes pieds, pensif.

- Je n'ai jamais échoué, mes collègues disaient souvent que j'étais fais pour ce métier, que je pourrais devenir un grand policier.

Je lâchais un rire discret en relevant la tête vers lui, les yeux plein d'étoile en repensant à ces gens qui m'avaient remercié. Toutes ces personnes que j'avais pu aider, ces vies que j'avais pu sauver... Finalement, ce métier avait été l'une des plus belle choque qui m'étais arrivé. Je repris, la mine soudain devenu sombre.

- Mais peu de temps après la mort de ma femme, il y a eu des... Des problèmes dans ma vie. Des scandales ont explosé, et avant que je ne m'en rende compte, plus personne ne voulait de moi, ou même de nous. Mon chef m'a fais comprendre que je ne pouvais pas rester, jamais il n'aurait pu me forcer à partir mais... je ne voulais plus être là-bas non plus.

Je soupirais en remettant l'une de mes mains dans mes poches, grimaçant en fixant un point invisible. Je fini par plonger mes yeux dans ses prunelles, cherchant un peu de réconfort dans ses magnifiques yeux, envoutant, attirant, effrayant. J'en étais maintenant sur, je le détestais. Floyd était la personne la plus abjecte que j'avais pu rencontrer de toute mon existence, il était malpoli, imprévisible, énervant et bien d'autre chose encore !

- Enfin, je les ai presque tous eu, mais il y a un homme que je n'ai pas réussi à arrêter, c'était un voleur. Il me rappelle un peu vous, on aurait dit un fauve, d'ailleurs, son nom était quelque chose dans le genre de Black... Black quelque chose, un nom de félin je crois, je ne m'en souviens plus vraiment, c'était il y a longtemps.

Je me retournais, marchant un peu pour m'éloigner de lui. Je me baissais, attrapant une feuille sans grande intention. Je voulais juste toucher quelque chose pour ne pas fulminer de rage en repensant à cet odieux personnage ! Si un jour j'avais la chance de le revoir, je jurais de ne pas le rater cette fois-ci ! Sans me retourner, je repris la parole assez forte pour qu'il m'entende.

- Ça me tue de devoir dire ça, mais ce voleur est le plus doué que j'ai pu voir, personne n'a jamais pu l'attraper, il était... Insaisissable ! Je crois qu'il est l'une des personnes qui m'a le plus donné envie de rester flic, c'était en quelque sorte mon but ultime.

Je fini enfin par lui faire de nouveau face, faisant rouler la feuille verte entre mes doigts. Je souriais, un sourire faible et qui menacé de disparaitre à tout instant, mais il était bel et bien présent en ce moment même. Puis comme précédemment, mon visage se fit soudain plus sombre, comme hanté par des souvenirs lointains et désagréable. Ce jour où je l'avais raté.

- Pourtant j'aurais pu l'avoir... Un jour, je l'ai trouvé, il comptait dérober une œuvre d'art. Toutes les troupes étaient en bas, j'avais été le plus rapide. J'inspirais en relevant la tête, secouant la tête pour moi même. Si j'avais utilisé mon pouvoir, j'aurais pu l'avoir sans problème mais, je n'ai pas pu... Je reportais mon attention sur Floyd, le fixant de mes yeux rouge sang, non, je dirais même que je n'ai pas voulu.

Pourquoi ? C'était étrange, mais j'avais refusé de l'utiliser, lorsqu'enfin j'avais eu la foie de m'en servir, ce dernier avait disparu, volatilisé, et peu de temps après, on n'avait plus entendu parler de lui.

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MessageSujet: Re: Règlement de compte... [PV Edward][Terminé]   Dim 28 Avr - 9:05



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- Je n'ai jamais échoué, mes collègues disaient souvent que j'étais fais pour ce métier, que je pourrais devenir un grand policier. Mais peu de temps après la mort de ma femme, il y a eu des... Des problèmes dans ma vie. Des scandales ont explosé, et avant que je ne m'en rende compte, plus personne ne voulait de moi, ou même de nous. Mon chef m'a fais comprendre que je ne pouvais pas rester, jamais il n'aurait pu me forcer à partir mais... je ne voulais plus être là-bas non plus.

D'abord joyeux, il avait fini son récit déprimé et triste. ça me donnait juste une raison de plus de ne pas supporter les flics. Ce n'étaient tous que des petits cons de première. Rejeter quelqu'un alors qu'il venait de perdre femme et enfant pour un problème. Je trouvais ça juste affreux. C'est pour ça que je me satisfaisais d'être seul. D'être nomade. Edward me fixa de ses troublants yeux rouges et continua.

- Enfin, je les ai presque tous eu, mais il y a un homme que je n'ai pas réussi à arrêter, c'était un voleur. Il me rappelle un peu vous, on aurait dit un fauve, d'ailleurs, son nom était quelque chose dans le genre de Black... Black quelque chose, un nom de félin je crois, je ne m'en souviens plus vraiment, c'était il y a longtemps.

Je déglutis bruyamment en reculant, pâle comme la mort. C'était pas vrai... Il connaissait Black Tiger. ça ne faisait aucun doute qu'il parlait de lui. Et ce Black Tiger n'était autre que moi... Heureusement qu'il s'était détournai dans une autre direction sinon j'aurais été bien mal.

- Ça me tue de devoir dire ça, mais ce voleur est le plus doué que j'ai pu voir, personne n'a jamais pu l'attraper, il était... Insaisissable ! Je crois qu'il est l'une des personnes qui m'a le plus donné envie de rester flic, c'était en quelque sorte mon but ultime.

Je souris, à la fois amusé et plutôt satisfait. Son but ultime. Quelle jolie déclaration. Si il avait su le pauvre... J'étais extrêmement fier de moi là, maintenant tout de suite. Ma réputation de voleur n'était pas à refaire, j'étais toujours le meilleur même si j'avais mis ma carrière entre parenthèse. Je ravalai ma fierté un peu mal placée et repris une expression neutre lorsqu'il se retourna vers moi, sombre.

- Pourtant j'aurais pu l'avoir... Un jour, je l'ai trouvé, il comptait dérober une œuvre d'art. Toutes les troupes étaient en bas, j'avais été le plus rapide. Si j'avais utilisé mon pouvoir, j'aurais pu l'avoir sans problème mais, je n'ai pas pu... Non, je dirais même que je n'ai pas voulu.

Je serrai les dents en comprenant ce qu'il venait de dire. Il parlait de ce jour-là. A cette belle époque. Cette époque pleine d'action, de passion, de fun. Cette époque d'avant. J'aurais dû arrêter de me comporter comme un con à un moment donné de toute façon. Mais la façon dont je m'étais arrêté me restais en travers de la gorge. Je fixais le sol, sourcils froncés, haineux. Alors comme ça c'était de sa faute si j'avais dû me casser les deux jambes intentionnellement. Pendant que ces saletés de flics courraient partout à ma recherche.

- Au moins je sais à cause de quel poulet je me suis retrouvé en fauteuil roulant pendant plusieurs mois...

J'avais marmonné ça tout bas pour qu'Edward ne puisse l'entendre, amer. Mais fallait que ça sorte, d'une manière ou d'une autre. Je ne me souvenais pas l'avoir croisé un jour, mais en même temps je ne faisais jamais attention aux flics. Pour moi ils n'étaient qu'une gêne. Je rageais intérieurement mais je relevai la tête, un air simplement curieux sur le visage. Je n'allais pas me faire griller pour ça. Pour ma sécurité, et sûrement pour la sienne - je ne savais pas ce que je lui ferais si il découvrait mon identité - , il valait mieux qu'il ne découvre pas que Black Tiger était son patron. Je détournai la conversation sur un sujet moins sensible.

- Mais dites moi... Vous parlez de votre pouvoir. ça me fait penser que je ne le connais toujours pas. C'est bien en rapport avec ce qui était dans le journal la dernière fois, non ?

Je voulais savoir à quoi j'avais failli m'exposer en le croisant dans ce musée cette nuit-là. La combustion spontanée ne me paraissait pas une mort très agréable et louable. Je savais que ce n'était pas un sujet qu'Edward aimait abordait mais j'aurais tout fait pour ne pas m'aventurer sur le terrain glissant nommé Black Tiger. Et parce que j'étais encore plus curieux d'une chose, je me risquai quand même à placer le mot voleur.

- Et... Pourquoi n'avez vous pas utilisé votre fameux pouvoir pour arrêter votre voleur si vous le pouviez ? Pourquoi n'avez vous pas voulu ?

[DESOLE !!! C'est pourrave mais le fait de devoir tout réécrire m'a déprimé D8 JE T'AIME !]


To be continued ...


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MessageSujet: Re: Règlement de compte... [PV Edward][Terminé]   Dim 28 Avr - 16:32


Règlement de compte...


J'avais fini par détourner la tête, soudain très mal à l'aise. J'avais cru apercevoir sur son visage, de la haine, ou peut-être de l'amertume... je ne comprenais pas vraiment, mais quelque chose en moi me disait qu'il fallait que j'abandonne, que la vérité serait trop dur à encaisser pendant que l'autre partie me disait que tout était clair, que la réponse était en face de moi. Pourquoi avoir écouté la première voix ? Je ne sais pas, je ne pourrais pas vraiment répondre à cette question, peut-être parce que je craignais d'être blessé par ce monde que j'avais tant fui. Je jouais donc avec cette même feuille dans mes mains, arrachant doucement l'étrange matière, la déchirant entre mes doigts. je relâchais quelques morceaux, fixant leurs départ, les regardant s'envoler loin de nous.

- Mais dites moi... Vous parlez de votre pouvoir. ça me fait penser que je ne le connais toujours pas. C'est bien en rapport avec ce qui était dans le journal la dernière fois, non ?

Je me retournais brusquement vers lui, un peu trop brusquement même. Je ne savais pas quoi répondre et mon cœur venait de rater un battement, je m'étais figé sur place. Je déglutis difficilement, observant l'homme en me dandinant d'un pied à l'autre, refusant de répondre à son questionnement. Oui, c'était de ma faute ce qu'il c'était passé, c'était douloureux de l'avouer, mais c'était la simple et pur vérité... Alors que je m'apprêtais à m'enfuir à toute allure, il me coupa dans mon élan.

- Et... Pourquoi n'avez vous pas utilisé votre fameux pouvoir pour arrêter votre voleur si vous le pouviez ? Pourquoi n'avez vous pas voulu ?

J'enfonçais mes mains dans mes poches en baissant la tête. Pourquoi ? Combien de fois je m'étais posé cette question ? Combien de fois j'avais cherché la réponse sans jamais la trouver ? Je soupirais faiblement, ignorant sa première question en détournant son attention par la deuxième. Je me rapprochais de lui doucement, sans un bruit, à pas feutré. Mes yeux ne se posèrent sur la silhouette masculine qu'une fois proche de lui, nous étions à coté, bien trop près. J'aurais presque pu sentir son souffle s'abattre sur mes joues, la distance minime entre nous me donnais envie de reprendre les baisers langoureux que nous avions échangé à la piscine... Pourquoi avoir laissé de coté ma phobie, pourquoi est-ce que malgré mes légers tremblement je ne m'éloignais pas ? Pour rien, certainement parce que quelque part, je ne voulais pas que quelqu'un entende ce secret que je lui confiais.

- Je ne sais pas... Enfin, peut-être que si... Cet homme, si j'avais utilisé mon pouvoir, il serait mort. Lorsque j'ai commencé à activer mon pouvoir, je l'ai fixé, je n'ai pas voulu lui arracher la vie, j'ai... J'étais trop faible. Il semblait faire ce qu'il voulait, et je l'enviais, malgré le danger, il semblait se moquer des conséquences de ses actes. Même s'il était resté en vie, je ne pouvais pas lui faire ça. Un sourire naquit sur mes lèvres, sans que je ne comprenne pourquoi, sa place n'était pas en prison, il était fait pour être libre.

Un rire nerveux s'échappa de mes lèvres et je me grattais la tête de nouveau mal à l'aise en baissant les yeux, fixant mes pieds. C'était ridicule, aujourd'hui, je savais que si je pouvais recroiser sa route, je n'hésiterais pas à l'envoyer en prison, pourtant... Le moi de cette époque n'avait pas voulu, il connaissait encore l'espoir, alors il s'était mit à placer ses rêves dans ce criminel. Quelle idiotie. je soupirais une nouvelle fois, déprimé par cette mentalité puéril qu'avait été la mienne dans le passé.

- C'est idiot je sais, j'étais flic, il était voleur, nous étions dans deux mondes différent. Je ne le connaissais même pas ! Alors pourquoi hein ? Un collègue connaissait mes pouvoirs, il m'a demandé maintes et maintes fois que je lui réponde, mais je n'ai jamais su quoi lui dire.

Je me retournais, encore une fois, pour m'éloigner de lui. Son odeur agressante m'avais titillé, me rappelant mes songes de la veille, j'avais ressenti une légère excitation et j'avais crains qu'en restant plus longtemps à ses cotés, je ne me mette à lui vomir à la figure... Ou pire, peut-être lui aurais-je bondis dessus tel un fauve pour le dévorer en me satisfaisant de ses gémissements... Je frissonnais, de dégout et d'envie. Tout en lui tournant le dos, je repris plus bas.

- C'est idiot... Vous savez, concernant mon pouvoir, et bien...

Je me mordais la lèvre, je ne voulais pas en parler, je n'en parlerais pas. Je ne lui donnerais que le minimum, histoire qu'il ai un os à ronger.

- Je n'ai vu ces gens qu'une fois, une soirée... J'étais dans une mauvaise phase et je n'ai pas pu me contrôler, je... Je lui jetais un rapide coup d'œil, mais la peur de voir son visage se décomposé fut trop forte, et je regardais de nouveau droit devant moi, je les ai tué. Mon pouvoir est, comment dire... Étrange, ma maladie, c'est à cause de lui, en échange d'une vie plus courte, je suis capable de... De faire des choses. Des idiots m'ont un jour dit que c'était un pouvoir fantastique, qu'il me permettait de réaliser tout mes vœux mais très franchement, je le considère plus comme une menace et un fardeau.

Je m'agenouillais, posant mes bras sur mes jambes en cachant mon visage dans mes mains. Je revoyais le visage d'Erin, tordu par la douleur, tout était de ma faute, j'avais détruis la vie des gens.

- Ces choses, tout ces morts, je ne les ai jamais voulu ! N'importe qui pense un jour ou l'autre à tuer quelqu'un, mais eux ne possèdent pas un pouvoir qui rend ces choses réel. Je les ai pensé sous la colère, mais jamais je n'aurais demandé ça !

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MessageSujet: Re: Règlement de compte... [PV Edward][Terminé]   Lun 29 Avr - 2:54



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Edward se rapprocha soudainement, pas à pas, silencieusement. Les mains dans les poches il n'avait pas du tout l'air de vouloir me frapper ou je ne sais quoi ni d'essayer de me foutre en taule après avoir deviné. Alors je ne me mis pas sur mes gardes. Il stoppa à quelques centimètres de moi. Bien trop prêt à mon avis. A sa place je ne me serais jamais autant approché d'un homme. Surtout de moi. Ou peut-être était-ce encore une de ses attaques surprises où il allait m'embrasser avant de me donner un coup de tête et de s'enfuir. Je n'aimais pas plus que ça me faire frapper, il avait la tête dure. Mais je ne me reculai pas. Son odeur si particulière me revenait en pleine face maintenant que nous étions aussi proche. Je ne l'avais plus ressenti depuis l'épisode de la piscine, il m'évitait soigneusement. J'aurais presque oublié à quel point elle était alléchante. Merde ! Ce mec sentait les bonbons... C'était juste trop délicieux ! Je le voyais trembler légèrement et c'était peut-être bien la seule chose qui m'empêchait de lui lécher la joue comme une sucette pour m'assurer de son goût.

- Je ne sais pas... Enfin, peut-être que si... Cet homme, si j'avais utilisé mon pouvoir, il serait mort. Lorsque j'ai commencé à activer mon pouvoir, je l'ai fixé, je n'ai pas voulu lui arracher la vie, j'ai... J'étais trop faible. Il semblait faire ce qu'il voulait, et je l'enviais, malgré le danger, il semblait se moquer des conséquences de ses actes. Même s'il était resté en vie, je ne pouvais pas lui faire ça. Sa place n'était pas en prison, il était fait pour être libre.

Un sourire reconnaissant naquit sur mes lèvres alors qu'il riait. Merci bien pour son moment de lucidité. J'avais à peine frissonné en entendant qu'il aurait pu me tuer. Je me voyais déjà en torche humaine, courant comme un demeuré dans le musée. Ma seule consolation - bien maigre - aurait été de démolir plusieurs trucs au passage. Un prêté pour un rendu. J'étais assez content. Il m'avait relativement bien cerné. Surtout à cette époque-là. Aujourd'hui, plus adulte je me préoccupais des conséquences. Enfin... Un peu plus qu'avant quoi. J'étais quand même toujours bien tête brûlée et très très con. Mais pour ce qui était de la liberté. Oh oui... De toute façon oui, ma place n'aurait pas été en prison. J'en serais sorti comme je serais sorti de mon lit. En deux temps trois mouvements.

- C'est idiot je sais, j'étais flic, il était voleur, nous étions dans deux mondes différent. Je ne le connaissais même pas ! Alors pourquoi hein ? Un collègue connaissait mes pouvoirs, il m'a demandé maintes et maintes fois que je lui réponde, mais je n'ai jamais su quoi lui dire.

Et bien maintenant on se connaissait. Et vu le gaillard j'étais sûr qu'il ne m'aurait pas épargné si il m'avait connu. A plus forte raison à cette époque, je devais bien être cent fois pire qu'aujourd'hui. Quant à son collègue à sa place je l'aurais envoyé dans les choux en lui expliquant gentiment qu'il aurait mieux fait de se mêler de son cul avant que quelqu'un y enfonce quelque chose de bizarre. Mais Edward n'était pas moi. Mais ça m'énervait quand même assez de voir des gens se faire mener en bateau par des crétins de service experts en commérage qui harcelaient les gens de questions. Edward s'écarta à nouveau, emportant cette exquise odeur de confiserie avec lui. Il faudrait vraiment que je lui demande de changer de parfum parce que ça devenait mal barré. Il ne manquait plus qu'il asperge la bibliothèque et je deviendrais fou. On ne m'avait encore jamais vu dans un magasin de bonbons. C'était relativement... Violent.

- C'est idiot... Vous savez, concernant mon pouvoir, et bien... Je n'ai vu ces gens qu'une fois, une soirée... J'étais dans une mauvaise phase et je n'ai pas pu me contrôler, je... Je les ai tué. Mon pouvoir est, comment dire... Étrange, ma maladie, c'est à cause de lui, en échange d'une vie plus courte, je suis capable de... De faire des choses. Des idiots m'ont un jour dit que c'était un pouvoir fantastique, qu'il me permettait de réaliser tout mes vœux mais très franchement, je le considère plus comme une menace et un fardeau.

Oui. Des idiots. On ne jouait pas avec la mort comme ça. On ne devait pas prendre ça à la légère. Surtout si ça lui coûtait de la vie. J'étais tout à fait d'accord avec son point de vue. Autant je me moquais des gens. Autant la mort ne me faisait jamais rire. C'était un sujet avec lequel on ne devait pas jongler avec moi sinon on s'en prenait une. Je sortis une clope, exaspéré par tout ce qu'il me racontait. J'avais besoin de nicotine pour me calmer un peu. Et pour masquer cette odeur alléchante. Je vis Edward s'accroupir et enfouir sa tête entre ses bras. Il paraissait vraiment désespéré. Vulnérable. Je soufflai doucement, laissant s'échapper une fumée gris claire dans l'air. Il se remit à parler.

- Ces choses, tout ces morts, je ne les ai jamais voulu ! N'importe qui pense un jour ou l'autre à tuer quelqu'un, mais eux ne possèdent pas un pouvoir qui rend ces choses réel. Je les ai pensé sous la colère, mais jamais je n'aurais demandé ça !

Le pauvre... Et en même temps le bien-heureux. Qu'il avait de la chance. Et en même temps une vie tellement pleine de douleur que cette chance était ridiculement mal placée. Une chance, vicieuse certes, mais une petite chance quand même. ça me donnait quand même envie. J'avais tellement plus de choses que lui mais ça me donnait envie. C'était ridicule. Je soupirai d'énervement envers moi-même puis m'avançai vers lui m'accroupissant, un peu en arrière par rapport à lui. Pour la deuxième fois je caressai de nouveau ses cheveux. Ce mec réveillait mes instincts paternels. Alors qu'il était plus vieux que moi. Non mais franchement... je soupirai de nouveau. J'étais quand même un sacré cas. J'allais essayer de le consoler. Moi qui m'étais promis au tout début de lui faire souffrir le martyre... Je ne pouvais même plus me le permettre.

- Allez Ed. J'avais utilisé ce petit surnom sans m'en rendre compte. C'était venu naturellement, comme "Al" m'était venu pour Alan. Ce n'était pas mon petit frère. Mais j'avais envie de l'appeler comme ça. Comme tu l'as dis, tout le monde pense un jour à tuer des gens. Certes, toi ça s'est réalisé et c'est franchement malheureux. Mais... Comment dire ça...

Je rejetai la tête en arrière, mâchouillant le filtre de ma cigarette à la recherche de mes mots en fixant le ciel. Je n'arrivais pas à trouver ce que je voulais dire. Je voulais dire quelque chose mais je ne savais pas comment le prononcer. Je relâchai ses cheveux, que j'avais triturais inconsciemment tout ce temps et finis par m'asseoir en tailleur. Je ne savais vraiment pas comment m'exprimer. Je n'étais pas un inculte, je lisais beaucoup et j'aimais ça. Mais... Rien. Je tentai quelque chose.

- Dis toi que tu es comme tout le monde. Juste que tu as un pouvoir à la con. Tu n'as jamais... Au plus profond de toi-même j'entends... Tu n'as jamais désiré tuer quelqu'un comme tu avais envie de respirer, et t'être exécuté comme si c'était vital. Tu n'as jamais non plus tué comme tu te lèves chaque matin, comme si c'était une habitude. Jamais tu ne t'es sali les mains de cette manière. Attention je ne dis pas que ce que tu as fais sans le vouloir n'est pas horrible, même si je ne vais pas te juger pour ça mais... Au moins tu es humain. D'une certaine manière ça doit être rassurant.

ça devait l'être. Parce que si lui n'était pas humain alors qu'étaient mes parents. Qu'est-ce que j'avais été alors que je n'étais qu'un enfant ? Qu'est ce que mon frère était et dont il essayait de se sortir ? Il ressentait de la tristesse pour les gens qu'il avait tué. De l'empathie. Mes parents en récoltaient de la joie et de l'argent, sans état d'âme. Mon frère prenait ça comme un simple passe-temps ou un petit travail à mi-temps. Moi j'avais éprouvé des scrupules. Jamais de tristesse. Encore maintenant, même si je voyais quelqu'un mourir j'étais révolté. Pas pour les mêmes raisons que les gens normaux. ça m'exaspérait de voir des gens jouer avec la vie. Mais c'était tout. J'aurais été triste que quelqu'un que j'aime meurt. J'en aurais été malade si il était mort à cause de moi. Mais un inconnu n'était pour moi qu'un homme sans visage, sans intérêt. Quand je m'évaluais comme ça je me faisais un peu peur. Je laissai tomber de la cendre dans l'herbe, me mordillant une lèvre avec un regard lointain. Quel monde de fous. Je me retournai et collai une pichenette sur la joue de mon collègue, un air résigné sur le visage. Il allait se rendre malade à se morfondre pour chaque petite âme qu'il avait tué. Au moins dans mon indifférence je prenais soin de moi. Lui j'avais l'impression qu'il se serait laissé crever sur place sans rien faire.

- Hey ! Ce que tu as fais tu ne peux pas le changer. La moindre des choses que tu pourrais faire maintenant c'est essayer de respirer à fond et de reprendre tes esprits. Imagine que tu as tué trois pauvres types parce que t'étais dans un sale état. T'es entrain de devenir dépressif. A côté de moi. J'ai pas plus envie que ça de cramer. Alors reprends toi. Tu tueras moins de salopards si t'es plus léger.

Oui... Je ne pouvais pas rester sérieux deux minutes, c'était dans ma nature. Mais avec ce gars-là je devrais mettre les bouchées doubles pour qu'il arrête de s'étaler sur le sol à chaque petit coup de blues. Il fallait vraiment qu'il se reprenne en main. On ne pouvait pas vivre comme ça.


To be continued ...


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MessageSujet: Re: Règlement de compte... [PV Edward][Terminé]   Mer 1 Mai - 16:16


Règlement de compte...


Cette main bienveillante revint me caresser doucement, je me crispais. Pas parce qu'il s'agissait là d'un contact masculin mais parce que Floyd réveillait un désir sauvage en moi, la fièvre m'emportai peu à peu et j'avais un mal fou à ne pas lui bondir dessus. Je regardais le sol, pourquoi ? Parce que j'étais dégouté de moi même. Je pouvais encore sentir les mains de Jeremy me caressant tendrement avant d'attraper ma chevelure avec force pour me tirer brusquement en arrière, m'arrachant par la même occasion un gémissement de douleur. J'avais vécu des horreurs et pourtant, ma fierté m'empêchai de me rendre compte à quel point j'avais été maltraité, pour elle, j'avais été consentant des actes de mon collègue. Le corps d'un homme n'avait rien en commun avec celui d'une femme, il n'y avait pas de douceurs, les rondeurs étaient remplacé par des muscles sculpté telle une œuvre d'art... Jamais je n'aurais dû éprouver l'envie de planter mes crocs dans cette chair rugueuse. Je fermais les yeux, savourant la douce sensation contre mon crâne, retenant entre mes lèvres une supplication...


- Allez Ed. Je relevais brusquement la tête en entendant ce surnom, nous n'étions pourtant pas ami. Comme tu l'as dis, tout le monde pense un jour à tuer des gens. Certes, toi ça s'est réalisé et c'est franchement malheureux. Mais... Comment dire ça...

J'entrouvrais les lèvres un instant, me ravissant instantanément, tentant de calmer les rougeurs sur mes joues. Par chance, mon interlocuteur avait fini par regarder au loin, certainement plongé dans ses pensées. En temps normal, j'aurais donné un coup à cette main désinvolte, le rabrouant furieusement en lui rappelant que nous n'étions pas ami. En temps normal, j'aurais été curieux de connaitre ses futurs propos, prêt à mordre pour son insolence, énervé de voir un homme qui semblait se ficher du malheur du monde... Alors quoi ? Que se passait-il ? Pourquoi je ne pu faire taire ce frissonnement sous le contact de ses doigts, pourquoi mes paupières s'étaient-elles fermaient d'elle même, pourquoi est-ce mon visage avait cherché à attraper sa main pour qu'il me caresse ? Je rouvrais les yeux brusquement, surpris de moi même. Je soupirais de soulagement intérieurement en voyant que non, ma main s'était arrêtée avant de saisir la sienne, avant que je ne l'oblige à venir me caresser les lèvres pour que je lui mordille le doigt par la suite. Il fallait que je fasse quelque chose, n'importe quoi. Je fis alors la chose la plus simple, la chose la plus destressante qu'il y avait en ce moment, la chose qui m'empêcherais de faire une bêtise. Je recommençais à jouer avec mon alliance en inspirant profondément, en repensant à la jeune femme.

- Dis toi que tu es comme tout le monde. Juste que tu as un pouvoir à la con. Tu n'as jamais... Au plus profond de toi-même j'entends... Tu n'as jamais désiré tuer quelqu'un comme tu avais envie de respirer, et t'être exécuté comme si c'était vital. Tu n'as jamais non plus tué comme tu te lèves chaque matin, comme si c'était une habitude. Jamais tu ne t'es sali les mains de cette manière. Attention je ne dis pas que ce que tu as fais sans le vouloir n'est pas horrible, même si je ne vais pas te juger pour ça mais... Au moins tu es humain. D'une certaine manière ça doit être rassurant.

J'écarquillais les yeux en le fixant froidement, maintenant apeuré. Cette manière de s'exprimer... Tout laissait à croire qu'il avait été ce jeune homme décrit dans ses propos, qu'il avait tué de sang froid des êtres innocent. Une part de moi bouillonné de rage, je dû me retenir pour ne pas lui sauter au cou pour lui abattre mon poing sur le visage. J'étais pourtant mal placé pour faire la leçon, j'étais moi aussi un meurtrier ! Ce qui calma le jeu ne fut pas ma culpabilité, mais plutôt le visage décomposé de mon collègue. Non, il ne semblait pas si mal, mais dans ses yeux... Dans ses prunelles de fauve... Tout semblait bien plus terne. J'avais envie de le prendre dans mes bras, cette fois-ci, ce n'était en rien sexuel, je voulais juste le faire. Rassurer cet homme que pour moi, il n'était pas un monstre, car ce qu'il venait de dire ressemblait d'avantage à un aveu qu'à de simple paroles en l'air... C'était idiot, nous avions presque le même âge, depuis le départ, il s'était bien plus occupé de moi que moi de lui, mais je ressentais cette envie, ce besoin de lui dire que tout irait bien... Qu'à mes yeux, il était...

- Hey ! Ce que tu as fais tu ne peux pas le changer. La moindre des choses que tu pourrais faire maintenant c'est essayer de respirer à fond et de reprendre tes esprits. Imagine que tu as tué trois pauvres types parce que t'étais dans un sale état. T'es entrain de devenir dépressif. A côté de moi. J'ai pas plus envie que ça de cramer. Alors reprends toi. Tu tueras moins de salopards si t'es plus léger.

Il me retirais subitement de mes pensées et je clignais plusieurs fois des yeux avant de reprendre pleinement conscience de ce qu'il ce passé. Je tournais la tête à droite, puis à gauche, comme si j'avais oublié tout depuis le début de notre conversation. À quoi venais-je de penser ? J'en étais encore perturbé, je ne savais quoi dire... Tout dans ma tête se bousculé, tout n'était qu'incompréhension, et pourtant, j'étais parfaitement serein. Je lui souriais, un sourire à peine visible, quelque chose de sincère et non pas de forcé. À l'époque, alors que je me serais forcé à témoigner de la sympathie à un homme, mes amis m'avais aidé à surmonter cette douloureuse épreuve, mais maintenant, je n'avais plus besoin d'eux non plus. Mon cœur s'accélérait, je craignais presque qu'il puisse entendre le tambour qui battait dans ma poitrine.

- Ne vous en faîtes pas, je contrôle mon pouvoir, vous... Vous n'auriez rien à craindre de moi tant que je n'ai pas un objet en main. Je ne peux pas l'activer tout le temps.

Je détournais la tête une nouvelle fois, hésitant. Je me relâchais. Une brise fraiche vint caresser la clairière, les oiseaux se mirent à revenir peu à peu, comme si l'action était terminée. On ne pouvait pas vraiment dire qu'un combat venait de se dérouler ou du moins, les seul combat qui venaient de s'exécuter dans la clairière étaient dans nos têtes. Mon visage s'était tourné vers celui de Floyd, dans mes yeux, un sentiment inexplicable venait faire briller les goutes de sang. Un sourire plus expressif que les précédents s'était glissé furtivement sur mes lèvres, les faisant trembloter les premières secondes avant qu'il ne se fige, laissant mes canines dépasser légèrement. Ma main quant à elle était allé se loger dans la sienne, entrelaçant nos doigts l'un à l'autre, la serrant doucement, exerçant une légère pression contre sa paume. Mes joues s'étaient teint d'un léger rosé, je ne fis rien pour les cacher.

- merci...

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Floyd West
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MessageSujet: Re: Règlement de compte... [PV Edward][Terminé]   Jeu 2 Mai - 4:40



Règlement de compte...
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... ▬ ...
...


Mes paroles semblèrent soudainement le réveiller, le sortir de son état d'abattement. C'était bien le but. Il semblait un peu perdu, à tourner la tête dans tous les sens à la recherche de quelque chose. E tout à coup il me sourit. J'en fus si surpris, bien plus que les autres fois. Son sourire paraissait... Détendu, naturel. Serein. Comme si il était libéré d'un poids. C'était un beau spectacle, inédit sur ces traits habituellement froids et durs devant moi. Rassurant de voir qu'il reprenait allure humaine.

- Ne vous en faîtes pas, je contrôle mon pouvoir, vous... Vous n'auriez rien à craindre de moi tant que je n'ai pas un objet en main. Je ne peux pas l'activer tout le temps.

Je souris discrètement à ses paroles. Je n'avais pas eu peur de lui. Certes c'était inquiétant d'être à côté d'une bombe à retardement mais je comprenais à ses paroles qu'il ne m'aurait pas fait de mal délibérément. J'avais peur de mourir. Je n'aimais pas la douleur. Mais cet homme n'était pas un tueur. Une véritable tête de mule, un casse-pieds de première, un coincé allergique aux hommes, oui. Un tueur, pas du tout. Je risquais peut-être de mourir en restant à côté de lui mais je n'aurais pas peur de lui directement. Bon... Si il apprenait un jour que j'étais Black Tiger, j'aurais de bonnes raisons d'avoir la frousse mais pour l'instant c'était relativement peu probable. Edward détourna le regard, détendu. Il semblait apaisé alors qu'il parcourait du regard la petite clairière où avait eu lieu notre échange. C'était un très bel endroit. Il avait la capacité de relaxer, le chant des oiseaux nous berçait et la brise nous effleurait de ses doigts légers. Si j'avais été seul je me serais sûrement endormi, comme Edward l'avait fait avant que j'arrive. Je retournerais probablement ici une prochaine fois, peut-être la nuit. Pour me détendre et respirer l'air frais. ça faisait toujours du bien d'être calme au lieu de courir partout à la recherche d'action. Mon collègue me regarda de nouveau droit dans les yeux. C'était la première fois qu'il me regardait comme ça. De souvenir je n'avais peut-être d'ailleurs jamais été regardé comme ça. Sans me l'expliquer je me sentis un peu mal à l'aise sur le moment. Un peu chamboulé aussi. J'écartai cette sensation d'un geste mental, ne voulant pas m'y attarder. Un nouveau sourire fleurit sur ses lèvres, encore plus beau que le précédent. Je ne savais pas ce qu'il avait aujourd'hui mais ça faisait vraiment du bien de le voir comme ça. Il allait mieux, c'était plaisant à observer. J'aperçus même ses dents tant son sourire était large. Je sentis quelque chose contre ma peau. Je baissai les yeux et vis les doigts pâles d'Edward, contraste évident avec ma peau halée, se mêler aux miens. Je sentais sa peau tiède contre la mienne et son sang battre contre mon poignet. Je ne comprenais vraiment plus cet homme... Quelques semaines plus tôt il arguait haut et fort qu'il ne supportait pas les hommes et était recouvert de boutons à chaque fois que je le frôlais. Et voilà qu'aujourd'hui il me touchait délibérément. De plus nos mains croisées me donnaient un sentiment d'intimité très fort. On voyait souvent des couples heureux marcher main dans la main, doigts entrelacés. On les sentait proches et amoureux. Je trouvais ce geste très ambigu pour le coup, et je commençais vraiment à me sentir bizarre. Cette situation était un peu trop irréelle à mon goût. Les choses que je ne contrôlais pas étaient souvent ignorées ou évitées, et là je ressentais le besoin urgent de me libérer. Et en même temps je ne le voulais pas... Cet homme semblait revivre tout à coup et je n'avais pas envie de le faire replonger en le lâchant. C'était une manière très vantarde de penser mais c'était l'impression que j'avais. Surtout qu'il me regardait en rougissant adorablement, ce genre de geste qui me faisait craquer. J'étais dans la merde.

- Merci...

Mon cœur eut un raté à ce mot. En m'en rendant compte je me flagellai intérieurement pour me reprendre, ne laissant rien paraître de l'extérieur. Je devenais sérieusement atteint. ça devenait n'importe quoi là. Je m'admonestai puis retournai à mon interlocuteur. Son petit mot adorable et sincère m'avait touché. Oui, j'avais fais une bonne action pour sortir quelqu'un du pétrin et on m'avait chaleureusement remercié. C'était agréable de temps en temps. Cette sensation de chaleur. Je souris, d'un sourire que je ne servais que rarement aux gens. Les seules personnes à qui je devais présenter un visage comme ça régulièrement étaient mon frère, les animaux et les enfants. Edward ne se situait dans aucune de ces catégories, mais j'avais envie de lui sourire comme ça. C'était un sourire tendre et affectueux, réconfortant. Qui exprimait aussi en quelque sorte ma gratitude pour son remerciement. Je devenais une sorte de Bisounours dégoulinant, ça commençait à devenir bizarre. Je lui serrai la main en un geste affectueux pour montrer que j'acceptai sa gratitude.

- Allons allons ya pas de quoi. La première fois c'est gratuit. Puis je n'avais pas plus peur que ça vous savez. J'en ai vu d'autres qu'une bombe à retardement armée.

J'étais repassé au vouvoiement naturellement. ça me paraissait plus adapté maintenant, j'y étais plus à l'aise. Bizarre pour moi, qui ne montrais aucun respect trop poussé pour les gens en général. Je lâchai sa main et me relevai doucement en grognant sous le très maigre effort. Je préférais éviter de lui tenir la main trop longtemps, la sensation était trop étrange pour moi. Je m'étirai de tout mon long, mains croisées au dessus de ma tête, bras tendus, en soupirant de contentement. C'était bon de trainer dehors. Je laissai mes bras retomber lourdement, un petit sourire satisfait sur les lèvres. Je détachai ma veste en cuir que j'avais noué autour de ma taille puis l'enfilai de nouveau, la laissant ouverte. Je me tournai vers Edward, de nouveau égal à moi-même.

- Bon... Cette pause était la bienvenue mais je vais repartir. Quelqu'un est sensé rester dans la bibliothèque, ça serait embêtant si on était tous les deux chopés à trainer dehors au lieu de travailler. Vu que vous n'êtes pas venu ce matin vous pouvez sécher toute la journée dehors, ça ne changera rien. Je peux me débrouiller seul, je faisais ça quand vous n'étiez pas là. Mais promettez moi que vous serez là la prochaine fois. Vous risquez d'avoir des problèmes sinon.

Je commençai à me détourner de lui et reparti de là où j'étais arrivé d'un pas détendu et léger. Maintenant que cette entre Edward et moi était réglée je me sentais plus à l'aise. ça faisait du bien. Je me retournai une dernière fois.

- James. C'était sympa de discuter comme ça. A la prochaine.

Je levai une main en guise de salut, un petit sourire aux lèvres. Puis je repris ma route, les mains dans les poches. Je m'enfonçai doucement dans les bois et traçai de mémoire le chemin jusqu'au pensionnat. On se sentait toujours mieux quand nos problèmes se résolvaient. J'allais d'ailleurs bientôt devoir affronter un de mes problèmes récurants. Yuki.


To be continued ...


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MessageSujet: Re: Règlement de compte... [PV Edward][Terminé]   Jeu 2 Mai - 12:02


Règlement de compte...


Il ne me refusa pas, sa main resserra son étreinte contre mes doigts et je baissais le regard. J'étais un fétichiste des mains, c'était étrange certes, mais j'aimais sentir ce doux contact contre ma peau. Cette partie du corps avait quelque chose de réconfortant, de rassurant, de protecteur qui toutefois, pouvait engendré la violence et la haine. On pouvait témoigner de l'amour avec celles-ci, tout comme on pouvait pousser les autres à nous haïr. J'en étais passionné. Les paumes de Floyd étaient grande et ferme, les veines sur son poignée étaient quasi invisible et sa musculature me faisais frémir rien qu'à la regarder. j'avais envie de ronger délicatement les os de sa tendre chair.

- Allons allons ya pas de quoi. La première fois c'est gratuit. Puis je n'avais pas plus peur que ça vous savez. J'en ai vu d'autres qu'une bombe à retardement armée.

Il retira sa main et je ne fis rien pour le retenir, je ne ressentais plus cet intense besoin de le toucher, je me sentais maintenant à l'aise... Un peu trop même. Sauf que ma tête refusait de s'en rendre compte, elle chantonnait que nous allions devenir de bon ami et mon cœur lui, rigolé de ma naïveté, m'interpellant pour me rappeler que les battements que j'avais envers cet homme n'avait rien de platonique. Tel un gros pacha, le bibliothécaire commença à s'étirer en reprenant un comportement de félin endormi.

- Bon... Cette pause était la bienvenue mais je vais repartir. Quelqu'un est sensé rester dans la bibliothèque, ça serait embêtant si on était tous les deux chopés à trainer dehors au lieu de travailler. Vu que vous n'êtes pas venu ce matin vous pouvez sécher toute la journée dehors, ça ne changera rien. Je peux me débrouiller seul, je faisais ça quand vous n'étiez pas là. Mais promettez moi que vous serez là la prochaine fois. Vous risquez d'avoir des problèmes sinon.

Je secouais la tête sans rien lui promettre, je ne pouvais donner ma parole sur quelque chose sans savoir si je serais capable de respecter mon serment. Toutefois, j'étais soulagé de savoir qu'il ne s'attendait pas à que je revienne aujourd'hui, après tout, même s'il m'avais supplié, je serais resté ici. je ne voulais pas partir maintenant. Instinctivement, je mettais ma main dans mon dos, tâtant le sol à la recherche de l'appareil sans pour autant détourner le regard de la silhouette masculine.

- James. C'était sympa de discuter comme ça. A la prochaine.

Il partait. Il m'abandonnait. Il retournait travailler. C'était normal, il n'y avait dans ses gestes aucune chose qui aurait dû me faire penser de la sorte. Alors, pourquoi est-ce que je me sentais soudain si vide ? Je mettais enfin la main sur l'objet de mes désirs, le ramenant doucement contre mon torse en le serrant dans mes bras. Je ne pourrais expliquer la raison des actes qui suivirent cet instant. Tout se passa très vite. L'appareil photo allumer, l'objectif pointé vers l'homme qui avait presque disparu, le léger retentissement de la photo capturée... Et mon visage tourné vers Floyd, le regard rivé sur sa chevelure brune, sans pour autant que je puisse le voir. Je baissais enfin les yeux vers le cadran affichant l'image et je me crispais. Je me mordais la lèvre inférieur violemment, arrachant la peau de celle-ci nerveusement. Ce qui était inscrit dans cette photo resterait à jamais un fantasme mais je sentis les larmes me monter. Ce que j'avais redouté plus que tout au monde avait fini par arriver. Mon pouce commença à caresser l'image du beau bibliothécaire, mon cœur quant à lui eu un pincement. Je restais assis là, sans bouger, incapable de faire le moindre geste, incapable de détourner le regard de ce futur irréel. J'étais le seul à pouvoir changer le futur que je créais et c'est pourquoi, jamais il ne se réaliserait. je ne retournerais pas le voir, je ne lui dirais pas ce que je pense de lui.

mes doigts caressèrent l'herbe et j'attrapais une poignée, arrachant les brindilles furieusement. La terre meuble s'enfonça sous la pression que j'exerçais, je mettais bien plus de force que ce que je voulais. Puis soudain, je me laissais tomber, m'allongeant à même le sol en rejetant la tête en arrière, les bras grand ouvert. Un nuage défilait dans le ciel, l'un de ses frères le suivant de près. Ils se prirent au jeu, commençant à faire la course avant de ne faire plus qu'un. Un enfant aurait pu voir dans ce ciel bleu, des créatures s'amusant ensemble, il aurait pu pointer du doigt les nuages en essayant d'attraper la douce matière, tout en riant aux éclats. Il aurait vu dans ces choses sans forme, un lapin sautillant vers un chien, moi, je ne voyais rien. Je fermais les yeux, cherchant le néant, essayant d'étouffer ce sentiment qui venait broyer ma poitrine... C'était fini, terminé... J'avais perdu, malgré mes nombreux efforts. J'avais fermé quelque chose en moi, j'avais jeté au loin la clé, loin dans les eaux tumultueuse de la mer pour que nul ne me la ramène... Maintenant je voyais clairement cet homme, les pieds dans l'eau, tenant dans ses larges paumes la clé argenté, la ramenant avec un sourire carnassier. De peur, je m'enfuyais, courrai le plus vite possible, mais il était plus fort et sa main agrippé mon poignet. Lorsque je me retournais, je voyais de nouveau son visage entouré de magnifique mèches brune, le regard rayonnant, triomphant. Il me tendait cette même clé que j'aurais voulu détruire.

- Floyd...

Je l'aimais.

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